preparatory:AB 270309
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2020-09-24
Wortprotokoll
Monsieur le conseiller aux Etats Knecht je crois que la réponse du Conseil fédéral est assez complète et explique la manière dont les choses se sont passées. Donc je ne vais pas répéter tout ce qu'elle contient mais vous fournir quelques informations complémentaires.
Tout d'abord, la première campagne "Voici comment nous protéger" a commencé fin février dernier, soit deux jours après le premier cas de Covid-19 confirmé dans notre pays. L'objectif visait, par les canaux les plus efficaces possibles, à sensibiliser très vite la population au sujet des règles d'hygiène et de comportement. Il y a eu plusieurs composantes ensuite dans cette campagne. A partir du mois d'avril, la campagne de solidarité "Tous ensemble" a complété la première campagne.
Ensuite, ces campagnes se basent sur la stratégie de communication de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) pour ce qui concerne les objectifs visés, les messages à diffuser, les groupes cibles à atteindre. Il faut bien voir que les annonces dans les journaux ne sont qu'une partie de ces campagnes. D'autres canaux ont été utilisés, par exemple les réseaux sociaux, des affiches et d'autres médias encore.
L'OFSP suit une stratégie fondée sur l'objectif d'atteindre autant que possible l'ensemble de la population. Il regarde aussi le rapport entre le prix proposé et la prestation fournie de manière à pouvoir maximiser la performance médiatique. Deux facteurs très importants pour ces campagnes sont le délai de publication et le taux de pénétration.
Je comprends que vous abordiez la discussion sous l'angle de l'aide à la presse dans les moments difficiles. C'est clair, je peux bien l'entendre. Mais je dois vous dire qu'au moment où les campagnes ont été lancées, ce n'était évidemment pas sous cet angle que la réflexion a été menée.
Cela dit, la taille d'une maison d'édition n'entre pas en ligne de compte dans la planification d'une campagne. Il y a également des éditeurs régionaux qui ont été ponctuellement pris en considération. Ce sont là des points qu'il fallait rappeler.
Ich möchte noch etwas zur Planung und zur Umsetzung sagen. Man muss schon sehen: Die Planung und Umsetzung einer nationalen Informationskampagne ist äusserst anspruchsvoll und sehr ressourcenintensiv. Deshalb werden diese Arbeiten nicht nur innerhalb der Bundesverwaltung durchgeführt. Wir haben einfach nicht so viele Leute, die nur darauf warten, dass es zu einer solchen Situation kommt, damit sie sich damit beschäftigen können. Wenn es sehr rasch gehen soll, dann müssen wir auch mit ausgelagerten Agenturen arbeiten, was wir übrigens auch zu normalen Zeiten tun. Dann übernehmen die Kommunikationsfachpersonen des Bundes die Federführung der Kampagnen, indem sie die Agenturen begleiten und unterweisen.
Der Bundesrat ist der Ansicht, dass die Kampagne immer noch notwendig ist und auch weitergeführt werden muss, namentlich auch im Hinblick auf die mögliche epidemiologische Entwicklung in unserem Land. Auch sonst geht die Kampagne noch weiter. Wir haben gemerkt, dass im Zusammenhang mit der Informationskampagne eine neue Phase eingetreten ist. Man darf auch nicht vergessen, dass diese Phase, die jetzt ein bisschen weniger intensiv ist, indirekt vielleicht auch zur Konsequenz hat, dass die Disziplin bezüglich des Schutzes mittels Abstand und Handhygiene nachgelassen hat. Am 12. August haben wir deshalb im Hinblick auf die nächsten Schritte beschlossen, einen Zusatzkredit von 12 Millionen Franken für die bereits umgesetzte Kampagne und deren Weiterführung zu sprechen.
Si on regarde l'analyse d'impact, elle montre que la stratégie fonctionne. Les campagnes de la Confédération ont été vues et elles ont été suivies. Nous savons que 9 personnes sur 10 les ont vues, ce qui est quand même beaucoup. Depuis le mois de mars, ces règles d'hygiène et de comportement sont recommandées pour se protéger; elles sont devenues une norme bien développée. Nous pensons donc que la poursuite de ces campagnes est importante et nécessaire.
Cela dit, je crois que, avec votre interpellation, vous avez porté l'accent et la réflexion sur un élément, en termes de répartition, qui n'a peut-être pas été au coeur de la réflexion au début de cette année, mais qui peut naturellement y être intégré pour la suite. Je crois que le fait que ce débat ait lieu aujourd'hui et que nous ayons maintenant le temps de regarder comment les choses évoluent, doit permettre non seulement d'adapter en continu les campagnes et leur contenu, mais aussi d'adapter les canaux de diffusion et de distribution, l'objectif étant de toucher un maximum de personnes avec une bonne diffusion de ces informations.