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preparatory:AB 274861

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2020-12-15

Wortprotokoll

Je crois que, depuis le début de toute cette situation, à la fin du mois de février, nous avons vraiment été toujours très attentifs et nous avons toujours cherché à répondre aux questions et à résoudre les problèmes qui se posent, spécifiquement dans ce cadre pour les personnes en situation de handicap. On essaie bien sûr de faire face à toutes les questions qui ont été posées.

On a fait très attention à réaliser beaucoup d'efforts pour la communication. Vous aurez remarqué que, par exemple, le sous-titrage, l'audiodescription des vidéos, les vidéos en langue des signes et également l'adaptation des textes en langue facile à lire ont été depuis le départ mis en oeuvre. Nous avons également un site Internet où des informations sur le plan de la Confédération sont organisées de manière à être accessibles également aux personnes malvoyantes et aveugles.

Il est clair que nous gérons avec le Conseil fédéral toute la question de la pandémie et des mesures qui sont prises depuis le DFI. En outre, nous avons au DFI le Bureau fédéral de l'égalité pour les personnes handicapées, qui joue dans ce cadre un rôle absolument central, et qui a publié des recommandations relatives à la publication d'informations en langue facile, notamment, et en langue des signes. D'autres informations se trouvent également sur ces pages Internet du Bureau fédéral de l'égalité pour les personnes handicapées. Je saisis cette occasion pour encourager les cantons et les villes à également agir dans ce domaine.

Sur la question que vous avez posée par rapport au port du masque et à l'obligation de porter le masque, nous avons évidemment réfléchi à la meilleure solution, pour éviter que les personnes en situation de handicap ne soient victimes de discrimination. Vous avez demandé, Madame Graf, où en sont ces discussions. La réponse du Conseil fédéral date de trois semaines, donc c'est encore assez récent. Ce que je peux vous dire, c'est que ces discussions se sont poursuivies et qu'un document devrait être publié - il est en préparation - sur le sujet pour voir quelles sont les mesures qui s'imposent en matière de communication, pour prévenir justement toute discrimination, sachant qu'un document publié ne va pas encore changer grand-chose. Il faut ensuite évidemment que les recommandations puissent être appliquées, et pour cela, il faut que tout le monde s'engage et il faut une responsabilité et une solidarité de toutes et tous.

La deuxième question que vous avez posée concerne les masques transparents. On fait tout ce qu'on peut pour en avoir. Le problème que nous avons aujourd'hui, c'est que ces masques transparents n'ont pas une qualité suffisante pour être valablement utilisés comme masques. Cela, c'est le problème que nous avons. Mais nous sommes convaincus que c'est quelque chose qui peut changer assez rapidement. Et nous sommes convaincus que la Confédération pourra bientôt en mettre à disposition des cantons. Les travaux sont en cours à ce sujet, mais au moment où je vous parle, à ma connaissance en tout cas, nous n'avons pas de masques transparents offrant une qualité suffisante.

J'aimerais dire un mot aussi concernant le matériel de protection, qui doit être accessible à toutes et tous. Dans ce cadre-là, j'aimerais parler maintenant d'un sujet qui nous préoccupe: c'est celui des conséquences financières de ces mesures pour les personnes qui vivent dans notre pays. Nous savons que plusieurs cantons ont déjà mis en place des mesures, notamment dans le cadre de l'aide sociale. En outre, l'Office fédéral des assurances sociales a recommandé - [PAGE 1362] je souhaitais également le mentionner dans ce débat - aux caisses de compensation de l'AVS et aux organes d'exécution du régime des prestations complémentaires de prendre en charge le coût des masques. Cela nous paraît quelque chose de nécessaire dans ce cadre, car ce sont évidemment des coûts supplémentaires pour les personnes concernées, qui doivent aussi pouvoir se protéger sans en subir des conséquences financières négatives.

Voilà comment on essaie de répondre à ces questions. Elles sont chez nous présentes depuis le début de la discussion. Nous avons la chance, je le répète, d'avoir dans le département non seulement le domaine de la santé, mais également le domaine des assurances sociales et le domaine de l'égalité pour les personnes handicapées, qui sont très impliqués dans les réponses à apporter, quasiment semaine après semaine, aux problèmes qui se posent dans le cadre de la pandémie du coronavirus.