preparatory:AB 283425
Addor Jean-Luc · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2021-06-08
Wortprotokoll
J'aimerais revenir sur quelques points, car il y a certaines choses qu'au [PAGE 1129] nom de la majorité de la commission, je n'aimerais pas laisser dire comme cela.
Le premier point concerne la question qui a été soulevée de savoir si l'armée était prête ou non. L'armée était prête l'année passée. C'était peut-être l'une des seules institutions qui était prête dans ce pays, qui a répondu "présent" quand le pays a eu besoin d'elle et qui a donné, à un moment où beaucoup perdaient leurs nerfs, un sentiment assez rassurant de calme et d'organisation. Cela n'a rien à voir évidemment avec quelque forme de militarisme que ce soit: c'est simplement l'armée de milice qui est venue en appui au service du pays.
Pourquoi est-ce que notre armée était prête? Eh bien, simplement parce que des gens avaient pensé qu'il était nécessaire de se préparer et de s'équiper en vue de toute la gamme des engagements qu'une armée doit être en mesure d'accomplir, y compris ceux que personne ne pouvait prévoir, en particulier dans le cadre de l'élaboration de tous les rapports que l'on a pu faire sur les différents types de menace.
Par ailleurs, j'ai entendu dire que l'industrie de l'armement tue. J'aimerais juste rappeler que ce qui tue, ce ne sont pas les armes, mais les hommes, parfois avec des armes, c'est vrai. Mais les acquisitions d'armement, celles en particulier dont nous parlons aujourd'hui, n'ont pas spécifiquement pour objectif de tuer: elles ont surtout pour objectif de garantir les capacités de notre armée à nous protéger et à garantir la sécurité du pays et de notre population.
Avec le programme d'armement 2021, notre armée, le Conseil fédéral et la majorité de la commission, ne regardent pas vers le passé, ne veulent pas d'une armée d'hier. Nous tournons nos regards vers demain, mais en considérant ce qui se passe aujourd'hui dans le monde. Cette appréciation fait que ce qui est proposé correspond aux moyens nécessaires à notre armée pour accomplir ses missions, avec les moyens qu'au demeurant notre Parlement lui accorde avec beaucoup de parcimonie.
Pour terminer, j'aimerais dire que soit on veut une armée - ou conserver une armée -, soit on ne veut pas d'armée. Certains ici n'en veulent pas, on le sait, ce n'est pas un secret d'Etat. La majorité de la commission est composée de personnes qui considèrent que notre pays a besoin de continuer à disposer d'une armée. Nous pensons qu'il est nécessaire de conserver une armée moderne avec un équipement et des infrastructures adaptées à ses missions et à ses effectifs.
Ce n'est pas Noël aujourd'hui! On ne parle pas de jouets. Les militaires ne sont pas juste des enfants. Monsieur Fridez, vous êtes sans doute d'accord avec moi. Non, les militaires ne sont pas des enfants qui attendent les cadeaux du père Noël. Ce sont simplement des hommes et des femmes dont la mission est de garantir notre sécurité en envisageant tous les scénarios, même les scénarios que ceux qui dans cette salle se prennent parfois pour Madame Soleil ne veulent pas envisager.
Voilà pourquoi la majorité de la commission vous propose d'entrer en matière sur l'arrêté fédéral sur le programme d'armement 2021.