preparatory:AB 28618
Cavalli Franco · Nationalrat · Tessin · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-12-09
Wortprotokoll
Au fond, nous comprenons très bien que M. Zisyadis propose de ne pas entrer en matière et nous aurions même envie de le suivre.
Après de très longs débats, la montagne a en fait accouché d'une souris, ou mieux d'un serpent venimeux qui veut surtout nous endormir afin de nous empêcher de voir qu'on est en train d'ouvrir la porte à une privatisation toujours plus marquée du système de santé. Et cela même si l'expérience internationale et les études scientifiques montrent toutes, même si M. Ruey ne l'a pas encore vu, que plus on privatise un système de santé, plus il devient cher et moins performant. Mais c'est justement pour rappeler quelques questions de fond que nous voulons entrer en matière, même si en commission nous avons rejeté ce projet de révision partielle et si nous allons très probablement en faire de même dans cette enceinte.
Avant que M. Gross Jost vous présente notre modèle alternatif d'organisation des soins ambulatoires - modèle qui résoudrait aussi le problème des limites cantonales que notre population refuse toujours plus massivement -, permettez-moi quelques considérations de fond.
1. Si la majorité bourgeoise a laissé tomber en commission la levée de l'obligation de contracter, cela est dû uniquement à la peur du référendum et donc à la volonté de sauver au moins et à tout prix l'élargissement des subventions de l'Etat aux cliniques privées: un cadeau de 500 millions de francs payé par les cantons.
2. Même si tout le monde sait qu'il faudrait en finir avec les responsabilités diffuses et donc presque nulles et qu'on devrait au contraire concentrer la responsabilité sur un agent principal qui puisse adapter constamment le système à l'évolution technologique très rapide, toutes nos propositions en la matière ont été rejetées. On continuera donc d'avoir la gabegie de 26 planifications cantonales contradictoires, d'avoir 10 à 15 pour cent de prestations inutiles, ce qui fait 4 à 6 milliards de francs chaque année, d'avoir par exemple à Lugano proportionnellement plus d'instruments de résonance magnétique qu'à Beverly Hills, etc. Je pourrais remplir une petite demi-heure en vous présentant une très longue liste de ces méfaits.
3. Aber die Verschlechterung der Vorlage gegenüber dem Beschluss des Ständerates - und es ist eine deutliche Verschlechterung - rührt nicht nur von den fehlenden Massnahmen für eine effektive Kontrolle der Mengenausweitung her, sondern sie rührt vor allem daher, dass das Sozialziel unterdessen zur reinen Makulatur geworden ist; dies in einem System, das schon verdammt asozial finanziert wird und in dem schon jetzt Franchisen und Selbstbehalte mehr ausmachen als die gesamten Prämienverbilligungen von Bund und Kantonen. Denken Sie nur an einige Tatsachen:
1. Wir sind nicht vor allem mit einem Kostenproblem konfrontiert, Herr Ruey. Die Prämien sind in den letzten zehn Jahren doppelt so stark gestiegen wie die Kosten - doppelt so stark! Wir sind also zuerst einmal mit einem Prämienproblem konfrontiert.
2. Um das jetzige, völlig asoziale Kopfprämiensystem einigermassen erträglich zu gestalten, müssten wir irgendwie zwischen 1 und 2 Milliarden Franken auf den Tisch legen.
3. Der Ständerat bot 300 Millionen, mit dem Ziel, niemand sollte mehr als 8 Prozent des Einkommens für die Prämien bezahlen müssen. Aber das Bandbreitenmodell, das jetzt vom Bundesrat und von der Kommissionsmehrheit kommt, beschränkt das Ganze auf 100 Millionen pro Jahr - eine Lächerlichkeit.
Zudem: Mit der Erhöhung der obligatorischen Franchise von 230 auf 400 Franken werden gleichzeitig den Leuten, den Versicherten, jedes Jahr zwischen 500 und 700 Millionen Franken aus der Tasche gezogen. Auf der einen Seite geben wir lächerliche 100 Millionen, auf der anderen Seite ziehen wir ihnen 500 bis 700 Millionen pro Jahr aus der Tasche. Wer hier noch von Sozialziel spricht, der muss ein zynischer Humorist sein, so wie man ein zynischer Humorist sein muss, um in dieser Vorlage auch nur den Ansatz von einem Gegenvorschlag zu unserer Gesundheits-Initiative zu sehen.