preparatory:AB 317224
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2023-03-15
Wortprotokoll
Il est intéressant que vous soyez confrontés ce matin à deux initiatives populaires sur le thème de l'AVS. Cela montre bien que le rejet de la réforme Prévoyance 2020, en 2017, a suscité des réactions à différents endroits et a fait naître la volonté de faire bouger les choses, volonté qui a abouti à des initiatives populaires. Ce n'est donc pas tellement une surprise qu'après tout ce processus - récolte des signatures, etc. -, on arrive en 2020/21 au dépôt de ces initiatives, trois ou quatre ans après le rejet de 2017. C'est en fait assez conforme à ce que l'on connaît d'habitude dans le pays dans une telle situation.
Vous êtes maintenant confrontés à ces deux textes. Ce deuxième texte, comme cela a été rappelé au cours du débat, vise à lier l'âge de la retraite, en tout cas à long terme, à l'espérance de vie. Cela conduirait, dès la quatrième année après son acceptation, à une augmentation de l'âge de la retraite de toute la population de deux mois par année jusqu'à l'âge de 66 ans, et ensuite à un automatisme.
On sait déjà maintenant - la votation de 2022 ayant été un succès, et la mise en oeuvre de la réforme AVS 21 étant en cours - que l'on aurait, quatre ans après l'acceptation de l'initiative populaire, soit potentiellement en 2028, à ce moment-là un âge de la retraite égalisé entre les hommes et les femmes à 65 ans. On aurait alors, pour les hommes et pour les femmes, une augmentation de l'âge de la retraite par tranche de deux mois jusqu'à l'âge de 66 ans et[NB]ensuite[NB]selon[NB]un[NB]automatisme en fonction de l'espérance de vie.
Le Conseil fédéral propose de recommander le rejet de cette initiative, comme il l'a fait pour celle dont on a parlé tout à l'heure (22.043). Si les initiatives populaires sont toujours bienvenues, elles sont une aide et un soutien lorsqu'elles concernent un domaine dans lequel il ne se[NB]passe[NB]rien[NB]ou[NB]pas[NB]grand-chose. Ici, c'est le contraire qui est vrai.
Ich möchte etwas zu Herrn Wicki sagen: Sie haben gesagt, der Bundesrat wolle nichts tun. In Wahrheit ist das Gegenteil der Fall. In den letzten dreissig Jahren waren selten so viele Vorlagen abstimmungsreif. Seit 2017 sind wir im Zweijahrestakt mit Vorlagen an die Bevölkerung gelangt, die die Altersvorsorge direkt betreffen. Die Abstimmung von 2017 wurde lange vorbereitet; die Vorlage wurde abgelehnt. Danach erarbeitete das Parlament eine Steuervorlage für die Finanzierung der AHV, über die 2019 abgestimmt wurde. Die nächste Abstimmung folgte 2022. Dazwischen lagen nicht zwei, sondern drei Jahre. Man muss aber auch sehen, dass es in der Zwischenzeit zu einer Pandemie kam. 2022 war die Vorlage abstimmungsreif. Sie betraf die erste Säule. Es war ein Erfolg, das erste Mal seit 27 Jahren. Die nächste Abstimmung ist hoffentlich im Programm für das nächste Jahr, 2024, vorgesehen. Sie betrifft die zweite Säule. Danach wird schon die nächste Reform kommen, denn das Parlament hat diese beschlossen, und der Bundesrat führt den Auftrag aus. Wie Herr Kuprecht gesagt hat, sind wir an der Arbeit. Ziel ist es, Ende 2026 eine Vorlage für die nächste Reform der AHV ins Parlament zu bringen.
Das heisst, dass ständig etwas passiert. Es passiert sogar viel. In diesem Kontext ist es nur logisch, dass der Bundesrat sagt: Da alles schon aufgegleist ist, brauchen wir nicht noch zusätzlich diese Volksinitiativen, um das Thema zu behandeln.
Es passiert viel, dies jedoch in einem nicht einfachen Kontext. Wieso ist der Kontext nicht so einfach? Im Moment sind wir zum ersten Mal seit 27 Jahren in einer sehr besonderen Phase zwischen der Annahme einer Volksabstimmung und deren Umsetzung. Die Umsetzung ist noch nicht erfolgt. Sie beginnt, und sie wird einige Jahre dauern. In dieser Situation eine Abstimmung betreffend das BVG bzw. die zweite Säule durchzuführen, ist kein Spaziergang.[NB]Es[NB]ist[NB]nie[NB]ein[NB]Spaziergang,[NB]in[NB]diesem Fall aber noch weniger.
Die für das Jahr 2026 vorgesehene Reform ist eine nächste Herausforderung, die auf uns zukommt. Übrigens muss ich hier auch noch sagen, dass die Reform von 2026 auch ziemlich stark davon abhängen wird, ob die BVG-Reform hier gelingt. Die laufende Woche ist sehr wichtig. Wir müssen zeigen, dass wir eine Reform der zweiten Säule durchbringen. Sonst ist das schon ein Signal, dass wir nicht in der Lage sind, etwas zu liefern. Wir müssen diese Woche zeigen: Wir können etwas liefern! Und dann gibt es - das ist selbstverständlich schwierig - eine Debatte. Dann findet aber eine Debatte statt, bei der die gesamte Bevölkerung integriert werden kann, und das ist sehr wichtig, um eine Entwicklung der Meinungen im Land zu ermöglichen. Man kann keine Fortschritte machen, wenn nie eine Debatte in der Bevölkerung stattfindet. Es ist jetzt auch an der Zeit, dass man in der gesamten Bevölkerung eine Debatte über die zweite Säule führt. Man darf nicht vergessen: Wenn das nicht gelingt, dann wird man keine Fortschritte machen können, und dann wird es auch für die nächste Reform der Altersvorsorge[NB]schwieriger,[NB]sowohl in der ersten Säule als auch in der zweiten Säule.
Das heisst, wenn ich das so sagen kann: Sie haben es in der Hand, diese Fortschritte zu ermöglichen! Es muss aber ordentlich organisiert werden. Und es ist auch ordentlich organisiert: mit den Arbeiten der Kommissionen und der Räte, die schon mehrere Jahre andauern, weil vieles immer wieder kommt; mit einem klaren Programm, das bis 2026 geht; mit einer Reform der zweiten Säule, die dazwischenliegt und die notwendig ist, es gibt kein anderes Wort dafür; und dann mit der nächsten Reform der ersten Säule.
Voilà ce que je voulais vous dire sur cette évolution du projet. Cela explique pourquoi le Conseil fédéral a proposé, pour ne pas troubler ce message et ne pas compliquer davantage les choses - il n'y a pas besoin de ces textes pour progresser -, de proposer le rejet, et ce sans y opposer de contre-projet, de ces deux initiatives, cela vaut aussi pour celle-là.
Cela vaut aussi, parce qu'en réalité, il n'est pas si évident de préparer la prochaine réforme, que l'on prépare pour 2026. On arrivera au bon moment en 2026: le financement de l'AVS sera dans une situation stable, mais avec des prévisions qui montreront qu'il sera nécessaire d'agir.
Nous avons aujourd'hui une situation de stabilité, vraisemblablement amenée à durer jusqu'à 2032 environ, soit pendant neuf ans encore. En 2026, vous aurez le projet, ce qui veut dire que la discussion aura lieu en 2027. Comme 2027/28 sera une année électorale, les votations ne pourront pas forcément être organisées de la même manière, en fonction du calendrier, vous connaissez cela. On arrive donc vite en 2028/29. Cela veut dire que l'on aura une votation populaire à un moment où l'on pourra montrer, comme c'était le cas en 2022, que la situation est bonne, mais qu'il faut faire un pas. C'est cela que l'on doit prévoir aussi, dans toute l'organisation du débat.
En ce sens, avec la logique de la commission qui est celle avec laquelle travaille aussi le Conseil fédéral, j'aimerais vous inviter avec cette argumentation, à suivre les propositions de votre commission, c'est-à-dire à recommander au peuple et aux cantons le rejet de cette initiative, sans y opposer de contre-projet.