preparatory:AB 338052
Baume-Schneider Elisabeth · Bundesrat · Jura · 2024-04-17
Wortprotokoll
J'aimerais rappeler quelques éléments. En Suisse, la législation impose l'anesthésie des porcelets avant leur castration. Elle prend en considération le bien-être animal et permet de garantir la qualité de la viande en évitant que cette dernière ne dégage une mauvaise odeur, qui est par ailleurs liée à la maturité sexuelle des verrats. La castration s'effectue avec de l'isoflurane, comme cela a été dit, un gaz anesthésique. Les détenteurs d'animaux peuvent ainsi castrer eux-mêmes leurs porcelets sous anesthésie jusqu'à l'âge de 2 semaines, et ce, s'ils ont obtenu une attestation de compétence de l'Office fédéral de l'agriculture et de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).
Depuis 2019, l'OSAV a mis en place, d'entente avec les vétérinaires cantonaux et avec les milieux intéressés, des mesures visant à optimiser les méthodes d'anesthésie à l'isoflurane, celles-ci n'étant pas satisfaisantes. Effectivement - l'auteure de la motion l'a relevé -, des anesthésies sont parfois insuffisantes pour les animaux, ou on peut observer des maux de tête chez les intervenants. Il s'agit donc d'ajouter encore à toutes les informations actuelles des campagnes de sensibilisation, de donner des aide-mémoires pour les exploitants de porcheries, de les mettre à leur disposition, de maintenir régulièrement les appareils de narcose en bon état, en plus de la visite régulière du vétérinaire de troupeau. Avec ces mesures, l'OSAV estime avoir épuisé toutes les possibilités d'amélioration de l'anesthésie par isoflurane, en donnant les indications qui doivent rendre vigilants les responsables.
Les autres méthodes d'anesthésie ne sont malheureusement que partiellement adaptées. Ainsi, celle par injection doit être pratiquée par un vétérinaire. Le temps de réveil est plus long et les pertes de porcelets plus élevées. C'est chaque fois un vétérinaire et non les propriétaires qui peuvent procéder à l'anesthésie. L'anesthésie locale est également douloureuse pour les porcelets et ne répond pas aux critères de protection des animaux.
En fait, l'auteure de la motion l'a relevé, la seule alternative valable est la vaccination, qui correspond à une immunocastration et qui est autorisée dans plus de 60 pays, y compris dans l'Union européenne et dans notre pays aussi.
On parle concrètement du vaccin Improvac. Bien que cette méthode soit inoffensive pour la clientèle, elle n'est toutefois actuellement guère ou pas acceptée en Suisse par le commerce, par crainte des réactions négatives de consommatrices ou de consommateurs, qui considèrent qu'une vaccination n'est pas propre à garantir la qualité de la viande de porc.
Le Conseil fédéral estime en fait avoir épuisé toutes les possibilités d'amélioration, comme je l'ai dit, de l'anesthésie à l'isoflurane. Il est également clair qu'un vaccin efficace et sûr est aujourd'hui disponible sur le marché - l'Improvac. C'est une méthode alternative sans danger pour les consommatrices et les consommateurs, et respectueuse du bien-être animal et de l'environnement. De plus, cette solution - comme cela a été mentionné - est rentable.
Dès lors, vu ces différentes explications, un rapport n'apporterait pas de connaissances supplémentaires et le Conseil fédéral propose donc de rejeter le postulat.