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AB 349393

Baume-Schneider Elisabeth · Bundesrat · Jura · 2024-12-11

Wortprotokoll

Ce sera difficile de vous convaincre, je pense. Je vais commencer par dire que le Conseil fédéral est tout à fait conscient de l'importance capitale des offres d'aide et de conseils facilement accessibles. On le sait, on peut l'observer, en situation de crise personnelle aiguë, elles peuvent être non seulement une réponse adaptée pour soulager, mais elles peuvent être salvatrices. Dans l'exemple qui a été donné, il est vrai que si l'on dit à un jeune qui a des tendances suicidaires, ou à un moins jeune, qu'il faut encore attendre quelques semaines pour recevoir de l'aide, ce n'est pas d'une efficacité redoutable. Mais je ne crois pas qu'on est en train de parler de cela. On discute ici de la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons. Parce que personne ne conteste, et le rapport publié le 4 septembre 2024 le montre, que la détresse psychologique de la population dans notre pays a augmenté, de même que la demande en offre d'aide ou de conseils. Les institutions sont fortement sollicitées, et on le voit au niveau des systèmes ou des services de santé qui, eux aussi, sont surchargés.

La mise à disposition et le financement des offres d'aide et de conseils facilement accessibles est de première importance, mais, aux yeux du Conseil fédéral, cela incombe en premier lieu aux cantons, et leur financement doit être organisé également, en premier lieu, par les cantons ou les communes. On sait que des fondations ou des paroisses participent aussi au système, mais j'ai bien pris note du fait que la recherche [PAGE 1204] d'argent demande beaucoup d'énergie, alors que l'énergie devrait pouvoir être investie dans l'offre à mettre à disposition.

J'aimerais encore indiquer, comme cela a été relevé, que le soutien de la Confédération a été possible de manière différenciée et plus importante durant la pandémie. C'était une exception et, cela a aussi été mentionné, nous nous sommes appuyés sur la loi sur les épidémies pour apporter un soutien financier à plusieurs offres d'aide particulières. Actuellement - j'ai bien entendu que cela peut prêter à sourire -, il n'y a pas de base légale qui permet à la Confédération de soutenir les organisations qui, comme La Main tendue, proposent une offre de conseils large et accessible à l'ensemble de la population.

Vous l'avez mentionné, le Conseil national est entré en matière - certes, avec une petite majorité. Votre commission, elle, est beaucoup plus claire sur la proposition d'acceptation.

Je souhaiterais encore indiquer - parce que, vous l'avez compris, le Conseil fédéral vous propose de refuser la motion - que si elle est acceptée, cette motion vertueuse et noble dans ses finalités ne sera pas facile à mettre en oeuvre, puisqu'il faut systématiquement penser, quand on veut une prestation supplémentaire, à la compenser à l'interne, c'est-à-dire au sein du système de santé ou des offices. Parce que dans un environnement où on parle beaucoup de mesures d'économie et d'austérité financière, comme maintenant, on doit aussi accepter que si on veut de nouvelles prestations et de nouvelles priorités qui sont, comme je l'ai dit, importantes, cela ne se fasse pas au détriment d'autres éléments.

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