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preparatory:AB 354650

Baume-Schneider Elisabeth · Bundesrat · Jura · 2025-03-18

Wortprotokoll

La décision de quelques pays de restreindre, voire d'interdire, aux moins de 16 ans l'accès à des plateformes de réseaux sociaux a déclenché de vifs et intenses débats dans notre pays aussi. Ces débats et les questions soulevées concernent la santé mentale des jeunes; ils sont d'une actualité véritablement évidente. Ces débats suscitent de vives inquiétudes, mais laissent aussi certains parents désemparés. Bref, c'est une question de société qui nécessite désormais une attention de nature politique.

Nous le savons toutes et tous, cela a été dit, que les réseaux sociaux ont fondamentalement changé notre relation au monde et le monde même au cours des 20 dernières années. Nous avons toutes et tous fait l'expérience que ces réseaux peuvent devenir ou deviennent des vecteurs de [PAGE 284] discours de haine, de harcèlement ou d'exclusion; les enfants ou les jeunes sont particulièrement exposés à ces phénomènes parce qu'ils sont vulnérables.

Ces dernières années, cela a également été mentionné, de nombreuses études ont été publiées au sujet des réseaux sociaux, au sujet de leur utilisation par les jeunes et au sujet des effets possibles qu'ils peuvent avoir ou qu'ils ont sur le développement de leur bien-être, que ce soit le bien-être physique ou psychique. Les résultats de ces études sont parfois contradictoires, et il n'y a pas de consensus parmi les experts, d'où la nécessité de mener des investigations pour avoir un rapport sur ce sujet.

Attentif aux enjeux soulevés par les deux postulats, le Conseil fédéral est convaincu qu'il est nécessaire d'analyser la question de l'utilisation des réseaux sociaux, de voir les effets sur les jeunes et d'examiner s'il convient d'agir et comment il conviendra d'agir et dans quels domaines. Par contre, je me dois de préciser d'ores et déjà que, par rapport à la répartition des compétences, le Conseil fédéral ne pourra pas se positionner sur la question également très sensible du postulat Graf Maya d'une interdiction du téléphone portable dans les écoles, parce que cette question, qui est aussi débattue et sensible, relève de la compétence des cantons ou des directions d'école - l'ancienne conseillère d'Etat en charge de l'éducation en sait quelque chose, comme d'autres personnes dans la salle. Toutefois, rien n'empêche d'avoir un débat sur le rôle d'une interdiction ou non dans le domaine scolaire, étant donné que, il y a déjà quelques années, on était convaincu de la pertinence de se poser la question non seulement du rôle du téléphone portable, mais aussi de l'utilisation des ordinateurs comme outils pédagogiques et comme vecteurs pédagogiques, et pas seulement comme une fin en soi. L'important, c'est l'utilisation, l'apprentissage, la maîtrise des médias sociaux ou des réseaux sociaux, d'autant que l'interdiction seule rend la chose parfois encore plus intéressante du fait de l'intérêt à la transgresser. L'école a une dimension pédagogique en accompagnant les apprentissages pour mettre les réseaux sociaux, le téléphone, les tablettes et autres à l'endroit où ils doivent être.

Bref, le Conseil fédéral considère que l'impact sur la santé mentale est important, il doit être pris en considération et vous invite, comme cela a été dit, à accepter les deux postulats.