preparatory:AB 357028
Pahud Yvan · Nationalrat · Waadt · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2025-06-04
Wortprotokoll
Je vous invite à soutenir la motion 24.3701 afin de renforcer la surveillance de nos points de passage aux frontières. Cette motion ne vise pas un retour aux contrôles systématiques aux frontières, mais bien une présence renforcée, notamment la nuit, des patrouilles de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF). Depuis plusieurs années, dans les cantons frontaliers, les patrouilles de l'OFDF ne sont plus présentes que quelques nuits par mois. Le plus souvent, la nuit, il n'y a donc plus aucune patrouille en service dans ces régions. Probablement pour faire des économies, la Romandie est particulièrement touchée par ces suppressions.
La sécurité de notre population est en jeu. En effet, cette absence de présence nocturne a des conséquences concrètes[NB]: augmentation des cambriolages, criminalité transfrontalière en hausse et, surtout, multiplication des attaques contre les bancomats. Ces faits ne sont pas des exceptions et les régions transfrontalières subissent de plein fouet cette insécurité accrue. Force est de constater que les polices cantonales sont dépassées. En effet, sans la présence nocturne des gardes-frontière, les polices cantonales sont démunies et ne disposent ni des effectifs ni des moyens nécessaires pour compenser ce vide. La coordination entre les forces est essentielle, surtout dans les zones aussi sensibles.
La Confédération a investi dans près de 400 caméras installées aux points de passage principaux de la frontière. Ces outils détectent les passages suspects, les véhicules volés, les auteurs de cambriolages et les personnes recherchées. Mais à quoi bon ces alertes si aucune patrouille n'est disponible pour intervenir ? Force est de constater que le contexte international renforce la nécessité d'agir. De nombreux pays, comme l'Allemagne, ont récemment décidé de réintroduire les contrôles à leurs frontières, ce qui a des répercussions directes pour la Suisse. Ce climat montre que la sécurité aux frontières n'est pas un luxe, mais un outil et une nécessité. Cette motion ne vient pas de théoriciens. Elle est le fruit des retours directs du terrain, de nos gardes-frontière, douaniers et gendarmes ; ceux qui, chaque jour, veillent à notre sécurité.
Merci de votre soutien et merci de contribuer à la sécurité de la population et des régions transfrontalières.