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preparatory:AB 357309

Addor Jean-Luc · Nationalrat · Wallis · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2025-06-05

Wortprotokoll

Toujours au nom du groupe UDC, je ne vais pas m'étendre sur les idées qui transparaissent au travers des différentes minorités, qui demandent soit de ne pas entrer en matière, soit de renvoyer le projet au Conseil fédéral, parce que, finalement, entendre des gens, qui dans le programme de leur parti défendent toujours l'abolition de l'armée, nous donner des leçons en matière militaire est quand même un peu particulier, tout comme les entendre tirer des leçons de la guerre en Ukraine contraires à ce que l'on peut observer tous les jours sur le terrain. Le groupe UDC va donc évidemment entrer en matière sur ce projet. L'UDC salue évidemment que, par ce projet, on essaye, pour nous trop timidement encore, de renforcer les capacités de notre armée dans le domaine qui est celui qui justifie son existence même, c'est-à-dire celui de la défense. Nous saluons en particulier qu'enfin on mette un peu plus de moyens pour moderniser nos forces terrestres. [PAGE 853]

Je dirai deux mots sur les drones : je salue, au nom de mon groupe, la décision d'acquérir des mini-drones. Nous pensons quand même que cette politique est beaucoup trop timide quand on voit l'importance des drones sur les théâtres militaires actuels. Il y a donc des priorités qu'il faudra fixer autrement pour éviter des retards préjudiciables à l'efficacité de notre armée.

Dans le domaine de l'acquisition d'un nouveau système d'artillerie, juste un petit mot : je relève quand même qu'on va acquérir un système allemand, alors que ce pays boycotte notre industrie de la défense. On se réjouit de voir aussi ce que cela donnera dans les affaires compensatoires et nous comptons sur le Conseil fédéral pour faire passer le message, parce que cela est quand même un acte de bonne volonté de la part de la Suisse aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, ce qui est proposé par le Conseil fédéral, comme un peu trop souvent, est vraiment le strict minimum, d'où la minorité I (Walliser), qui demande qu'on n'acquière pas seulement le strict minimum, mais qu'on acquière aussi un nombre suffisant de systèmes pour garantir la disponibilité opérationnelle, d'une part, dans le domaine de l'instruction - dans les écoles de recrues - et, d'autre part, en tenant compte des problèmes que connaissent immanquablement ce genre de systèmes dans leur disponibilité. C'est la raison pour laquelle il faut impérativement disposer d'une réserve.

Quant à la remise en état des chars Leopard, on sait qu'ils sont âgés - c'est le moins qu'on puisse dire - et ce qui est proposé comme moyen par le Conseil fédéral nous semble insuffisant pour garantir l'équipement des troupes. On se dirige au passage de 3 brigades mécanisées à 2 divisions lourdes. Pour cela, il nous semble qu'il faut remettre en état la totalité des systèmes dont nous disposons encore, ceux[NB]qui[NB]sont encore en service et ceux qui croupissent dans des hangars, d'où la minorité I (Gartmann), qui va dans ce sens.

Quant au fameux milliard de francs maintenant, c'est absurde et cela n'a presque aucun sens d'acquérir des systèmes de défense sol-air à moyenne et courte portée ou à longue portée, ou des systèmes d'artillerie, sans acquérir la munition qui permettrait de les engager d'une manière efficace et réaliste. Le groupe UDC soutient évidemment cette proposition de la majorité de la commission d'ajouter 1 milliard de francs, qui n'est pas juste née de l'euphorie des débats d'une commission, mais qui est le fruit d'une réflexion sur une véritable nécessité et qui est aussi liée - la rapporteuse de la commission l'a dit précédemment - au fait que, si nous ne faisons pas cela maintenant, ces munitions coûteront plus cher et ne seront jamais livrées à temps.

Concernant la question des avions F-5 Tiger, il nous semble contraire au simple bon sens de les mettre hors service avant que l'on ait réellement pu mettre en service les F-35.

Je vais encore dire quelques mots sur les fameux officiers des troupes de chars. Actuellement, le système politique suisse est complètement bloqué ; il est bloqué en raison de scrupules relevant des questions financières. Ces gens-là, ce ne sont pas juste des "allumés", si j'ose dire[NB]; ce sont des patriotes qui regardent en face le fait que, pendant trop longtemps, on a encaissé les dividendes de la paix, comme on dit. En effet, pendant 30 ans, on n'a pas assez investi dans notre armée, dans notre sécurité. Que demandent-ils[NB]? Une chose toute simple[NB]: c'est qu'on répare cette erreur grossière pour la sécurité du pays. Alors, on voit bien qu'on est assez loin de leurs exigences, et c'est juste un défi qui nous[NB]rappelle[NB]à[NB]nos responsabilités à l'égard du pays tout entier et de ses citoyens dont nous avons le devoir d'assurer la sécurité.