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preparatory:AB 36131

Calmy-Rey Micheline · Bundesrat · Genf · 2003-09-16

Wortprotokoll

Monsieur Schlüer, je souhaite que vous voyagiez un petit peu plus et je vous invite vraiment à faire partie des prochains voyages pour visiter les réalisations liées aux programmes de la DDC. Je suis sûre qu'après, vous tiendrez un autre discours. Je vous y invite et je serais même disposée à payer votre voyage de ma poche pour vous convaincre.

La Suisse a besoin d'institutions multilatérales capables de fixer les règles et les normes internationales, de coordonner un grand nombre d'acteurs, de traiter et de maîtriser les problèmes internationaux. Elle a un double rôle d'actionnaire et de partie prenante, et ces deux rôles sont intimement liés. La Suisse ne peut jouer un rôle de premier plan en tant que partie prenante que si elle s'affirme comme un actionnaire important. En tant que membre dans les organisations internationales, elle a le droit de vote, elle participe aux organes de direction et de contrôle, et elle a donc une influence. C'est pour ces raisons que la Suisse est membre des institutions multilatérales et son engagement concret lui permet d'être crédible dans les organes exécutifs de ces institutions et d'y apporter ses contributions, ses points de vue et ses requêtes légitimes.

La Suisse s'assure ainsi une influence qui dépasse largement ses participations au capital et ses autres contributions. Elle doit financer ces institutions de manière proportionnelle et adéquate pour que cela lui permette de participer aux chantiers multilatéraux en cours, et de participer aussi à la définition des mandats des institutions dont elle est membre.

Une mise à l'écart de la Suisse à ce niveau aurait des conséquences néfastes pour notre pays. Outre le fait que ça ne serait pas du tout compris au niveau international, la Suisse ne serait plus en mesure de participer aux dialogues multilatéraux qui gagnent de plus en plus d'importance et elle verrait sa position au sein des organes exécutifs de ces organisations multilatérales remise en question. Cela vaut aussi bien pour les fonds et programmes des Nations Unies que pour les institutions financières internationales comme la Banque mondiale ou comme les banques régionales. C'est inacceptable en matière de politique étrangère et cela constituerait un énorme handicap pour notre politique de développement.

Je vous recommande de rejeter la proposition de minorité Schlüer à l'article 2 lettre e.