preparatory:AB 364004
Bühler Manfred · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2025-09-25
Wortprotokoll
C'est bien sûr un plaisir, en tant que représentant de la minorité francophone du canton de Berne, de pouvoir m'adresser à vous en cette journée du plurilinguisme. Je le ferai avec plaisir dans la langue minoritaire du canton de Berne, mais néanmoins importante, qu'est le français.
L'initiative pour la durabilité vise à reprendre en main ce que le peuple suisse a déjà voulu reprendre en main le 9 février 2014, à savoir les flux migratoires. Il ne s'agit pas de pointer du doigt des personnes. Il ne s'agit pas de dénigrer des groupes entiers de personnes. Il ne s'agit pas de minimiser le travail fantastique de milliers de personnes étrangères dans des professions qualifiées ou non qualifiées. Non, notre reconnaissance sincère va à toutes ces personnes qui travaillent dur, chaque jour, en respectant nos valeurs typiquement suisses d'honnêteté et d'intégrité. Non, il s'agit de reprendre le contrôle sur un phénomène dont l'ampleur et les effets délétères ne peuvent plus être cachés. Même les prestidigitateurs politiques les plus talentueux n'y arrivent plus. Le lapin est sorti du chapeau et tout le monde le voit. La migration de masse qui assiège notre pays depuis plus de 25 ans a fait exploser la population de 2 millions de personnes. Un des symptômes les plus marquants de cette évolution est la situation sur le front de la criminalité et de la violence. Alors, bien sûr, il ne s'agit aucunement de prétendre que les 2 millions de personnes supplémentaires qui vivent en Suisse sont toutes délinquantes ou criminelles. Nous savons tous que ce n'est pas le sujet. Il s'agit néanmoins de voir les faits tels qu'ils sont. Parmi les trop nombreuses personnes qui se sont installées en Suisse grâce au cadre légal actuel se trouvent aussi, il faut le savoir, de mauvais garçons. Dans son ouvrage de référence publié cette année et intitulé "Schattenseiten der Migration: Zahlen, Fakten, Lösungen", le psychiatre bien connu Frank Urbaniok a mis en lumière cette cruelle réalité. Dans un travail scientifique rigoureux de compilation de données complexes, M.[NB]Urbaniok a mis en lumière la surreprésentation, parfois dramatique, de certaines nationalités dans la commission de crimes et délits. Le travail a été fait de manière rigoureuse en comparant ce qui est comparable, en tenant compte de la criminalité rapportée à la proportion de chaque groupe considéré dans la population.
Je n'ai pas le temps d'entrer dans les détails des chiffres[NB]; chacune et chacun peut se documenter en lisant cet ouvrage parfaitement accessible. On peut simplement retenir que pour certains délits ou crimes, certaines nationalités sont plusieurs dizaines ou parfois plusieurs centaines de pour-cent davantage représentées. Ces chiffres sont effrayants et sont soigneusement cachés dans toutes sortes d'explications de sociologues et de criminologues pas vraiment de droite, qui parlent sans cesse de "condition sociale", de "traumatismes" et d'autres facteurs pour expliquer la criminalité. [PAGE 1842]
Non, ces facteurs ne sont pas les principaux facteurs déterminants. Ce qui est déterminant, bien souvent, c'est l'arrière-plan culturel de personnes qui arrivent dans notre pays. Certaines nationalités ne posent aucun problème notable. C'est une évidence. C'est en particulier le cas avec certaines communautés asiatiques. Ce n'est pas le cas avec des communautés de certains pays que je ne vais pas nommer explicitement pour ne pas me faire accuser de tout et de n'importe quoi. Encore une fois, lisez l'ouvrage. Les faits sont clairs.
Reprendre la maîtrise de l'immigration est donc un instrument de sécurité publique évident. En réduisant le nombre de personnes qui pourront s'installer en Suisse, en reprenant la maîtrise de nos frontières, nous pourrons filtrer beaucoup mieux les personnes et éviter que des criminels et des délinquants arrivent ou restent sur notre territoire.
Je cite le texte de l'initiative[NB]: "Si la population résidante permanente de la Suisse dépasse neuf millions et demi de personnes avant l'année 2050, le Conseil fédéral et l'Assemblée fédérale, dans les limites de leurs compétences respectives, prennent des mesures, en particulier en matière d'asile et de regroupement familial". Nous savons que les filières que je viens de citer sont privilégiées par des personnes aux intentions délétères.
L'initiative pour la durabilité, nous le savons, ne résoudra pas tout, certes, mais elle contribuera à faire savoir au monde entier[NB]: non, la Suisse, ce n'est pas "open bar". Non, la Suisse ce n'est pas "venez comme vous êtes". Non, la Suisse, ce n'est pas un libre-service. La Suisse est notre joyau, dont nous avons collectivement la responsabilité. En laissant les portes et les fenêtres ouvertes aux quatre vents et en laissant la population exploser de manière aussi délirante que ces 25 dernières années, nous trahissons les engagements de nos aïeux. La Suisse n'a pas été fondée pour se dissoudre dans un village global sans frontières où chacune et chacun peut aller s'installer en fonction de son intérêt personnel.
En freinant une évolution démographique hors de contrôle, l'initiative pour la durabilité pose un jalon fondamental pour notre sécurité collective et pour le bien-être des générations futures.