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preparatory:AB 43661

Robbiani Meinrado · Nationalrat · Tessin · Christlichdemokratische Fraktion · 2004-06-03

Wortprotokoll

Il y a un assez large consensus autour de l'affirmation que le dialogue et la collaboration entre partenaires sociaux, c'est-à-dire d'un côté les associations d'employeurs et de l'autre les syndicats, ont toujours constitué un point fort de notre système social et de notre économie. Mais si on regarde l'évolution la plus récente, on constate que cet atout risque d'être affaibli: pensons en particulier à l'expansion considérable du secteur tertiaire où les relations entre partenaires sociaux sont particulièrement fragmentaires; à la prolifération des rapports de travail atypiques, par exemple du travail intérimaire, où il y a très peu de réglementation par les partenaires sociaux; ou bien pensons, même là où il y a déjà des formes et des instruments [PAGE 860] de dialogue et de collaboration entre partenaires sociaux, à l'intensification des situations conflictuelles, des situations de tension dues aux pressions accrues du marché, mais aussi aux mutations dans le monde du travail. Le risque de voir s'affaiblir le dialogue entre partenaires sociaux contraste toutefois visiblement avec le besoin de collaboration que manifestent les tendances actuelles.

Face à la haute complexité de la réalité actuelle, il est d'autant plus indispensable de disposer d'institutions capables de faire une synthèse des intérêts en jeu. Face à l'individualisme croissant, il est utile de renforcer les corps intermédiaires entre individu et Etat. Face aux transformations radicales du monde du travail, il est indispensable de disposer d'institutions qui mènent une activité constante de négociations et de recherche de solutions de compromis. Je pense aussi, enfin, au risque d'écart entre économie et société. Il est opportun de disposer d'institutions qui visent à concilier les exigences et les attentes, tant au niveau économique qu'au niveau social.

Aussi, si on regarde les défis les plus concrets qui se posent aujourd'hui, dans notre économie, au monde du travail, on s'aperçoit qu'on a besoin d'une capacité accrue de collaboration: qu'on pense par exemple à l'évolution technologique, qui demande une activité de formation continue qui doit voir les partenaires sociaux s'engager; qu'on pense à l'évolution du marché du travail, avec le problème de la régulation des nouvelles formes atypiques de travail; qu'on pense à la libre circulation des personnes qui appelle les partenaires sociaux à participer directement à la gestion du marché du travail, du moment que l'autorité s'est retirée de cette gestion; ou bien encore qu'on pense à l'exigence de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.

Je suis convaincu que la compétitivité de notre économie et que la stabilité de notre tissu social peuvent être favorablement influencés par la sauvegarde d'un climat de collaboration et de dialogue entre les partenaires sociaux, qui sont tout de même de plus en plus mis en danger. Je souhaite donc que le partenariat social soit perçu dans toute son importance et qu'on puisse le mentionner explicitement dans cet arrêté.

Je vous invite donc à soutenir la proposition de la minorité XIX.