preparatory:AB 45175
Rime Jean-François · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2004-09-29
Wortprotokoll
Les débats l'ont prouvé si c'était encore nécessaire: les différences ne portent pas pour une fois sur l'idéologie gauche/droite, elles ne portent pas non plus, et heureusement, sur des différences entre la Suisse romande et la Suisse alémanique; elles portent naturellement sur le fait que les personnes habitant les grandes villes sont certainement moins sensibles aux efforts des régions touristiques, et naturellement aussi à l'importance du tourisme dans certaines régions. Permettez-moi de revenir sur quelques détails.
Monsieur le président de la Confédération, j'ai un peu de mal à comprendre votre remarque concernant le groupe UDC, parce que le groupe UDC soutient une proposition de 200 millions de francs et il demande d'accepter un postulat que vous soutenez également. Par contre, la divergence porte sur ces trois ans. Mais je crois que, dans les différentes propositions formulées, le problème des trois ans est peut-être le moins important. On a choisi ces trois ans simplement parce qu'on a ce fameux rapport qui devrait venir. Ce rapport devrait peut-être nous permettre au bout de trois ans de passer de 200 à 230 millions de francs. C'est en tout cas comme ça que j'ai ressenti les travaux de la commission. Mais je ne veux pas introduire ici de polémique politicienne.
Je dois aussi constater, cela a déjà été relevé avant moi, que certains groupes ont voulu faire non pas un débat sur les montants à mettre à disposition de Suisse Tourisme, mais un débat de fond sur le tourisme et les secteurs dans lesquels l'accent devrait être mis sur le domaine de la promotion. Je crois que là, on se trompe d'endroit. Dans notre système confédéral, il faut quand même considérer que les régions et les cantons sont compétents pour fixer leurs priorités dans le domaine touristique, et que dans les régions, le système démocratique fonctionne également.
Pour résumer, je crois, comme Monsieur Pelli nous l'a dit au nom du groupe radical-libéral, qu'il y a des gens plus sensibles aux problèmes financiers de la Confédération, et des gens qui le sont un peu moins; c'est là que se fera la différence entre les 200 et les 230 millions de francs. Je constate avec satisfaction que le postulat n'est pas combattu. Je crois que c'est un élément important, qui nous apportera la confirmation que Suisse Tourisme mérite toutes les louanges qu'on a entendues à son égard ce matin.
Dans ce sens, je vous demande de soutenir la proposition de la majorité de la commission, au moins en ce qui concerne les 200 millions de francs. Etant nouveau parlementaire et n'étant pas juriste, je ne peux pas savoir si les cinq ans ou les trois ans posent ou non un problème au niveau de la loi.