preparatory:AB 88316
Germanier Jean-René · Nationalrat · Wallis · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-09-17
Wortprotokoll
La proposition de la minorité Aeschbacher au chiffre 6 prévoit de modifier la loi sur la réduction du bruit émis par les chemins de fer. Cette proposition concerne des moyens technologiques qui n'ont pas vraiment grand-chose à voir avec la politique des transports puisqu'on veut s'ingérer, comme cela a été dit, dans la recherche des entreprises pour réduire le bruit.
Les mesures de réduction du bruit sont connues. Un projet à ce sujet a été présenté au Parlement. Si vous vous en souvenez, c'est une enveloppe de 1,85 milliard de francs qui a été mise à disposition pour la réduction du bruit. En fait, ce n'est que 1,33 milliard qui a été utilisé jusqu'à aujourd'hui, ce qui veut dire qu'il reste 500 millions de francs qui n'ont pas été jugés utiles mais qui avaient été en principe attribués à la lutte contre le bruit. Si tout l'argent n'a pas été investi, c'est aussi parce que, après analyse, l'assainissement des wagons n'a pas été jugé nécessaire. Des assainissements ont certes été nécessaires, mais aujourd'hui, toutes les nouvelles voitures qui arrivent sur le marché répondent aux normes antibruit. Aussi, vouloir investir dans quelque chose qui n'est pas utile n'est pas une bonne proposition.
Les 500 millions de francs restants, qui n'ont pas été utilisés pour les mesures de lutte contre le bruit, sont réinjectés dans le projet ZEB 1 et pour la NLFA. Cela étant, j'ai de la peine à comprendre certains soutiens apportés à cette proposition de minorité de la part de personnes qui voulaient tout à l'heure faire un amalgame avec le financement des infrastructures. Car là, clairement, l'argent restant pour la lutte contre le bruit est reporté sur les infrastructures et est totalement utilisé. En effet, l'enveloppe de 1,8 milliard de francs a été prioritairement attribuée à la lutte contre le bruit; il est resté 500 millions qui sont attribués aux infrastructures.
Je vous demande donc clairement de rejeter la proposition de la minorité qui prévoit de modifier la loi sur la réduction du bruit émis par les chemins de fer, parce que ce n'est pas utile. Clairement, selon l'administration, on ne sait pas comment utiliser cet argent.
La proposition défendue par la minorité Aeschbacher a été rejetée en commission par 14 voix contre 8.