preparatory:AB 89931
Germanier Jean-René · Nationalrat · Wallis · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-10-02
Wortprotokoll
A l'article 28, le groupe radical-libéral se rallie à la majorité de la commission, qui propose le maintien de la contribution à la production suisse de proximité, de façon à ce que celle-ci puisse être encore soutenue à l'avenir.
Le tabac indigène ne représente que 4 pour cent des besoins de l'industrie et n'a donc que peu d'influence sur le marché suisse. C'est une évidence que, par rapport aux propos sur la santé publique de tout à l'heure, ce tabac sera de toute façon remplacé par de l'importation. En revanche, cela représente du travail pour près de 300 familles paysannes et de nombreuses places de travail en amont et en aval. J'aimerais insister sur le travail: il faut savoir que pour un champ d'un hectare de tabac, il faut compter 1000 heures de travail. Si l'on prend encore en compte la transformation après la culture, c'est encore 1000 heures de travail. Cela veut dire que cette production de tabac génère 2000 heures de travail à l'hectare - un travail très intensif.
A une époque économique où les grandes cultures se trouvent sous pression par les ouvertures de frontières qui se préparent, les options pour le maintien d'une agriculture qui [PAGE 1495] génère du travail dans certaines régions de notre pays sont essentielles. C'est d'autant plus le cas pour une agriculture à valeur ajoutée, une agriculture qui nous amène justement du travail. Si vous comparez la culture du tabac - qui, je vous l'ai dit, génère 2000 heures de travail par hectare - à d'autres grandes cultures de céréales, vous constaterez que la relation est de 80 heures de travail par hectare - donc moins de 100 heures - contre 2000. Cela représente plus de vingt fois plus de travail à l'hectare.
En cas de suppression de cette activité indigène, comme je l'ai dit, ce tabac sera immédiatement remplacé par du tabac importé. La production de proximité, je crois, représente une activité presque unanimement reconnue, qui mérite d'être soutenue, afin de limiter de nouveaux transports au-delà des frontières.
Je vous invite donc, au nom du groupe radical-libéral, à rejeter la proposition de la minorité Fehr Hans-Jürg et de soutenir la proposition de la majorité de la commission.