AS 2002 1649
Accord entre la Confédération suisse et la Communauté européenne sur le transport de marchandises et de voyageurs par rail et par route (avec annexes et acte final)
Texte original
Accord entre la Confédération suisse et la Communauté européenne sur le transport de marchandises et de voyageurs par rail et par route
Conclu le 21 juin 1999 Approuvé par l’Assemblée fédérale le 8 octobre 19991 Instrument de ratification suisse déposé le 16 octobre 2000 Entré en vigueur le 1er juin 2002
La Confédération suisse, ci-après dénommée «la Suisse», la Communauté européenne, ci-après dénommée «la Communauté», toutes deux ci-après dénommées «les Parties contractantes», conscientes de l’intérêt mutuel des Parties contractantes de promouvoir la coopéra- tion et les échanges, notamment en s’accordant réciproquement l’accès à leur marché des transports, comme cela est prévu dans l’art. 13 de l’accord du 2 mai
1992 entre la Communauté économique européenne et la Confédération suisse sur le
transport de marchandises par route et par rail2, ci-après dénommé l’accord de 1992, désireuses de développer une politique coordonnée des transports visant à encou- rager l’utilisation de moyens de transport de marchandises et de voyageurs plus respectueux de l’environnement dans le souci d’allier la protection de l’environ- nement à l’efficacité des systèmes de transports, notamment dans la région alpine, désireuses d’assurer une saine concurrence entre les modes de transport en considé- rant que les différents modes de transport doivent couvrir les coûts qu’ils occasion- nent, conscientes de la nécessité d’assurer la cohérence entre la politique suisse des trans- ports et les principes généraux de la politique communautaire des transports, notamment dans le contexte de la mise en œuvre d’un cadre législatif et réglemen- taire coordonné, sont convenues de ce qui suit:
RS 0.740.72
1999-4647 1649
Transport de marchandises et de voyageurs par rail et par route. Accord avec la CE RO 2002
Titre I Dispositions générales
Art. 1 Principes et objectifs généraux 1. Le présent Accord entre la Communauté et la Suisse vise, d’une part, à libéraliser l’accès des Parties contractantes à leur marché des transports routier et ferroviaire des marchandises et des voyageurs de manière à assurer un écoulement plus efficace du trafic sur l’itinéraire techniquement, géographiquement et économiquement le plus adapté pour tous les modes de transport visés par l’accord et, d’autre part, à déterminer les modalités d’une politique coordonnée des transports. 2. Les dispositions de l’accord et leur application sont fondées sur les principes de réciprocité et du libre choix du mode de transport. 3. Les Parties contractantes s’engagent à ne pas prendre de mesures discriminatoires dans le cadre de l’application du présent Accord.
Art. 2 Champ d’application 1. Le présent Accord s’applique aux transports bilatéraux routiers de voyageurs et de marchandises entre les Parties contractantes, au transit par le territoire des Parties contractantes sans préjudice de l’accord de 1992 et sous réserve de l’art. 7, par. 3, et aux opérations de transports routiers de marchandises et de voyageurs à caractère triangulaire et au grand cabotage pour la Suisse. 2. Le présent Accord s’applique au transport ferroviaire international de voyageurs et de marchandises, ainsi qu’au transport combiné international. Il ne s’applique pas aux entreprises ferroviaires dont l’activité est limitée à l’exploitation des seuls trans- ports urbains, suburbains ou régionaux.
3. Le présent Accord s’applique aux transports effectués par des entreprises de
transport routier ou par des entreprises ferroviaires établies dans l’une des Parties contractantes.
Art. 3 Définitions
1. Transports routiers
Aux fins du présent Accord, on entend par: – profession de transporteur de marchandises par route: l’activité de toute entreprise effectuant, au moyen soit d’un véhicule à moteur, soit d’un ensemble de véhicules, le transport de marchandises pour le compte d’autrui; – profession de transporteur de voyageurs par route: l’activité de toute entre- prise effectuant, pour le compte d’autrui des transports internationaux de voyageurs par autocars et autobus; – entreprise: toute personne physique, toute personne morale avec ou sans but lucratif, toute association ou tout groupement de personnes sans personnalité juridique et avec ou sans but lucratif, ainsi que tout organisme relevant de
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l’autorité publique, qu’il soit doté d’une personnalité juridique propre ou qu’il dépende d’une autorité ayant cette personnalité; – véhicule: véhicule à moteur immatriculé dans une Partie contractante ou ensemble de véhicules dont au moins le véhicule moteur est immatriculé dans une Partie contractante, destiné exclusivement au transport de mar- chandises, ou tout véhicule à moteur qui d’après son type de construction et son équipement est apte à transporter plus de 9 personnes, le conducteur compris, et destiné à cet effet; – transport international: déplacement d’un véhicule dont le point de départ se trouve sur le territoire d’une Partie contractante et dont la destination est située sur le territoire de l’autre Partie contractante ou dans un pays tiers et vice-versa, ainsi que le déplacement à vide lié au parcours précité; dans le cas où le point de départ ou de destination du déplacement est situé dans un pays tiers, le transport doit être effectué par un véhicule immatriculé dans la Partie contractante où le point de départ ou de destination du déplacement est situé; – transit: le transport de marchandises ou de voyageurs (effectué sans charge- ment ou déchargement), ainsi que le déplacement à vide à travers le territoire d’une Partie contractante; – grand cabotage pour la Suisse: tout transport de marchandises pour compte d’autrui effectué au départ d’un Etat membre de la Communauté vers un autre Etat membre, par un véhicule immatriculé en Suisse, que le véhicule, au cours du même voyage et selon l’itinéraire normal, transite ou non par la Suisse; – opérations de transport triangulaire avec des pays tiers: tout transport de marchandises ou de voyageurs effectué au départ d’une Partie contractante vers un pays tiers, et vice-versa, par un véhicule immatriculé dans l’autre Partie contractante, que le véhicule transite ou non, au cours du même voyage et selon l’itinéraire normal, par le pays dans lequel il est immatri- culé; – autorisation: autorisation, licence ou concession exigible selon la législation de la Partie contractante.
2. Transports ferroviaires
Aux fins du présent Accord, on entend par: – entreprise ferroviaire: toute entreprise à statut privé ou public dont l’activité principale est la fourniture de prestations de transport de marchandises et/ou de voyageurs par chemin de fer, la traction devant obligatoirement être assu- rée par cette entreprise; la traction peut être effectuée avec du matériel qui n’est pas la propriété de l’entreprise ferroviaire concernée et en ayant recours à du personnel qui n’est pas le propre personnel de l’entreprise ferroviaire concernée; – regroupement international: toute association d’au moins deux entreprises ferroviaires établies dans des Etats membres différents de la Communauté
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ou, pour l’une d’entre elles, en Suisse en vue de fournir des prestations de transports internationaux entre la Communauté et la Suisse; – gestionnaire de l’infrastructure: toute entité publique ou entreprise chargée notamment de l’établissement et de l’entretien de l’infrastructure ferroviaire, ainsi que de la gestion des systèmes de régulation et de sécurité; – licence: une autorisation accordée par l’autorité compétente d’une Partie contractante à une entreprise à laquelle la qualité d’entreprise ferroviaire est reconnue. Cette qualité peut être limitée à l’exploitation de certains types de services de transport; – autorité responsable des licences: les organismes chargés par chaque Partie contractante de délivrer les licences; – sillon: la capacité d’infrastructure requise pour faire circuler un train donné d’un point à un autre à un moment donné; – répartition: l’affectation des capacités d’infrastructure ferroviaire par un organisme de répartition; – organisme de répartition: l’autorité et/ou le gestionnaire de l’infrastructure chargé par une des Parties contractantes de répartir les capacités d’infrastructure; – services urbains et suburbains: les services de transport répondant aux besoins d’un centre urbain ou d’une agglomération, ainsi qu’aux besoins de transports entre ce centre ou cette agglomération et ses banlieues; – services régionaux: les services de transport destinés à répondre aux besoins de transports d’une région; – transport combiné: les transports de marchandises effectués par des véhicu- les routiers ou des unités de chargement qui sont acheminés par chemin de fer pour une partie du trajet et par route pour les parcours initiaux et/ou terminaux; – prix ferroviaires compétitifs: les prix ferroviaires sont considérés compétitifs lorsque les prix ferroviaires moyens en Suisse ne sont pas plus élevés que les coûts de la route, tels que définis à l’annexe 9, pour un trajet similaire.
Art. 4 Réserve de l’accord de 1992 Sous réserve des dérogations introduites par le présent Accord, les droits et obliga- tions des Parties contractantes résultant de l’accord de 1992 ne sont pas affectés par les dispositions du présent Accord.
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Titre II Transports routiers internationaux A. Dispositions communes
Art. 5 Accès à la profession
1. Les entreprises qui désirent exercer la profession de transporteur par route
doivent remplir les trois conditions suivantes: a. honorabilité, b. capacité financière appropriée, c. capacité professionnelle.
2. Les dispositions applicables en la matière figurent dans la section 1 de
l’annexe 1.
Art. 6 Normes sociales Les dispositions applicables en matière sociale figurent dans la section 2 de l’annexe 1.
Art. 7 Normes techniques 1. Sous réserve des par. 2 et 3 ci-dessous, la Suisse adopte, au plus tard 6 mois après la signature du présent Accord, des régimes équivalents à la législation com- munautaire relative aux conditions techniques régissant le transport routier à laquelle il est fait référence dans la section 3 de l’annexe 1. 2. La Suisse dispose d’une période transitoire de 2 ans à dater de l’entrée en vigueur du présent Accord pour rendre sa législation relative au contrôle technique des véhi- cules équivalente au droit communautaire. 3. A partir du 1er janvier 2001, la limite de poids total effectif en charge pour les véhicules articulés et les trains routiers appliquée par la Suisse est de 34 tonnes pour tous les types de trafic. A partir du 1er janvier 2005, la Suisse rend sa législation en matière de poids maxi- maux autorisés en trafic international pour ces véhicules équivalente à celle en vigueur dans la Communauté au moment de la signature de l’accord. 4. La mise en place des redevances routières définies à l’art. 40 s’effectue en paral- lèle avec l’augmentation progressive de la limite de poids prévue au par. 3.
5. Chaque Partie contractante s’engage à ne pas soumettre les véhicules homolo-
gués dans l’autre Partie contractante à des conditions plus restrictives que celles qui sont en vigueur dans son propre territoire.
Art. 8 Régime transitoire pour le poids des véhicules 1. En vue de l’instauration progressive du régime définitif défini à l’art. 7 (3), second alinéa, les transports de marchandises exécutés au moyen d’un véhicule dont le poids total effectif en charge dépasse 28 t (avant le 31 décembre 2000) ou 34 t
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(entre les 1er janvier 2001 et 31 décembre 2004) mais ne dépasse pas 40 t, et effec- tués en provenance de la Communauté à destination d’un lieu situé au-delà de la zone suisse proche de la frontière, telle que définie à l’annexe 6 (et inversement), ou effectués en transit à travers la Suisse, sont soumis à contingentement moyennant paiement d’une redevance pour l’utilisation de l’infrastructure, selon les modalités prévues aux par. 2, 3 et 4 ci-dessous. Pour des véhicules immatriculés en Suisse, ce contingent peut également être utilisé pour des opérations de transport à l’intérieur du territoire suisse.
2. La Communauté reçoit un contingent de 250 000 autorisations pour l’année
2000. La Suisse reçoit un contingent de 250 000 autorisations pour l’année 2000.
Au cas où l’entrée en vigueur de l’accord n’a pas lieu le 1er janvier 2000, le nombre d’autorisations prévues pour l’année 2000 sera réduit au pro rata.
3. La Communauté reçoit un contingent de 300 000 autorisations tant pour l’année
2001 que pour l’année 2002. La Suisse reçoit un contingent de 300 000 autorisa-
tions tant pour l’année 2001 que pour l’année 2002.
4. La Communauté reçoit un contingent de 400 000 autorisations tant pour l’année
2003 que pour l’année 2004. La Suisse reçoit un contingent de 400 000 autorisa-
tions tant pour l’année 2003 que pour l’année 2004. 5. L’utilisation des autorisations prévues aux par. 2, 3 et 4 est soumise, pour chaque opérateur, suisse ou communautaire, à l’acquittement d’une redevance pour l’utilisation de l’infrastructure suisse, calculée et perçue selon les modalités reprises à l’annexe 2. 6. A partir du 1er janvier 2005, les véhicules répondant aux normes techniques pré- vues à l’art. 7 (3), second alinéa, sont exemptés, conformément à l’art. 32, de tout régime de contingent ou d’autorisations.
B. Transports internationaux routiers de marchandises
Art. 9 Transports de marchandises entre les territoires des Parties contractantes
1. Les transports internationaux de marchandises par route pour compte d’autrui
ainsi que les voyages à vide effectués entre les territoires des Parties contractantes sont exécutés sous le couvert de la licence communautaire pour les transporteurs communautaires établie dans le Règlement (CEE) no 881/92, dont le modèle figure à l’annexe 3, et sous le couvert d’une autorisation similaire suisse pour les transpor- teurs suisses. 2. Les licences ainsi délivrées remplacent, pour les transports qui tombent dans le champ d’application du présent Accord, les autorisations bilatérales échangées entre les Etats membres de la Communauté et la Suisse et qui étaient nécessaires jusqu’à l’entrée en vigueur du présent Accord. 3. Les transports mentionnés à l’annexe 4 sont libérés de tout régime de licence et de toute autorisation de transport.
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4. Les procédures régissant la délivrance, l’utilisation, le renouvellement et le retrait des licences ainsi que les procédures relatives à l’assistance mutuelle sont couvertes par les dispositions du Règlement (CEE)no 881/92 pour les transporteurs commu- nautaires et par des dispositions équivalentes suisses.
Art. 10 Transports de marchandises en transit à travers le territoire des Parties contractantes
1. Les transports internationaux de marchandises par route pour compte d’autrui,
ainsi que les voyages à vide effectués en transit par les territoires des Parties con- tractantes sont libéralisés. Ces transports sont effectués sous le couvert des licences visées à l’art. 9.
2. Les par. 2, 3 et 4 de l’art. 9 sont applicables.
Art. 11 Transit à travers l’Autriche Un système d’écopoints équivalent à celui prévu par l’art. 11 du Protocole no 9 de l’Acte d’adhésion de l’Autriche à l’Union européenne est d’application pour le tran- sit des opérateurs suisses à travers le territoire de l’Autriche, dans les limites de validité de ce protocole. La méthode de calcul et les règles détaillées et procédures de gestion et de contrôle des écopoints sont définies par le biais d’un arrangement administratif établi d’un commun accord entre les Parties contractantes au moment de la conclusion du présent Accord et qui sera conforme mutatis mutandis aux dis- positions du Protocole no 9 susmentionné.
Art. 12 Grand cabotage pour la Suisse
1. Dès l’an 2001, le grand cabotage pour la Suisse est admis dans les conditions
suivantes: – ces transports sont effectués sous couvert de la licence suisse visée à l’art. 9, par. 1; – ils sont limités à une opération de transport, sur la route de retour, consécu- tive à un transport de marchandises entre la Suisse et un Etat membre de la Communauté. 2. Jusqu’à cette date, toutefois, les droits existants découlant des accords bilatéraux en vigueur continuent à pouvoir être exercés. Une liste de ces droits est reprise à l’annexe 5 du présent Accord. 3. Dès l’an 2005, le grand cabotage pour la Suisse est totalement libre. Les trans- ports sont effectués sous le couvert de la licence suisse visée à l’art. 9, par. 1.
Art. 13 Opérations de transport triangulaire avec des pays tiers 1. Le régime régissant les transports triangulaires avec des pays tiers sera déterminé d’un commun accord après la conclusion de l’accord nécessaire entre, d’une part, la Communauté et le pays tiers en question, ainsi que d’autre part, la Suisse et le pays tiers en question. Ce régime sera destiné à assurer la réciprocité de traitement entre les opérateurs communautaires et suisses pour ces transports triangulaires.
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2. Dans l’attente de la conclusion d’accords entre la Communauté et les pays tiers concernés, le présent Accord n’affecte pas les dispositions relatives à ces transports triangulaires et qui figurent dans des accords bilatéraux conclus entre les Etats membres de la Communauté et la Suisse concernant le transport avec les pays tiers. Une liste de ces droits est reprise à l’annexe 5 du présent Accord. 3. Suite à la définition du régime visé au par. 1, la Suisse conclut ou adapte dans la mesure nécessaire les accords bilatéraux avec ces pays tiers.
Art. 14 Transport entre deux points situés sur le territoire d’un Etat membre de la Communauté ou entre deux points situés sur le territoire de la Suisse Les transports entre deux points situés sur le territoire d’un Etat membre de la Communauté et effectués par un véhicule immatriculé en Suisse, ainsi que les trans- ports entre deux points situés sur le territoire de la Suisse et effectués par un véhi- cule immatriculé dans un Etat membre de la Communauté ne sont pas autorisés en vertu du présent Accord.
Art. 15 Interdiction de circuler la nuit et le dimanche et exemptions à la limite de poids 1. L’interdiction de circuler la nuit sur le territoire de la Suisse ne s’applique qu’entre 22 heures et 5 heures. 2. Les exemptions à la limite de poids et à l’interdiction de circuler la nuit et le dimanche, figurent à l’annexe 6. 3. Les exemptions à l’interdiction de circuler la nuit sont accordées de manière non discriminatoire et peuvent être obtenues auprès d’un guichet unique. Elles sont accordées moyennant l’acquittement d’un droit destiné à couvrir les frais adminis- tratifs.
Art. 16 Abolition de certaines exemptions à la limite de poids Les dispositions de l’annexe 6, II, points 3 et 4, de l’accord de 1992 ne seront plus applicables à partir de l’entrée en vigueur du présent Accord.
C. Transports internationaux de voyageurs en autocar et autobus
Art. 17 Conditions applicables aux transporteurs
1. Tout transporteur pour compte d’autrui est admis à effectuer les services de
transport définis à l’art. 1 de l’annexe 7 sans discrimination en raison de sa natio- nalité ou de son lieu d’établissement, à condition: – d’être habilité dans l’Etat membre de la Communauté où le transporteur est établi ou en Suisse à effectuer des transports par autocars et autobus, sous forme de services réguliers, y compris les services réguliers spécialisés, ou de services occasionnels,
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– de satisfaire aux réglementations en matière de sécurité routière en ce qui concerne les normes applicables aux conducteurs et aux véhicules. 2. Tout transporteur pour compte propre est admis à effectuer les services de trans- port visés à l’art. 1, point 3, de l’annexe 7 sans discrimination en raison de la natio- nalité ou du lieu d’établissement, à condition: – d’être habilité dans l’Etat membre de la Communauté où le transporteur est établi ou en Suisse à effectuer des transports par autocars et autobus d’après les conditions d’accès au marché fixées par la législation nationale, – de satisfaire aux réglementations en matière de sécurité routière en ce qui concerne les normes applicables aux conducteurs et aux véhicules.
3. En vue de l’exécution de transports internationaux de voyageurs effectués par
autocars et autobus, tout transporteur qui répond aux critères établis au par. 1, doit être en possession d’une licence communautaire pour les transporteurs communau- taires ou d’une licence similaire suisse pour les transporteurs suisses. Le modèle, les procédures régissant la délivrance, l’utilisation, le renouvellement des licences sont couverts par les dispositions du Règlement (CEE) no 684/92, tel que modifié par le règlement (CE) no 11/98, pour les transporteurs communautaires et par des dispositions équivalentes suisses.
Art. 18 Accès au marché 1. Les services occasionnels définis à l’art. 1, point 2.1, de l’annexe 7 sont exemp- tés de toute autorisation. 2. Les services réguliers spécialisés définis à l’art. 1, point 1.2, de l’annexe 7 sont exemptés d’autorisation à condition d’être couverts, sur le territoire de la Commu- nauté, par un contrat conclu entre l’organisateur et le transporteur. 3. Les déplacements à vide des véhicules en rapport avec les transports visés aux par. 1 et 2 sont également exemptés de toute autorisation.
4. Les services réguliers sont soumis à autorisation conformément aux art. 2 et
suivants de l’annexe 7.
5. Les services réguliers spécialisés non couverts par un contrat conclu entre
l’organisateur et le transporteur sont soumis à autorisation sur le territoire de la Communauté conformément aux art. 2 et suivants de l’annexe 7. En Suisse, de tels services sont exemptés de toute autorisation. 6. Les transports par route pour compte propre définis à l’art. 1, point 3, de l’annexe 7 sont exemptés d’autorisation et sont soumis, sur le territoire de la Communauté, à un régime d’attestation.
Art. 19 Opérations triangulaires avec des pays tiers 1. Le régime régissant les transports triangulaires avec des pays tiers sera déterminé d’un commun accord après la conclusion de l’accord nécessaire entre, d’une part, la Communauté et le pays tiers en question, ainsi que d’autre part, la Suisse et le pays
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tiers en question. Ce régime sera destiné à assurer la réciprocité de traitement entre les opérateurs communautaires et suisses pour ces transports triangulaires. 2. Dans l’attente de la conclusion d’accords entre la Communauté et les pays tiers concernés, le présent Accord n’affecte pas les dispositions relatives au transport visé au par. 1 qui figurent dans des accords bilatéraux conclus entre les Etats membres de la Communauté et la Suisse concernant le transport avec les pays tiers. Une liste de ces droits est reprise à l’annexe 8 du présent Accord. 3. Suite à la définition du régime visé au par. 1, la Suisse conclut ou adapte dans la mesure nécessaire les accords bilatéraux avec ces pays tiers.
Art. 20 Opérations de transport entre deux points situés sur le territoire d’une même Partie contractante 1. Les opérations de transport entre deux points situés sur le territoire d’une même Partie contractante effectuées par des transporteurs établis dans l’autre Partie con- tractante ne sont pas autorisées en vertu du présent Accord. 2. Toutefois, les droits existants découlant des accords bilatéraux conclus entre les Etats membres de la Communauté et la Suisse et en vigueur continuent à pouvoir être exercés, à condition qu’aucune discrimination ne soit exercée entre des trans- porteurs communautaires et qu’il n’y ait pas de distorsions de concurrence. Une liste de ces droits est reprise à l’annexe 8 du présent Accord.
Art. 21 Procédures Les procédures régissant la délivrance, l’utilisation, le renouvellement et la caducité des autorisations ainsi que les procédures relatives à l’assistance mutuelle sont cou- vertes par les dispositions de l’annexe 7 du présent Accord.
Art. 22 Disposition transitoire Les autorisations des services existant à la date d’entrée en vigueur du présent Accord restent valables jusqu’à leur expiration, dans la mesure où les services en question continuent à être soumis à autorisation.
Titre III Transports ferroviaires internationaux
Art. 23 Indépendance de gestion Les Parties contractantes s’engagent à: – garantir l’indépendance de gestion des entreprises ferroviaires, notamment en les dotant d’un statut d’indépendance leur permettant d’ajuster au marché leurs activités et de les gérer sous la responsabilité de leurs organes de direction;
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– séparer la gestion de l’infrastructure ferroviaire de l’exploitation des services de transports des entreprises ferroviaires, au moins sur le plan comptable; l’aide versée à une de ces deux activités ne peut pas être transférée à l’autre.
Art. 24 Droits d’accès et de transit à l’infrastructure ferroviaire 1. Les entreprises ferroviaires et les regroupements internationaux ont les droits d’accès et/ou de transit définis par la législation communautaire à laquelle il est fait référence dans l’annexe 1, section 4. 2. Les entreprises ferroviaires établies sur le territoire d’une Partie contractante se voient accorder un droit d’accès à l’infrastructure sur le territoire de l’autre Partie contractante aux fins de l’exploitation des services de transports combinés interna- tionaux. 3. Les entreprises ferroviaires et les regroupements internationaux exploitant leur droits d’accès respectivement de transit concluent les accords administratifs, techni- ques et financiers requis avec les gestionnaires de l’infrastructure ferroviaire utilisée afin de régler les questions de régulation et de sécurité du trafic relatives aux servi- ces de transports internationaux visés aux par. 1 et 2.
Art. 25 Licences ferroviaires 1. L’octroi d’une licence appropriée au type de service ferroviaire en question est un préalable à toute demande d’accès ou de transit de l’infrastructure ferroviaire et, donc, au droit d’exploiter des services de transport. Cette licence ne donne pas droit par elle-même à l’accès à l’infrastructure ferroviaire. 2. Une entreprise ferroviaire a le droit de demander une licence en Suisse ou dans l’Etat membre de la Communauté où elle est établie. Les licences ne sont ni accor- dées ni prorogées par les Parties contractantes lorsque les exigences du présent Accord ne sont pas réunies. 3. Les licences sont délivrées par l’autorité responsable des licences spécialement désignées aux entreprises existantes et nouvelles sous la responsabilité des Parties contractantes.
4. Les licences sont reconnues dans la Communauté ou en Suisse sur base de réci-
procité. 5. Elles sont soumises à des exigences fixées par les Parties contractantes en matière d’honorabilité, de capacité financière et capacité professionnelle, ainsi que de cou- verture en responsabilité civile, et ce pendant toute la durée de leur validité. Les dispositions applicables en la matière figurent dans la section 4 de l’annexe 1. 6. Les licences restent valables aussi longtemps que l’entreprise ferroviaire remplit les obligations prévues par les dispositions légales susmentionnées. Toutefois, l’autorité responsable peut en prescrire le réexamen à intervalles réguliers. 7. Les procédures en ce qui concerne la vérification, la modification, la suspension ou le retrait d’une licence sont réglées par les dispositions légales susmentionnées.
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Art. 26 Attribution du certificat de sécurité 1. Les Parties contractantes prévoient l’obligation pour les entreprises ferroviaires de présenter en outre un certificat de sécurité fixant les exigences imposées aux entreprises ferroviaires en matière de sécurité en vue d’assurer un service sans dan- ger sur les trajets concernés.
2. L’entreprise ferroviaire peut demander le certificat de sécurité auprès d’une
instance désignée par la Partie contractante où se trouve l’infrastructure empruntée. 3. En vue de l’obtention du certificat de sécurité, l’entreprise ferroviaire doit respecter les prescriptions de la législation suisse pour la partie du parcours situé en Suisse et celles de la législation applicable dans la Communauté pour la partie du parcours situé sur le territoire de la Communauté.
Art. 27 Attribution des sillons 1. Chaque Partie contractante désigne le responsable de la répartition des capacités, qu’il s’agisse d’une autorité spécifique ou du gestionnaire de l’infrastructure. L’organisme de répartition, qui aura connaissance de l’ensemble des sillons dispo- nibles, veille notamment à ce que: – la capacité d’infrastructure ferroviaire soit répartie sur une base équitable et non discriminatoire, – la procédure de répartition permette une utilisation efficace et optimale de l’infrastructure sous réserve des par. 3 et 4 du présent article.
2. L’entreprise ferroviaire ou le regroupement international qui demande
l’attribution d’un ou de plusieurs sillons s’adresse à l’(aux) organisme(s) de réparti- tion de la Partie contractante sur le territoire de laquelle a lieu le départ du service de transport. L’organisme de répartition auquel est présentée la demande de capacité d’infrastructure informe immédiatement ses homologues intéressés. Ces derniers se prononcent au plus tard un mois après réception des informations nécessaires, chaque organisme de répartition pouvant refuser une demande. L’organisme de répartition auquel est présentée la demande se prononce, en concertation avec ses homologues intéressés, au plus tard deux mois après la date à laquelle toutes les informations nécessaires ont été transmises. Les procédures en ce qui concerne le traitement d’une demande de capacité d’infrastructure sont réglées par les disposi- tions figurant dans la section 4 de l’annexe 1.
3. La Communauté et la Suisse peuvent prendre les mesures nécessaires pour assu-
rer que, lors de la répartition des capacités d’infrastructure ferroviaire, la priorité soit donnée aux services ferroviaires suivants: a) services fournis dans l’intérêt du public, b) services qui sont effectués totalement ou partiellement sur une infrastructure spécifiquement construite ou aménagée pour ces services (p. ex. lignes spéciales à grande vitesse ou lignes spécialisées dans le fret).
4. La Communauté et la Suisse peuvent charger l’organisme de répartition
d’accorder à des entreprises ferroviaires qui fournissent certains types de services ou les fournissent dans certaines régions, des droits spéciaux en matière de répartition
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des capacités d’infrastructure sur une base non discriminatoire, si ces droits sont indispensables pour assurer un bon niveau de service public ou une utilisation effi- cace de la capacité d’infrastructure, ou pour permettre le financement d’infra- structures nouvelles. 5. Les Parties contractantes peuvent prévoir la possibilité que les demandes d’accès aux infrastructures s’accompagnent d’un dépôt de garantie ou qu’une sûreté compa- rable soit constituée. 6. La Communauté et la Suisse arrêtent et publient les procédures de répartition des capacités d’infrastructures ferroviaires. Elles en informent en outre le Comité mixte institué par l’art. 51 du présent Accord.
Art. 28 Comptes et redevances d’utilisation 1. Les comptes du gestionnaire d’une infrastructure doivent présenter au moins un équilibre considéré sur une période de temps raisonnable entre, d’une part, les recettes tirées de ces redevances et des contributions éventuelles de l’Etat et, d’autre part, les dépenses d’infrastructure.
2. Le gestionnaire de l’infrastructure applique une redevance d’utilisation de
l’infrastructure ferroviaire dont il assure la gestion à payer par les entreprises ferro- viaires ou les regroupements internationaux qui empruntent cette infrastructure. 3. Les redevances d’utilisation d’infrastructure sont déterminées, notamment, selon la nature du service, la période du service, la situation du marché ainsi que la nature et l’usure de l’infrastructure. 4. Le paiement des redevances se fait auprès du/des gestionnaire(s) de l’infrastruc- ture. 5. Chaque Partie contractante définit les modalités de fixation des redevances, après consultation du gestionnaire de l’infrastructure. Les redevances perçues sur des ser- vices de nature équivalente dans un même marché s’appliquent sans discrimination.
6. Le gestionnaire de l’infrastructure communique en temps utile aux entreprises
ferroviaires ou aux regroupements internationaux qui utilisent ses infrastructures pour effectuer les services visés à l’art. 24 toutes les modifications importantes de la qualité ou de la capacité de l’infrastructure concernée.
Art. 29 Recours
1. La Communauté et la Suisse prennent les mesures nécessaires pour garantir que
les décisions prises en matière de répartition des capacités d’infrastructure ou en matière de perception des redevances sont susceptibles d’un recours devant une instance indépendante. Cette instance se prononce dans les deux mois qui suivent la communication de toutes les informations nécessaires. 2. Les Parties contractantes prennent les mesures nécessaires pour garantir que les décisions prises conformément au par. 1 et à l’art. 25, par. 3, sont soumises à un contrôle juridictionnel.
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Titre IV Politique coordonnée des transports A. Dispositions générales
Art. 30 Objectifs 1. Les Parties contractantes sont convenues de développer autant que de besoin une politique coordonnée des transports de marchandises et de voyageurs. L’objectif de cette politique est d’allier l’efficacité des systèmes de transport à la protection de l’environnement, assurant ainsi une mobilité durable. 2. Les Parties contractantes s’efforcent d’établir une large comparabilité des condi- tions de transport, y compris concernant la fiscalité, dans leurs territoires respectifs, en vue notamment d’éviter le détournement de trafic dans les régions alpines ou d’y parvenir à une meilleure répartition de trafic.
Art. 31 Mesures 1. En vue de la réalisation de cet objectif, les Parties contractantes prennent des mesures visant à assurer une saine concurrence entre et à l’intérieur des modes de transports et à faciliter l’utilisation de moyens de transport de marchandises et de voyageurs plus respectueux de l’environnement.
2. Les mesures comprennent, en complément des dispositions des titres II et III:
– le développement des infrastructures ferroviaires traversant les Alpes et la mise à disposition de services de transports ferroviaires et combinés compé- titifs, en termes de prix et de qualité; – l’établissement de systèmes appropriés de redevances pour les transports routiers; – des dispositions d’accompagnement. 3. Les mesures prises par les Parties contractantes dans le cadre de cet accord sont mises en oeuvre progressivement et, si possible, de manière coordonnée.
Art. 32 Principes Sous réserve des dispositions de l’art. 47, les mesures reprises à l’art. 31 sont con- formes aux principes suivants: – non discrimination, directe ou indirecte, en raison de la nationalité du trans- porteur ou du lieu d’immatriculation du véhicule ou de l’origine et/ou de la destination du transport; – libre choix du mode de transport; – non-introduction de restrictions quantitatives unilatérales; – territorialité; – proportionnalité de l’imposition aux coûts liés au transport, y compris en fonction de critères relatifs au type de véhicule;
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– transparence; – comparabilité des conditions d’usage entre passages transalpins; – évitement de distorsions dans les flux de trafic dans les régions alpines; – réciprocité.
B. Transports ferroviaires et combinés
Art. 33 Objectifs 1. Les Parties contractantes conviennent de l’objectif de mettre en place une offre ferroviaire et de transport combiné qui soit suffisante en termes de capacité et com- pétitive économiquement et en qualité de service avec le transport routier pour la région alpine, tout en respectant les principes énumérés à l’art. 32 ainsi qu’en garantissant le libre jeu des forces du marché, notamment dans le cadre de l’ouverture de l’accès aux infrastructures ferroviaires prévue au titre III, de même que l’autonomie des entreprises ferroviaires.
2. A cette fin, les Parties contractantes:
– prennent dans la limite de leurs compétences, des mesures infrastructurelles et opérationnelles, tant en Suisse que sur territoire communautaire, de manière à garantir la viabilité à long terme, la cohérence et l’intégration de l’offre suisse dans un système ferroviaire à longue distance; – s’engagent également à développer l’interconnexion et l’interopérabilité de leurs réseaux ferroviaire et de transport combiné. Elles assurent la collabo- ration nécessaire à cet effet avec les organisations internationales et les institutions concernées et chargent le Comité mixte de suivre ces aspects. 3. Les Parties contractantes s’engagent à mettre en oeuvre les dispositions néces- saires pour promouvoir, en parallèle avec la mise en place progressive de la fiscalité routière visée à l’art. 40, la mise à disposition des utilisateurs d’une offre ferroviaire et de transport combiné qui soit de nature, en termes de capacité, de prix et de qua- lité, à assurer une répartition équitable du trafic sur les divers passages transalpins.
Art. 34 Capacité de l’offre ferroviaire 1. Les Parties contractantes confirment leurs engagements respectifs figurant dans les art. 5 et 6 de l’accord de 1992 qui prévoit pour la Suisse la construction de la NLFA et pour la Communauté l’amélioration des capacités des voies d’accès nord et sud à la NLFA. Elles conviennent que ces nouvelles infrastructures ferroviaires seront réalisées au gabarit C de l’U.I.C. 2. Pour la Communauté, les mesures d’infrastructure visées au par. 1 s’inscrivent parmi celles prises dans le cadre de, et dans les conditions prévues à, la décision 1692/96/CE du Parlement européen et du Conseil sur les orientations communautai- res pour le développement du réseau transeuropéen de transport incluant les axes ferroviaires et de transport combiné à travers les Alpes, et notamment les voies
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d’accès aux infrastructures ferroviaires suisses, ainsi que les installations de trans- port combiné. 3. Les deux Parties contractantes travaillent de concert afin de permettre à leurs autorités compétentes respectives de planifier et de réaliser de manière coordonnée les mesures d’infrastructure ferroviaire et de transport combiné nécessaires à la satisfaction des engagements posés aux par. 1 et 2 et d’harmoniser l’échéancier des travaux en fonction des capacités requises. Elles feront cela en poursuivant l’objectif de rentabiliser les investissements effectués. A cet effet, elles prennent toutes mesu- res utiles au sein du Comité mixte. 4. Le Comité mixte peut instaurer un Sous-Comité chargé de surveiller la coordina- tion des projets d’infrastructure dans la région alpine. Le Sous-Comité se compose de représentants de la Suisse, de la Communauté et des Etats membres de la Com- munauté, situés dans la région alpine.
Art. 35 Paramètres économiques 1. Les Parties contractantes prennent toutes les mesures nécessaires pour la réalisa- tion de l’objectif fixé à l’art. 33. A cet effet, elles veillent à ce que le transport ferro- viaire de marchandises et le transport combiné à travers la Suisse restent, y compris pour le transport combiné accompagné, compétitifs, à niveau comparable de prix et de qualité de service, avec le transport routier sur le même itinéraire, tout en respec- tant la garantie d’autonomie des entreprises ferroviaires. 2. Afin de mettre en place une offre ferroviaire et de transport combiné adaptée, les Parties contractantes peuvent soutenir financièrement les investissements dans l’infrastructure ferroviaire, les équipements fixes ou mobiles nécessaires au trans- bordement entre modes terrestres, les matériels de transport spécifiquement adaptés au transport combiné et utilisés pour le transport combiné et, dans la limite permise par leur législation respective, les coûts d’exploitation pour les services de transport combiné transitant par le territoire suisse, pour autant que ces mesures contribuent à l’accroissement du niveau de qualité et de la compétitivité en termes de prix de l’offre ferroviaire et de transport combiné et ne créent pas de distorsion dispropor- tionnée de concurrence entre opérateurs. La fixation des prix pour le trajet ferro- viaire reste du ressort des autorités ou entités compétentes. 3. Les Parties contractantes peuvent également passer des contrats de service public avec les entreprises ferroviaires pour garantir des services de transport ferroviaire suffisants, compte tenu en particulier des facteurs sociaux et environnementaux. 4. Les Parties contractantes veillent, chacune dans la limite de ses compétences, à ce que l’effet sur le marché des éventuelles aides publiques octroyées par une des Parties contractantes ne soit pas contrarié par le comportement de l’autre Partie contractante ou d’une entité sise sur son propre territoire ou sur celui de l’autre partie. 5. Le Comité mixte surveille l’application, par les Parties contractantes, des dispo- sitions de cet article.
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Art. 36 Paramètres de qualité 1. Les Parties contractantes conviennent de prendre toutes les mesures nécessaires pour la réalisation de l’objectif fixé à l’art. 33. A cet effet, elles s’engagent à pro- mouvoir le transport combiné. 2. Dans la phase de régime transitoire visé à l’art. 8, la Suisse s’engage également, conformément au titre II de l’accord de 1992, à mettre en place une offre de trans- port combiné accompagné («route roulante») qui soit compétitive avec la route, en termes de qualité et prix. 3. Pour promouvoir le transport combiné, les Parties contractantes prennent toutes les mesures nécessaires. Elles veillent en particulier à l’application des dispositions suivantes: – respect des réglementations en matière de normes techniques et sociales pour le transport routier, notamment en ce qui concerne les temps de con- duite et de repos, les limitations de vitesse, les normes de poids et de dimen- sions maximaux; – réduction des contrôles aux frontières pour les transports ferroviaires et report de ces contrôles au lieu d’embarquement ou de débarquement, con- formément à la Convention du 20 mai 1987 entre la Communauté et la Suisse ainsi qu’entre les Etats de l’AELE relative à un régime de transit commun3; – facilitation de l’organisation de la chaîne de transport combiné par la simplification des conditions réglementaires et administratives régissant chacune des Parties contractantes; – incitation des opérateurs de transport combiné et des entreprises ferroviaires à améliorer leur qualité de service. Une liste de paramètres ferroviaires figure à l’annexe 9. Ces paramètres sont pris en compte pour le recours à l’art. 46. 4. Dans le cadre de leurs compétences, les Parties contractantes s’emploient à pren- dre des mesures appropriées afin de permettre rapidement la création de corridors de fret ferroviaire. Elles s’informent régulièrement de toute mesure qu’elles envisagent de prendre concernant ces corridors ferroviaires. 5. Le Comité mixte établit tous les deux ans un rapport sur la mise en place des me- sures visées au présent article.
C. Systèmes de redevances des transports routiers
Art. 37 Objectifs Conformément aux objectifs du Titre III de l’accord de 1992, les Parties contrac- tantes se fixent pour objectif, dans le cadre de leurs compétences et selon leurs pro- cédures respectives, l’introduction progressive de systèmes de redevances, orientés
3 RS 0.631.242.04
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vers l’imputation aux véhicules routiers, comme aux autres modes de transport, des coûts qu’ils occasionnent.
Art. 38 Principes
1. Les systèmes de redevances sont fondés sur les principes énoncés à l’art. 32,
notamment la non-discrimination, la proportionnalité et la transparence. 2 La tarification se compose des impôts sur les véhicules, des taxes sur les carbu- rants et des redevances pour l’utilisation du réseau routier. 3. Dans la réalisation des objectifs mentionnés à l’art. 37 sont choisies de préfé- rence les mesures qui n’occasionnent pas de détournement de trafic par rapport à l’itinéraire techniquement, économiquement et géographiquement le plus adapté entre le point de départ et le point de destination finale du transport. 4. Les mesures sont appliquées de manière à ne pas entraver la libre circulation des biens ou des services entre les Parties contractantes, notamment en ce qui concerne l’administration et la collecte des péages ou des droits d’utilisation du réseau, l’absence de contrôle ou de vérification systématique aux frontières entre les Parties contractantes, et l’absence de formalités excessives. Afin d’éviter des difficultés à cet égard, la Suisse s’efforce d’appliquer la réglementation communautaire en vigueur en la matière. 5. Les dispositions de ce chapitre s’appliquent aux véhicules ayant un poids maxi- mal autorisé («PMA») figurant sur le certificat d’immatriculation égal ou supérieur à 12 tonnes. Toutefois, le présent Accord n’empêche pas l’adoption par chaque Partie contractante, sur son territoire, de mesures visant les véhicules ayant un PMA infé- rieur à 12 tonnes. 6. Les Parties contractantes n’octroient pas, directement ou indirectement, d’aide d’Etat aux entreprises, notamment de transport, en vue de remédier à l’impact sur celles-ci de l’imputation des coûts sur les opérations de transport, à travers les rede- vances prévues par le présent Accord.
Art. 39 Interopérabilité des instruments En vue d’atteindre un niveau approprié d’interopérabilité des systèmes électroniques de perception des redevances routières les Parties contractantes se consultent au sein du Comité mixte.
Art. 40 Mesures suisses 1. Pour atteindre les objectifs définis à l’art. 37 et en vue des augmentations de la limite de poids fixées à l’art. 7, par. 3, la Suisse introduit un système de redevances sur les véhicules, non discriminatoire, en deux étapes, commençant respectivement le 1er janvier 2001 et le 1er janvier 2005. Ce système de redevances se base notam- ment sur les principes mentionnés à l’art. 38, par. 1, ainsi que sur les modalités défi- nies à l’annexe 10.
2. Les redevances sont différenciées en fonction de trois catégories de normes
d’émissions (EURO). Dans le système de redevances applicable dès le 1er janvier
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2005, la différence de redevance d’une catégorie à l’autre doit être aussi grande que possible, mais ne doit pas dépasser 15 % de la moyenne pondérée des redevances mentionnée au par. 4.
3. a. Dans le système de redevances applicable dès le 1er janvier 2001, les mon-
tants maximaux ne peuvent dépasser, pour un véhicule dont le poids total effectif en charge n’excède pas 34 t, et qui parcourt un trajet de 300 km traversant la chaîne alpine, respectivement 205 CHF pour le véhicule ne répondant pas aux normes EURO, 172 CHF pour le véhicule répondant à la norme EURO I et 145 CHF pour le véhicule répondant à la norme EURO II. b. Par dérogation au par. 3.a. ci- dessus, la Communauté reçoit pendant la période du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2004 un contingent annuel vala- ble pour 220 000 courses simples de véhicules à vide ou chargés de produits légers pour autant que le poids total effectif en charge du véhicule ne dépasse pas 28 t, effectuées en transit via la chaîne alpine suisse, moyennant paiement d’une redevance pour l’utilisation de l’infrastructure dont le mon- tant s’élève à 50 CHF en l’an 2001, 60 CHF en l’an 2002, 70 CHF en l’an
2003 et 80 CHF en l’an 2004. La Suisse reçoit également un contingent aux
mêmes conditions. Ces courses seront soumises à la procédure normale de contrôle.
4. Dans le système de redevances applicable dès le 1er janvier 2005, la moyenne
pondérée des redevances ne dépasse pas 325 CHF pour un véhicule dont le poids total effectif en charge n’excède pas 40 t et qui parcourt un trajet de 300 km traver- sant la chaîne alpine. La redevance pour la catégorie la plus polluante ne dépasse pas 380 CHF. 5. Une partie des redevances mentionnées aux par. 3 et 4 peut être constituée par des péages pour l’utilisation des infrastructures spéciales alpines. Cette partie ne peut pas représenter plus de 15 % des redevances mentionnées aux par. 3 et 4.
6. Les pondérations mentionnées au par. 4 sont déterminées en fonction du nombre
de véhicules par catégorie de norme EURO circulant en Suisse. Le nombre des véhi- cules de chaque catégorie est établi sur la base de recensements qui seront examinés par le Comité mixte. Le Comité mixte détermine la pondération sur la base d’examens bisannuels, dont le premier a lieu avant le 1er juillet 2004, pour tenir compte de l’évolution de la structure du parc de véhicules circulant en Suisse et de l’évolution des normes EURO.
Art. 41 Mesures communautaires La Communauté continue à développer des systèmes de redevances, applicables sur son territoire, liés aux coûts occasionnés par l’utilisation de l’infrastructure. Ces systèmes sont basés sur le principe de l’utilisateur-payeur.
Art. 42 Réexamen du niveau des redevances 1. Avec effet au 1er janvier 2007, et tous les deux ans après, les niveaux maximaux des redevances déterminées à l’art. 40, par. 4, sont ajustés pour tenir compte du taux d’inflation en Suisse pendant les deux dernières années. Aux fins de cet ajustement, la Suisse communique au Comité mixte, au plus tard le 30 septembre de l’année
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précédant l’ajustement, les données statistiques nécessaires pour justifier l’ajuste- ment envisagé. Le Comité mixte se réunira à la demande de la Communauté, dans les 30 jours suivant cette communication en vue de tenir des consultations sur l’ajustement envisagé. Au cas où, pendant la période entre la date de signature du présent Accord et le 31 décembre 2004, le taux d’inflation moyen en Suisse dépasse 2 % annuellement, les niveaux maximaux des redevances déterminées à l’art. 40, par. 4, seront ajustés pour tenir compte uniquement de l’inflation qui dépasse le taux moyen de 2 % annuellement. La procédure prévue à l’alinéa précédent s’applique. 2. A partir du 1er janvier 2007, le Comité mixte peut, à la demande d’une des Par- ties contractantes, réexaminer les niveaux maximaux des redevances déterminés à l’art. 40, par. 4, en vue d’une décision, prise d’un commun accord pour les ajuster. Cet examen se fait en fonction des critères suivants: – le niveau et la structure des redevances fiscales dans les deux Parties con- tractantes, et notamment portant sur des passages transalpins comparables; – la répartition du trafic entre les passages transalpins comparables; – l’évolution de la répartition modale dans la région alpine; – le développement de l’infrastructure ferroviaire traversant l’arc alpin.
D. Mesures d’accompagnement
Art. 43 Facilitation des contrôles aux frontières 1. Les Parties contractantes s’engagent à alléger et à simplifier les formalités pesant sur le transport, en particulier dans le domaine douanier.
2. L’accord du 21 novembre 1990 entre la Communauté économique européenne et
la Confédération suisse relatif à la facilitation des contrôles et des formalités lors du transport des marchandises4, la Convention relative à un régime de transit commun du 20 mai 1987 ainsi que, pour le transport ferroviaire, l’accord entre compagnies de chemin de fer sur la visite technique de cession de wagons à marchandises en trafic international servent de base aux mesures prises par les Parties contractantes en application du par. 1.
Art. 44 Normes écologiques pour véhicules utilitaires
1. En vue d’une meilleure protection de l’environnement, et sans préjudice des
obligations découlant de l’art. 7, les Parties contractantes visent notamment à intro- duire des normes écologiques assurant un niveau de protection élevé afin de réduire les gaz d’échappement, les particules et le bruit émis par les véhicules utilitaires lourds. 2. Les Parties contractantes se consultent régulièrement lors de la préparation de ces normes.
4 RS 0.631.242.05
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3. La catégorie d’émission (EURO) des véhicules lourds (telle que définie par la
législation communautaire), si elle n’est pas mentionnée sur le certificat d’immatri- culation du véhicule, est vérifiée à partir de la date de première mise en circulation figurant sur ce certificat ou, le cas échéant, à partir d’un document additionnel spé- cial établi par les autorités compétentes de l’Etat de délivrance.
Art. 45 Observatoire des trafics 1. Un observatoire permanent de suivi des trafics routiers, ferroviaires et combinés dans la région alpine est mis en place dès l’entrée en vigueur du présent Accord. Il fait rapport annuellement sur l’évolution des trafics au Comité mixte établi à l’art. 51 du présent Accord. Le Comité mixte peut également lui demander de prépa- rer un rapport spécial, notamment dans le cas d’une application des dispositions des art. 46 et 47 du présent Accord. 2. Le financement des travaux de l’observatoire est assuré par les Parties contrac- tantes. La clé de répartition du financement est fixée par le Comité mixte. 3. Les Parties contractantes déterminent les modalités administratives de fonction- nement de l’observatoire par une décision du Comité mixte à prendre lors de la pre- mière réunion de ce dernier.
E. Mesures correctives
Art. 46 Mesures de sauvegarde unilatérales
1. Si, après le 1er janvier 2005, malgré des prix ferroviaires compétitifs et
l’application correcte des mesures prévues à l’art. 36 concernant les paramètres de qualité, il y a des difficultés dans l’écoulement du trafic routier transalpin suisse et si, durant une période de dix semaines, le taux moyen d’utilisation des capacités afférentes à l’offre ferroviaire sur le territoire suisse (transport combiné accompagné et non-accompagné) est inférieur à 66 %, la Suisse peut, en dérogation aux modali- tés figurant à l’art. 40, par. 4 et 5, augmenter les redevances prévues à l’art. 40, par. 4, de 12,5 % au plus. Le produit de cette hausse est intégralement affecté aux transports ferroviaire et combiné dans le but de renforcer leur compétitivité avec le transport routier. 2. Dans les mêmes circonstances que celles énoncées au par. 1 se présentant sur son territoire, la Communauté peut, dans des conditions comparables, recourir à des mesures analogues pour remédier à la situation.
3. a. La portée et la durée de la mesure de sauvegarde prévue aux paragraphes
précédents sont limitées à ce qui est strictement indispensable pour remédier à la situation. Sa durée est de six mois au plus, mais elle peut être prolongée une fois de six mois. Des prolongations ultérieures peuvent être décidées par le Comité mixte d’un commun accord. b. Lorsqu’une Partie contractante a déjà appliqué précédemment les mesures visées aux par. 1 ou 2, leur application par cette Partie contractante est dans ce cas soumise aux conditions suivantes:
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– lorsque la période d’application précédente n’a pas excédé six mois, l’application de nouvelles mesures n’est permise qu’après l’écoulement d’un délai de douze mois compté à partir de la fin de l’application pré- cédente; – lorsque la période d’application a excédé six mois, l’application de nouvelles mesures n’est permise qu’après l’écoulement d’un délai de dix-huit mois compté à partir de la fin de l’application précédente; – en aucun cas, il ne peut y avoir plus de deux périodes de recours à des mesures de sauvegarde pendant une période de cinq ans, calculée à partir du début de la première période d’application des mesures de sauvegarde. Le Comité mixte peut décider, d’un commun accord, de déroger, dans des cas spécifiques, aux limitations mentionnées ci-dessus.
4. Avant de recourir aux mesures prévues aux paragraphes précédents, la Partie
contractante concernée informe de son intention le Comité mixte. Le Comité mixte se réunit pour examiner la question. En l’absence d’une décision contraire du Comité mixte, la Partie contractante concernée peut prendre la mesure en question, après un délai de 30 jours à compter de la date de la notification de la mesure au Comité mixte.
Art. 47 Mesures de sauvegarde consensuelles 1. En cas de graves distorsions dans les flux de trafic à travers l’arc alpin, qui por- tent atteinte à la réalisation des objectifs définis à l’art. 30 du présent Accord, le Comité mixte se réunit, à la requête d’une des Parties contractantes, afin de détermi- ner les mesures appropriées pour remédier à la situation. La Partie contractante requérante en informe immédiatement l’observatoire des trafics qui établit un rapport dans les 14 jours sur cette situation et sur d’éventuelles mesures à prendre. 2. Le Comité mixte se réunit dans les 15 jours suivant la requête. Il procède à un examen de la situation en tenant dûment compte du rapport de l’observatoire des trafics. Le Comité mixte décide des éventuelles mesures à prendre dans un délai de
60 jours à compter de la date de sa première réunion sur la question. Ces délais
peuvent être prolongés d’un commun accord. 3. Ces mesures de sauvegarde sont limitées, dans leur champ d’application et leur durée, à ce qui est strictement indispensable pour remédier à la situation. Par priorité devront être choisies les mesures qui perturbent le moins le fonctionnement du présent Accord.
Art. 48 Mesures en cas de crise En cas de situation où le trafic à travers l’arc alpin serait gravement perturbé en raison de force majeure, par exemple en cas de catastrophe naturelle, les Parties contractantes prendront, de façon concertée, chacune pour son territoire, toutes les dispositions utiles possibles pour permettre l’acheminement de ce trafic. Un traite- ment prioritaire sera accordé à certains transports sensibles comme les denrées périssables.
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Titre V Dispositions générales et finales
Art. 49 Mise en œuvre de l’accord 1. Les Parties contractantes prennent toutes les mesures générales ou particulières propres à assurer l’exécution des obligations du présent Accord. 2. Elles s’abstiennent de toute mesure susceptible de mettre en péril la réalisation des objectifs du présent Accord. 3. Les dispositions du présent Accord relatives aux limites de poids maximal auto- risé pour les véhicules articulés et les trains routiers et à la tarification des transports seront mises en œuvre selon une procédure en deux étapes, du 1er janvier 2001 au 31 décembre 2004 et à partir du 1er janvier 2005.
Art. 50 Mesures de rééquilibrage Si une Partie contractante constate que l’autre Partie contractante ne respecte pas les obligations fixées dans le présent Accord, ou que celle-ci ne met pas en œuvre une décision du Comité mixte, la Partie contractante lésée peut, après consultation au sein du Comité mixte, prendre les mesures appropriées pour maintenir l’équilibre du présent Accord. Les Parties contractantes fournissent au Comité mixte tous les éléments utiles pour permettre un examen approfondi de la situation.
Art. 51 Comité mixte
1. Il est institué un Comité mixte, dénommé «Comité des transports terrestres
Communauté/Suisse», composé de représentants des Parties contractantes, qui est responsable de la gestion et de la bonne application du présent Accord. A cet effet, il formule des recommandations. Il prend des décisions dans les cas prévus à l’accord; l’exécution de ces décisions est effectuée par les Parties contractantes selon leurs règles propres. Le Comité mixte se prononce d’un commun accord. 2. En particulier, le Comité mixte assure le suivi et l’application des dispositions du présent Accord et notamment des art. 27 § 6, 33, 34, 35, 36, 39, 40, 42, 45, 46, 47 et 54. Il met en œuvre les clauses d’adaptation et de révision visées aux art. 52 et 55. 3. Aux fins de la bonne exécution du présent Accord, les Parties contractantes pro- cèdent régulièrement à des échanges d’informations et, à la demande de l’une d’entre elles, se consultent au sein du Comité mixte. Les Parties contractantes se communiquent mutuellement les données des autorités chargées d’appliquer le pré- sent Accord et notamment de délivrer des autorisations et de procéder aux contrôles. Ces autorités échangent directement leur correspondance. 4. Le Comité mixte adopte par décision son règlement intérieur, qui contient, entre autres dispositions, les modalités de convocation des réunions, de désignation de la Présidence et de définition du mandat de cette dernière. 5. Le Comité mixte se réunit en fonction des besoins et au moins une fois par an. Chaque Partie contractante peut demander la convocation d’une réunion.
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6. Le Comité mixte peut décider de constituer tout groupe de travail ou d’experts pour l’assister dans l’accomplissement de ses tâches. 7. Ce Comité exerce également les fonctions antérieurement exercées par le Comité mixte, dénommé «Comité des transports terrestres Communauté/Suisse», institué par l’art. 18 de l’accord de 1992.
Art. 52 Développement du droit 1. Le présent Accord ne préjuge pas le droit de chaque Partie contractante de modi- fier, sous réserve du respect du principe de la non-discrimination et des dispositions du présent Accord, sa législation interne de façon autonome dans les domaines couverts par le présent Accord. 2. Dès qu’une Partie contractante élabore une nouvelle législation dans un domaine couvert par le présent Accord, elle sollicite de manière informelle l’avis d’experts de l’autre Partie contractante. Pendant la période précédant l’adoption formelle de cette nouvelle législation, les Parties contractantes se tiennent informées et engagent des consultations autant que de besoin. A la demande d’une des Parties contractantes, un échange de vues préliminaire a lieu au sein du Comité mixte, en particulier sur les conséquences qu’une telle modification entraîne sur le fonctionnement de l’accord. 3. Dès l’adoption de la législation modifiée, et au plus tard huit jours après sa publication au Journal officiel des Communautés Européennes ou dans le Recueil officiel des lois fédérales, la Partie contractante concernée notifie à l’autre Partie contractante le texte de ces nouvelles dispositions. A la demande d’une des Parties contractantes, il est procédé à un échange de vues au sein du Comité mixte sur les conséquences de l’amendement quant au fonctionnement du présent Accord au plus tard dans un délai de deux mois après la date de la demande.
4. Le Comité mixte:
– soit adopte une décision portant révision des annexes 1, 3, 4 et 7 ou, si nécessaire, propose la révision des dispositions du présent Accord, afin d’y intégrer, en tant que de besoin sur une base de réciprocité, les modifications intervenues dans la législation concernée; – soit adopte une décision aux termes de laquelle les modifications de la législation concernée sont réputées conformes au présent Accord; – soit décide de toute autre mesure visant à sauvegarder le bon fonctionnement du présent Accord.
5. Le Comité mixte décide des modalités de l’adaptation du présent Accord aux
dispositions pertinentes des accords futurs entre la Communauté ou la Suisse d’une part, et les pays tiers d’autre part, visés aux art. 13 et 19. 6. Pour atteindre les buts visés par le présent Accord, les Parties contractantes pren- nent, selon le calendrier prévu à l’art. 49, toutes les mesures nécessaires pour que les droits et obligations équivalant à ceux contenus dans les actes juridiques de la Communauté figurant en annexe 1 trouvent application dans leurs relations.
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Art. 53 Confidentialité Les représentants, experts et autres agents de Parties contractantes sont tenus, même après la cessation de leurs fonctions, de ne pas divulguer les informations, obtenues dans le cadre du présent Accord, et qui par leur nature sont couverts par le secret professionnel.
Art. 54 Règlement des différends Chaque Partie contractante peut soumettre un différend relatif à l’interprétation ou à l’application du présent Accord au Comité mixte. Celui-ci s’efforce de régler le dif- férend. Tous les éléments d’information utiles pour permettre un examen approfondi de la situation en vue de trouver une solution acceptable sont fournis au Comité mixte. A cet effet, le Comité mixte examine toutes les possibilités permettant de maintenir le bon fonctionnement du présent Accord.
Art. 55 Révision de l’accord 1. Si une Partie contractante désire une révision des dispositions du présent Accord, elle en informe le Comité mixte. Sous réserve des par. 2 et 3 ci-dessous, la modifi- cation du présent Accord entrera en vigueur après l’accomplissement des procédures internes respectives.
2. Les annexes 1, 3, 4 et 7 peuvent être modifiées, par une décision du Comité
mixte conformément à l’art. 51, par. 1, pour tenir compte de l’évolution de la légis- lation communautaire dans la matière.
3. Les annexes 5, 6, 8, et 9 peuvent être modifiées, par une décision du Comité
mixte conformément à l’art. 51, par. 1.
Art. 56 Annexes Les annexes 1 à 10 font partie intégrante du présent Accord.
Art. 57 Champ d’application territorial Le présent Accord s’applique, d’une part, aux territoires où le Traité instituant la Communauté européenne est applicable et dans les conditions prévues dans ce Traité et, d’autre part, au territoire de la Suisse.
Art. 58 Clauses finales 1. Le présent Accord sera ratifié ou approuvé par les Parties contractantes selon les procédures qui leur sont propres. Il entrera en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la dernière notification du dépôt des instruments de ratification ou d’approbation de tous les sept accords suivants: – accord sur le transport de marchandises et de voyageurs par rail et par route, – accord sur la libre circulation des personnes5,
5 RS 0.142.112.681; RO 2002 1529
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– accord sur le transport aérien6, – accord relatif aux échanges de produits agricoles7, – accord sur la reconnaissance mutuelle en matière d’évaluation de la confor- – accord sur certains aspects relatifs aux marchés publics9, – accord sur la coopération scientifique et technologique10. 2. Le présent Accord est conclu pour une période initiale de sept ans. Il est recon- duit pour une durée indéterminée à moins que la Communauté ou la Suisse ne noti- fie le contraire à l’autre Partie contractante, avant l’expiration de la période initiale. En cas de notification, les dispositions du par. 4 s’appliquent.
3. La Communauté ou la Suisse peut dénoncer le présent Accord en notifiant sa
décision à l’autre Partie contractante. En cas de notification, les dispositions du par. 4 s’appliquent. 4. Les sept accords mentionnés dans le par. 1 cessent d’être applicables six mois après la réception de la notification relative à la non reconduction visée au par. 2 ou à la dénonciation visée au par. 3.
Fait à Luxembourg, le vingt et un juin de l’an mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, en double exemplaire en langues allemande, anglaise, danoise, espagnole, finnoise, française, grecque, italienne, néerlandaise, portugaise et suédoise, chacun de ces textes faisant également foi.
Pour la Confédération suisse: Pour la Communauté européenne: Pascal Couchepin Joschka Fischer Joseph Deiss Hans van den Broek
6 RS 0.748.127.192.68; RO 2002 1705 7 RS 0.916.026.81; RO 2002 ... 8 RS 0.946.526.81; RO 2002 ... 9 RS 0.172.052.68; RO 2002 ... 10 RS 0.420.513.1; RO 2002 ...
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Liste des annexes Annexe 1 art. 5, § 2, 6, 7, § 1, 24, § 1, 25, § 5 et 27, § 2: dispositions applicables Annexe 2 art. 8, § 5: modalités d’application des redevances prévues à l’art. 8 Annexe 3 art. 9, § 1: modèle de licence pour le transport international de marchandises par route Annexe 4 art. 9, § 3: liste des transports libérés de tout régime de licence ou d’autorisation Annexe 5 art. 12 et 13: liste des droits existants découlant des accords bilatéraux en vigueur Annexe 6 art. 15, § 2: exemptions à la limite des poids et de l’interdiction de circuler la nuit et le dimanche Annexe 7 art. 17, 18 et 21: services des transports internationaux de voyageurs et procédures relatives aux autorisations Annexe 8 art. 19 et 20: liste des droits existants découlant des accords bilatéraux en vigueur Annexe 9 art. 36: paramètres de qualité des services de transport ferroviaire et combiné Annexe 10 art. 40, § 1: modalités d’application des redevances prévues à l’art. 40
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Annexe 1
Dispositions applicables Conformément à l’art. 52, par. 6, du présent Accord la Suisse applique des dispositions légales équivalentes aux dispositions mentionnées ci-dessous: Dispositions pertinentes de l’acquis communautaire Section 1 – Directive 96/26/CE du Conseil, du 29 avril 1996, concernant l’accès à la profession de transporteur de marchandises et de transporteur de voyageurs par route ainsi que la reconnaissance mutuelle des diplômes, certificats et autres titres visant à favoriser l’exercice effectif de la liberté d’établissement de ces transporteurs dans le domaine des transports nationaux et internatio- naux (Journal officiel des Communautés européennes no L 124 du 23.5.1996, p. 1) modifié en dernier lieu par la directive 98/76/CE du Con- seil, du 1er octobre 1998 (Journal officiel des Communautés européennes no L 277 du 14.10.1998, p. 17). Section 2 – Règlement (CEE) no 3821/85 du Conseil, du 20 décembre 1985, concernant l’appareil de contrôle dans le domaine des transports par route (Journal offi- ciel des Communautés européennes no L 370 du 31.12.1985, p. 8) modifié en dernier lieu par le règlement (CE) no 2135/98 du Conseil, du 24 septem- bre 1998 (Journal officiel des Communautés européennes no L 274 du 9.10.1998, p. 1). – Règlement (CEE) no 3820/85 du Conseil du 20 décembre 1985 relatif à l’harmonisation de certaines dispositions en matière sociale dans le domaine des transports par route (Journal officiel des Communautés européennes no L 370 du 31.12.1985, p. 1) ou des règles équivalentes établies par l’accord AETR comprenant ses amendements. – Directive 88/599/CEE du Conseil, du 23 novembre 1988, sur des procédures uniformes concernant l’application du règlement (CEE) no 3820/85 relatif à l’harmonisation de certaines dispositions en matière sociale dans le domaine des transports par route et du règlement (CEE) no 3821/85 concernant l’appareil de contrôle dans le domaine des transports par route (Journal offi- ciel des Communautés européennes no L 325 du 29.11.1988, p. 55) modifié en dernier lieu par le règlement (CE) no 2135/98 du Conseil, du 24 septem- bre 1998 (Journal officiel des Communautés européennes no L 274 du 9.10.1998, p. 1). – Directive 76/914/CEE du Conseil, du 16 décembre 1976, concernant le niveau minimal de la formation de certains conducteurs de véhicules de
transport par route (Journal officiel des Communautés européennes no L 357 du 29.12.1976, p. 36).
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Section 3 – Directive 96/53/CE du Conseil, du 25 juillet 1996, fixant, pour certains véhicules routiers circulant dans la Communauté, les dimensions maximales autorisées en trafic national et international et les poids maximaux autorisés en trafic international (Journal officiel des Communautés européennes no L
235 de 17.9.1996, p. 59).
– Directive 96/96/CE du Conseil, du 20 décembre 1996, concernant le rappro- chement des législations des Etats membres relatives au contrôle technique des véhicules à moteur et de leurs remorques (Journal officiel des Commu- nautés européennes no L 46 du 17.2.1997, p. 1). – Directive 91/542/CE du Conseil, du 1er octobre 1991, modifiant la directive 88/77/CEE concernant le rapprochement des législations des Etats membres relatives aux mesures contre les émissions de gaz polluants provenant des moteurs Diesel destinés à la propulsion des véhicules (Journal officiel des Communautés européennes no L 295 du 25.10.1991, p. 1). – Directive 92/6/CEE du Conseil, du 10 février 1992, relative à l’installation et à l’utilisation, dans la Communauté, de limiteurs de vitesse sur certaines catégories de véhicules à moteur (Journal officiel des Communautés euro- péennes no L 57 du 23.2.1992, p. 27). – Directive 92/24/CEE du Conseil, du 31 mars 1992, relative aux dispositifs limiteurs de vitesse ou à des systèmes de limitation de vitesse similaires montés sur certaines catégories de véhicules à moteur (Journal officiel des Communautés européennes no L 129 du 14.5.1992, p. 154). – Directive 92/97/CEE du Conseil, du 10 novembre 1992, modifiant la direc- tive 70/157/CEE concernant le rapprochement des législations des Etats membres relatives au niveau sonore admissible et au dispositif d’échappement des véhicules à moteur (Journal officiel des Communautés européennes no L 371 du 19.12.1992, p. 1). – Directive 94/55/CE du Conseil, du 21 novembre 1994, relative au rappro- chement des législations des Etats membres concernant le transport des mar- chandises dangereuses par route (Journal officiel des Communautés euro- péennes no L 319 du 12.12.1994, p. 7). – Directive 95/50/CE du Conseil, du 6 octobre 1995, concernant des procédu- res uniformes en matière de contrôle des transports de marchandises dange- reuses par route (Journal officiel des Communautés européennes no L 249 du 17.10.1995, p. 35). – Directive 96/35/CE du Conseil, du 3 juin 1996, concernant la désignation ainsi que la qualification professionnelle de conseillers à la sécurité pour le transport par route, par rail ou par voie navigable de marchandises dange- reuses (Journal officiel des Communautés européennes no L 145 du 19.6.1996, p. 10). – Directive 96/86/CE de la Commission, du 13 décembre 1996, portant adap-
tation au progrès technique de la directive 94/55/CE du Conseil relative au rapprochement des législations des Etats membres concernant le transport
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des marchandises dangereuses par route (Journal officiel des Communautés européennes no L 335 du 24.12.1996, p. 43). Section 4 – Directive 95/18/CE du Conseil, du 19 juin 1995, concernant les licences des entreprises ferroviaires (Journal officiel des Communautés européennes no L
143 du 27.6.1995, p. 70).
– Directive 95/19/CE du Conseil, du 19 juin 1995, concernant la répartition des capacités d’infrastructure ferroviaire et la perception de redevances d’utilisation de l’infrastructure (Journal officiel des Communautés euro- péennes no L 143 du 27.6.1995, p. 75). – Directive 91/440/CEE du Conseil, du 29 juillet 1991, relative au dévelop- pement de chemins de fer communautaires (Journal officiel des Commu- nautés européennes no L 237 du 24.8.1991, p. 25). Section 5 – Directive 92/82/CEE du Conseil, du 19 octobre 1992, concernant le rappro- chement des taux d’accises sur les huiles minérales (Journal officiel des Communautés européennes no L 316 du 31.10.1992, p. 19). – Directive 96/49/CE du Conseil, du 23 juillet 1996, relative au rapproche- ment des législations des Etats membres concernant le transport de mar- chandises dangereuses par chemin de fer (Journal officiel des Communautés européennes no L 235 du 17.9.1996, p. 25). – Directive 96/87/CE de la Commission, du 13 décembre 1996, portant adap- tation au progrès technique de la directive 96/49/CE du Conseil relative au rapprochement des législations des Etats membres concernant le transport de marchandises dangereuses par chemin de fer (Journal officiel des Commu- nautés européennes no L 335 du 24.12.1996, p. 45).
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Annexe 2
Modalités d’application des redevances prévues à l’art. 8
1. La redevance suisse pour les véhicules dont le poids total effectif en charge
dépasse 28 t et disposant de l’autorisation visée à l’art. 8, par. 2, s’élève au maxi- mum à: – 180 CHF pour un déplacement effectué en transit à travers le territoire de la Suisse; – 70 CHF pour un déplacement bilatéral aller-retour depuis ou vers le terri- toire de la Suisse.
2. La redevance suisse maximale pour les véhicules disposant de l’autorisation
visée à l’art. 8, par. 3, et dont le poids total effectif en charge dépasse 34 t mais ne dépasse pas 40 t, et qui parcourent un trajet de 300 km traversant la chaîne alpine, s’élèvera à 252 CHF pour un véhicule ne respectant pas les normes EURO,
211 CHF pour un véhicule respectant la norme EURO I et 178 CHF pour un véhi-
cule respectant au moins la norme EURO II. La redevance est appliquée selon les modalités définies à l’art. 40.
3. La redevance suisse maximale pour les véhicules disposant de l’autorisation
visée à l’art. 8, par. 4, et dont le poids total effectif en charge dépasse 34 t mais ne dépasse pas 40 t, et qui parcourent un trajet de 300 km traversant la chaîne alpine, s’élèvera à 300 CHF pour un véhicule ne respectant pas les normes EURO,
240 CHF pour un véhicule respectant la norme EURO I et 210 CHF pour un véhi-
cule respectant au moins la norme EURO II. La redevance est appliquée selon les modalités définies à l’art. 40.
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Annexe 3
Communauté européenne (a) (Papier fort de couleur bleue – dimensions DIN A4) (Première page de la licence) (Texte libellé dans la, les ou une des langues officielles de l’Etat membre qui délivre la licence)
Etat qui délivre la licence Dénomination de l’autorité ou de l’organisme compétent Signe distinctif du pays11
Licence No ........ pour le transport international de marchandises par route pour compte d’autrui La présente licence autorise12 ..................................................................................... ..................................................................................................................................... ..................................................................................................................................... ..................................................................................................................................... à effectuer, sur toutes les relations de trafic, pour les trajets effectués sur le territoire de la Communauté, des transports internationaux de marchandises par route pour compte d’autrui tels que définis dans le règlement (CEE) no 881/92 du Conseil, du 26 mars 1992, et dans les dispositions générales de cette licence. Observations particulières: .......................................................................................... ..................................................................................................................................... .....................................................................................................................................
La présente licence est valable du ................. au ...................................................... Délivrée à....................................................... le........................................................ ..........................................................
11 Signe distinctif du pays: (A) Autriche (à partir du 1er janvier 1997), (B) Belgique, (DK) Danemark, (D) Allemagne, (GR) Grèce, (E) Espagne, (F) France, (FIN) Finlande, (IRL) Irlande, (I) Italie, (L) Luxembourg, (NL) Pays-Bas, (P) Portugal, (S) Suède, (UK) Royaume-Uni.
12 Nom ou raison sociale et adresse complète du transporteur.
13 Signature et cachet de l’autorité ou de l’organisme compétent qui délivre la licence.
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(Deuxième page de la licence) (Texte libellé dans la, les ou une des langues officielles de l’Etat membre qui délivre la licence)
Dispositions générales La présente licence est délivrée en vertu du règlement (CEE) no 881/92 du Conseil, du 26 mars 1992, concernant l’accès au marché des transports de marchandises par route dans la Communauté exécutés au départ ou à destination du territoire d’un Etat membre, ou traversant le territoire d’un ou de plusieurs Etats membres14. Elle permet d’effectuer, sur toutes les relations de trafic, pour les trajets effectués sur le territoire de la Communauté et, le cas échéant, dans les conditions qu’elle fixe, des transports internationaux de marchandises par route pour compte d’autrui: – dont le point de départ et le point d’arrivée se trouvent dans deux Etats membres différents, avec ou sans transit par un ou plusieurs Etats membres ou pays tiers, – au départ d’un Etat membre et à destination d’un pays tiers et vice-versa, avec ou sans transit par un ou plusieurs Etats membres ou pays tiers, – entre pays tiers traversant en transit le territoire d’un ou plusieurs Etats membres, ainsi que les déplacements à vide en relation avec ces transports. Dans le cas d’un transport au départ d’un Etat membre et à destination d’un pays tiers et vice-versa, la présente licence est valable, pour le trajet effectué sur le terri- toire de l’Etat membre de chargement ou de déchargement, dès la conclusion de l’accord nécessaire entre la Communauté et le pays tiers en question conformément au règlement (CEE) no 881/92. Elle est personnelle et ne peut être transférée à un tiers. Elle peut être retirée par l’autorité compétente de l’Etat membre qui l’a délivrée lorsque le transporteur a notamment: – omis de respecter toutes les conditions auxquelles l’utilisation de la licence était soumise, – fourni des informations inexactes au sujet de données qui étaient nécessaires pour la délivrance ou le renouvellement de la licence. L’original de la licence doit être conservé par l’entreprise de transport. Une copie certifiée conforme de la licence doit se trouver à bord du véhicule15. Elle doit, dans le cas d’un ensemble de véhicules couplés, accompagner le véhicule à moteur. Elle couvre l’ensemble des véhicules couplés même si la remorque ou la semi-remorque n’est pas immatriculée ou admise à la circulation au nom du titulaire de la licence ou qu’elle est immatriculée ou admise à la circulation d’un autre Etat.
La licence doit être présentée à toute réquisition des agents chargés du contrôle.
14 JO CE L 95 du 9.4.1992, p. 1.
15 Par «véhicule» il faut entendre un véhicule à moteur immatriculé dans un Etat membre ou un ensemble de véhicules couplés dont au moins le véhicule à moteur est immatriculé dans un Etat membre, destinés exclusivement au transport de marchandises.
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Le titulaire est tenu de respecter sur le territoire de chaque Etat membre les disposi- tions législatives, réglementaires et administratives en vigueur dans cet Etat, notam- ment en matière de transport et de circulation.
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Annexe 4
Transports libérés de tout régime de licence et de toute autorisation de transport 1. Les transports postaux qui sont effectués dans le cadre d’un régime de service public.
2. Les transports de véhicules endommagés ou en panne.
3. Les transports de marchandises par véhicule automobile dont le poids total en
charge autorisé, y compris celui des remorques, ne dépasse pas 6 t ou dont la charge utile autorisée, y compris celle des remorques, ne dépasse pas 3,5 t.
4. Les transports de marchandises par véhicule automobile dans la mesure où les
conditions suivantes sont remplies: a) les marchandises transportées doivent appartenir à l’entreprise ou avoir été vendues, achetées, données ou prises en location, produites, extraites, transformées ou réparées par elle; b) le transport doit servir à amener les marchandises vers l’entreprise, à les expédier de cette entreprise, à les déplacer soit à l’intérieur de l’entreprise, soit pour ses propres besoins à l’extérieur de l’entreprise; c) les véhicules automobiles utilisés pour ce transport doivent être conduits par le personnel propre de l’entreprise; d) les véhicules transportant les marchandises doivent appartenir à l’entreprise ou avoir été achetés par elle à crédit ou être loués à condition que, dans ce dernier cas, ils remplissent les conditions prévues par la directive 84/647/CEE du Conseil, du 19 décembre 1984, relative à l’utilisation de véhicules loués sans chauffeur dans le transport de marchandises par route. Cette disposition n’est pas applicable en cas d’utilisation d’un véhicule de rechange pendant une panne de courte durée du véhicule normalement utili- sé; e) le transport ne doit constituer qu’une activité accessoire dans le cadre de l’ensemble des activités de l’entreprise. 5. Les transports de médicaments, d’appareils et d’équipements médicaux ainsi que d’autres articles nécessaires en cas de secours d’urgence, notamment en cas de catastrophes naturelles.
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Annexe 5
Inventaire des dispositions contenues dans les accords bilatéraux routiers conclus par la Suisse avec les différents Etats membres de la Communauté relatives au transport de marchandises en trafic triangulaire
Pays Accord signé le Entrée en vigueur le Conditions
Allemagne 17.12.195316 1.2.1954 art. 7 selon le droit national: trafic triangulaire proprement dit autorisé; trafic triangulaire improprement dit interdit. Autriche 22.10.195817 4.4.1959 art. 8 Les entrepreneurs ayant le droit d’effectuer des transports de marchandises sont autorisés à transporter, au moyen de véhicules imma- triculés dans l’un des Etats contractants: a. Des marchandises à destination ou en provenance d’un des Etats. Trafic triangulaire proprement dit autorisé; trafic triangulaire improprement dit interdit. Belgique 25.2.197518 24.7.1975 art. 4, ch. 1, let. b Trafic triangulaire proprement dit autorisé; trafic triangulaire improprement dit interdit. Danemark 27.8.198119 25.3.1982 art. 4, ch. 2 Les transports au départ d’un pays tiers à destination de l’autre Partie contractante ou au départ de l’autre Partie contractante à destination d’un pays tiers sont soumis à autorisation délivrée au cas par cas par l’autre Partie contractante. Espagne 23.1.196320 21.8.1963 Protocole du 29 octobre 1971 Transport triangulaire proprement dit admis; transport triangulaire improprement dit interdit. Finlande 16.1.198021 28.5.1981 art. 6, ch. 2, et Procès-verbal de la réunion de la Commission mixte helvético-finlan- daise des 23 et 24 mai 1989 ad point 2.2: trafics triangulaires proprement dit et impro- prement dit admis moyennant autorisation.
16 RS 0.741.619.136; RO 1954 449 17 RS 0.741.619.163; RO 1959 329 18 RS 0.741.619.172; RO 1975 1442 19 RS 0.741.619.314; RO 1982 921 20 RS 0.741.619.332; RO 1963 759 21 RS 0.741.619.345; RO 1981 518
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Pays Accord signé le Entrée en vigueur le Conditions
France 20.11.195122 1.4.1952 Selon le droit national. Transporteurs suisses: transports triangulaires proprement dit et improprement dit interdits en France. Transporteurs français: transports triangulaires proprement dit et improprement dit autorisés en Suisse. Grèce 8.8.197023 6.9.1971 art. 3 et Procès-verbal de la réunion de la Commission mixte helvético-grecque qui s’est réunie du 11 au 13 décembre 1972 = transports triangulaires proprement dit et improprement dit admis (autorisations spéciales contingentées). Italie –– –– Procès verbal de la réunion de la Commis- sion mixte Suisse-Italie du 14 juin 1993 Transporteurs suisses: autorisations contin- gentées pour le trafic triangulaire proprement dit. Le trafic triangulaire improprement dit est interdit. Transporteurs italiens: transport triangulaire proprement dit admis sans autorisation. Autorisations contingentées pour le trafic triangulaire improprement dit. Irlande –– –– Selon le droit national. Transporteurs suisses: Transports triangulaires proprement dit et improprement dit interdits sauf autorisation délivrée par les autorités irlandaises. Transporteurs irlandais: Transports triangulaires proprement dit et improprement dit admis en trafic avec la Suisse. Luxembourg 17.5.197224 1.6.1972 L’accord ne s’applique qu’au transport de voyageurs. Aucun arrangement n’a été convenu en ce qui concerne le transport de marchandises. Transports triangulaires admis selon le droit national. (Application du principe de la réciprocité). Transports triangulaires proprement dit et improprement dit admis. Pays-Bas 20.5.195225 15.6.1952 L’accord ne s’applique qu’au transport de voyageurs. Aucun arrangement n’a été convenu en ce qui concerne le transport de marchandises. Transports triangulaires admis selon le droit national. (Application du principe de la réciprocité). Transports triangulaires proprement dit et improprement dit admis.
22 RS 0.741.619.349.1; RO 1952 623 23 RS 0.741.619.372; RO 1971 1628 24 RS 0.741.619.518; RO 1972 2424 25 RS 0.741.619.636; RO 1952 603
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Pays Accord signé le Entrée en vigueur le Conditions
Portugal 28.6.197326 1.1.1974 Transports triangulaires proprement dit et improprement dit libéralisés en vertu de la décision prise par la réunion de la Commis- sion mixte helvético-portugaise du 6 juin 1996. Royaume-Uni 20.12.197427 21.11.1975 art. 3, let. b Transport triangulaire proprement dit admis. Transport triangulaire improprement dit interdit. Suède 12.12.197328 22.4.1974 art. 4, ch. 1 et 2 Transports triangulaires admis moyennant autorisation spéciale contingentée. Trafic triangulaire proprement dit = lorsque le véhicule transite, selon l’itinéraire normal, le pays dans lequel il est immatriculé. P. ex. véhicule suisse effectuant un transport d’Allemagne en Italie en transit par la Suisse. Trafic triangulaire improprement dit = lorsque le véhicule ne transite pas le pays dans lequel il est immatriculé. P. ex. un véhicule suisse effectuant un transport d’Allemagne en Italie en transit par l’Autriche.
26 RS 0.741.619.654; RO 1974 237 27 RS 0.741.619.367; RO 1975 2477 28 RS 0.741.619.714; RO 1974 1014
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Annexe 6
Exemptions à la limite de poids et à l’interdiction de circuler la nuit et le dimanche I. Exemption à la limite de poids pendant la période se terminant le 31 décembre 2004 Pour des courses en provenance de l’étranger à destination de la zone suisse proche de la frontière29 (et inversement), des exceptions sont autorisées, sans émolument, pour des marchandises quelconques jusqu’à un poids total de 40 t et pour le trans- port de conteneurs ISO de 40 pieds en trafic combiné, jusqu’à concurrence de 44 t. Pour des raisons de construction de routes, certains bureaux de douane appliquent des poids inférieurs.
II. Autres exemptions à la limite de poids Pour des courses en provenance de l’étranger à destination d’un lieu situé au-delà de la zone suisse proche de la frontière30 (et inversement) et pour le transit à travers la Suisse, un poids total effectif en charge supérieur au poids maximal autorisé en Suisse peut aussi être autorisé, pour les transports non visés à l’art. 8: a) pour le transport de marchandises indivisibles lorsque, malgré l’emploi d’un véhicule approprié, les prescriptions ne peuvent pas être respectées; b) pour les transferts ou l’emploi de véhicules spéciaux, notamment de véhicu- les de travail qui, en raison de l’usage auquel ils sont destinés, ne peuvent être adaptés aux prescriptions sur le poids; c) pour les transports de véhicules endommagés ou à dépanner, en cas d’urgence; d) pour les transports de produits destinés à l’avitaillement des avions (catering); e) pour les parcours routiers initiaux et terminaux d’un transport combiné, en règle générale dans un rayon de 30 km à partir du terminal.
29 La zone proche de la frontière est définie dans l’Annexe 4 au compte rendu de la 5e réunion du Comité mixte institué dans le cadre de l’accord de 1992, tenue à Bruxelles le 2 avril 1998. En règle générale, il s’agit d’une zone ayant un rayon de 10 km mesuré à partir du bureau de douane. 30 La zone proche de la frontière est définie dans l’Annexe 4 au compte rendu de la 5e réunion du Comité mixte institué dans le cadre de l’accord de 1992, tenue à Bruxelles le 2 avril 1998. En règle générale, il s’agit d’une zone ayant un rayon de 10 km mesuré à partir du bureau de douane.
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III. Exemption à l’interdiction de circuler la nuit et le dimanche Les exceptions suivantes à l’interdiction de circuler le dimanche et la nuit sont pré- vues: a) sans autorisation spéciale: – les courses effectuées pour assurer les premiers secours en cas de catastrophe, – les courses effectuées pour assurer les premiers secours en cas d’accident d’exploitation, notamment dans les entreprises de transports publics et dans le trafic aérien; b) avec autorisation spéciale: Pour les transports de marchandises qui, par leur nature, justifient des cour- ses de nuit et, pour des motifs fondés, le dimanche: – de produits agricoles périssables (par exemple des baies, des fruits ou légumes, des plantes (fleurs coupées incluses) ou des jus de fruits fraî- chement pressés) pendant toute l’année calendrier, – des porcs d’abattage et de la volaille d’abattage, – du lait frais et des produits laitiers périssables, – du matériel de cirque, des instruments de musique d’un orchestre, des décors de théâtre, etc., – des quotidiens comprenant une partie rédactionnelle et des envois pos- taux dans le cadre du mandat légal de prestations. En vue de faciliter les procédures d’autorisation, des autorisations valables jusqu’à
12 mois pour n’importe quel nombre de courses peuvent être délivrées pour autant
que toutes les courses soient de même nature.
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Annexe 7
Transport international de passagers en autocar et autobus
Art. 1 Définitions Aux fins du présent Accord, les définitions figurant ci-après s’appliquent:
1. Services réguliers
1.1 Les services réguliers sont les services qui assurent le transport de
voyageurs selon une fréquence et sur une relation déterminées, les voyageurs pouvant être pris en charge et déposés à des arrêts préala- blement fixés. Les services réguliers sont accessibles à tout le monde, nonobstant, le cas échéant, l’obligation de réserver. Le caractère régulier du service n’est pas affecté par le fait d’une adap- tation des conditions d’exploitation du service.
1.2 Quel que soit l’organisateur des transports, sont également considérés
comme services réguliers ceux qui assurent le transport de catégories déterminées de voyageurs, à l’exclusion d’autres voyageurs, dans la mesure où ces services sont effectués aux conditions indiquées au point
1.1. De tels services sont dénommés «services réguliers spécialisés».
Les services réguliers spécialisés comprennent notamment: a) le transport «domicile-travail» des travailleurs; b) le transport «domicile-établissement» d’enseignement des scolaires et étudiants; c) le transport «Etat d’origine-lieu de casernement» des militaires et de leurs familles. Le caractère régulier des services spécialisés n’est pas affecté par le fait que l’organisation du transport est adaptée aux besoins variables des utilisateurs.
1.3 L’organisation de services parallèles ou temporaires, captant la même
clientèle que les services réguliers existants, la non-desserte de certains arrêts ou la desserte d’arrêts supplémentaires par des services réguliers existants sont soumises aux mêmes règles que ces derniers.
2. Services occasionnels
2.1 Les services occasionnels sont les services qui ne répondent pas à la
définition des services réguliers, y compris les services réguliers spé- cialisés, et qui sont notamment caractérisés par le fait qu’ils transpor- tent des groupes constitués à l’initiative d’un donneur d’ordre ou du transporteur lui-même. L’organisation de services parallèles ou temporaires comparables aux services réguliers existants et captant la même clientèle que ces derniers est soumise à autorisation selon la procédure établie à la section I.
2.2 Les services visés au présent point 2 ne perdent pas le caractère de
services occasionnels par le fait qu’ils sont effectués avec une certaine fréquence.
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2.3 Les services occasionnels peuvent être exploités par un groupe de
transporteurs agissant pour compte du même donneur d’ordre. Les noms de ces transporteurs ainsi que, le cas échéant, les points de correspondance en cours de route sont communiqués aux autorités compétentes des Etats membres de la Communauté européenne concer- nés et de la Suisse, selon les modalités à déterminer par le Comité mixte.
3. Transport pour compte propre
Les transports pour compte propre sont les transports effectués, à des fins non lucratives et non commerciales, par une personne physique ou morale, à condition que: – l’activité de transport ne constitue qu’une activité accessoire pour cette personne physique ou morale, – les véhicules utilisés soient la propriété de cette personne physique ou morale, ou aient été achetés à tempérament par elle, ou aient fait l’objet d’un contrat de location à long terme, et soient conduits par un membre du personnel de cette personne physique ou morale ou par la personne physique elle-même.
Section I Services réguliers soumis à autorisation
Art. 2 Nature de l’autorisation 1. L’autorisation est établie au nom du transporteur; elle ne peut être transférée par celui-ci à des tiers. Toutefois, le transporteur qui a reçu l’autorisation peut, avec le consentement de l’autorité visée à l’art. 3, par. 1, de la présente annexe, faire effec- tuer le service par un sous-traitant. Dans ce cas, l’autorisation mentionne le nom de ce dernier et son rôle de sous-traitant. Le sous-traitant doit remplir les conditions énoncées à l’art. 17 de l’accord. Dans le cas d’une association d’entreprises pour l’exploitation d’un service régulier, l’autorisation est établie au nom de toutes les entreprises. Elle est délivrée à l’entreprise gérante, avec copie aux autres entreprises. L’autorisation mentionne les noms de tous les exploitants.
2. La durée maximale de validité de l’autorisation est de cinq ans.
3. L’autorisation détermine:
a) le type de service; b) l’itinéraire du service, notamment les lieux de départ et de destination; c) la durée de validité de l’autorisation; d) les arrêts et les horaires.
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4. L’autorisation doit être conforme au modèle établi par le règlement (CE)
no 2121/9831. 5. L’autorisation habilite son ou ses titulaires à effectuer le service régulier sur le territoire des Parties contractantes. 6. L’exploitant d’un service régulier peut utiliser des véhicules de renfort pour faire face à des situations temporaires et exceptionnelles. Dans ce cas, le transporteur doit assurer que les documents suivants se trouvent à bord du véhicule: – une copie de l’autorisation du service régulier, – une copie du contrat conclu entre l’exploitant du service régulier et l’entre- prise qui met à disposition des véhicules de renfort ou un document équiva- lent, – une copie certifiée conforme de la licence communautaire pour les trans- porteurs communautaires ou d’une licence similaire suisse pour les trans- porteurs suisses délivrée à l’exploitant du service régulier.
Art. 3 Introduction des demandes d’autorisation
1. L’introduction des demandes d’autorisation par des opérateurs communautaires
est effectuée en conformité avec les dispositions de l’art. 6 du règlement (CEE) 684/92 tel que modifié par le règlement (CE) no 11/98 et l’introduction des deman- des d’autorisation par des opérateurs suisses est effectuée en conformité avec les dispositions du chap. 5 de l’ordonnance du 25 novembre 1998 sur les concessions pour le transport de voyageurs (OCTV)32. Pour les services exonérés d’autorisation en Suisse mais soumis à autorisation dans la Communauté, l’introduction des demandes d’ autorisation par les opérateurs suisses sera effectuée auprès des autori- tés compétentes suisses si le point de départ de ces services se trouve en Suisse.
2. Les demandes doivent être conformes au modèle établi par le règlement (CE)
no 2121/98.
3. Le demandeur fournit, à l’appui de sa demande d’autorisation, tout renseigne-
ment complémentaire qu’il juge utile ou qui lui est demandé par l’autorité déli- vrante, et notamment un schéma de conduite permettant de contrôler le respect de la réglementation relative aux temps de conduite et de repos ainsi qu’une copie de la licence communautaire pour le transport international de voyageurs par route pour compte d’autrui pour les transporteurs communautaires ou d’une licence similaire suisse pour les transporteurs suisses délivrée à l’exploitant du service régulier.
31 Règlement (CEE) no 2121/98 de la Commission, du 2 octobre 1998, portant modalités d’application des règlements (CEE) no 684/92 et (CE) no 12/98 du Conseil en ce qui concerne les documents pour les transports de voyageurs effectués par autocar et autobus publié au Journal officiel des Communautés européennes L 268 du 3.10.1998, p. 10. 32 RS 744.11
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Art. 4 Procédure d’autorisation 1. L’autorisation est délivrée en accord avec les autorités compétentes des Parties contractantes sur le territoire desquelles des voyageurs sont pris en charge ou dépo- sés. L’autorité délivrante fournit à ces dernières – ainsi qu’aux autorités compétentes des Etats membres de la Communauté dont le territoire est traversé sans prise en charge ni dépose de voyageurs – en même temps que son appréciation, une copie de la demande et de tous autres documents utiles.
2. Les autorités compétentes de la Suisse et des Etats membres de la Communauté
dont l’accord a été demandé font connaître leur décision à l’autorité délivrante dans un délai de deux mois. Ce délai est calculé à partir de la date de réception de la demande d’avis qui figure dans l’accusé de réception. Si l’autorité délivrante n’a pas reçu de réponse dans ce délai, les autorités consultées sont réputées avoir donné leur accord et l’autorité délivrante accorde l’autorisation. 3. Sous réserve des par. 7 et 8, l’autorité délivrante prend une décision dans un délai de quatre mois à compter de la date d’introduction de la demande par le trans- porteur.
4. L’autorisation est accordée à moins que:
a) le demandeur ne soit pas en mesure d’exécuter le service faisant l’objet de la demande avec du matériel dont il a la disposition directe; b) le demandeur n’ait pas, dans le passé, respecté les réglementations natio- nales ou internationales en matière de transports routiers, en particulier les conditions et prescriptions relatives aux autorisations de services de trans- ports internationaux de voyageurs, ou ait commis de graves infractions aux réglementations en matière de sécurité routière, notamment en ce qui concerne les normes applicables aux véhicules et les temps de conduite et de repos des conducteurs; c) dans le cas d’une demande de renouvellement d’autorisation, les conditions de l’autorisation n’aient pas été respectées; d) il soit établi que le service qui en fait l’objet compromettrait directement l’existence des services réguliers déjà autorisés, sauf dans le cas où les servi- ces réguliers en cause ne sont exploités que par un seul transporteur ou groupe de transporteurs; e) il apparaisse que l’exploitation des services qui en font l’objet vise unique- ment les services les plus lucratifs parmi les services existants sur les liaisons concernées; f) l’autorité compétente d’une Partie contractante ne décide, sur la base d’une analyse détaillée, que ledit service affecterait sérieusement la viabilité d’un service ferroviaire comparable sur les tronçons directs concernés. Toute décision prise en application de la présente disposition, ainsi que sa justifi- cation, sont notifiées aux transporteurs concernés. A partir du 1er janvier 2000, dans le cas où un service international par auto- cars et autobus existant affecte sérieusement la viabilité d’un service ferro- viaire comparable sur les tronçons directs concernés, l’autorité compétente d’une Partie contractante peut, avec l’accord du Comité mixte, suspendre ou
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retirer l’autorisation d’exploiter le service international d’autobus et d’auto- cars après avoir donné un préavis de six mois au transporteur. Le fait qu’un transporteur offre des prix inférieurs à ceux offerts par d’autres transporteurs routiers, ou que la liaison en question est déjà exploitée par d’autres transporteurs routiers, ne peut en lui-même constituer une justifica- tion pour refuser la demande. 5. L’autorité délivrante ne peut rejeter les demandes que pour des raisons compati- bles avec le présent Accord. 6. Si la procédure de formation de l’accord visé au par. 1 n’aboutit pas, le Comité mixte peut être saisi. 7. Le Comité mixte, prend, dans les meilleurs délais, une décision qui prend effet dans un délai de trente jours après notification à la Suisse et aux Etats membres de la Communauté intéressés. 8. Une fois accomplie la procédure prévue au présent article, l’autorité délivrante en informe toutes les autorités visées au par. 1 et leur envoie, le cas échéant, une copie de l’autorisation.
Art. 5 Délivrance et renouvellement de l’autorisation 1. Au terme de la procédure visée à l’art. 4 de la présente annexe, l’autorité déli- vrante accorde l’autorisation ou rejette formellement la demande. 2. Le rejet d’une demande doit être motivé. Les Parties contractantes garantissent aux transporteurs la possibilité de faire valoir leurs intérêts en cas de rejet de leur demande.
3. L’art. 4 de la présente annexe s’applique, mutatis mutandis, aux demandes de
renouvellement d’une autorisation ou de modification des conditions dans lesquelles les services soumis à autorisation doivent être effectués. Dans les cas d’une modification de moindre importance des conditions d’exploi- tation, en particulier d’une adaptation des fréquences, des tarifs et des horaires, il suffit que l’autorité délivrante communique ladite information aux autorités compé- tentes de l’autre Partie contractante.
Art. 6 Caducité de l’autorisation La procédure à suivre en matière de caducité de l’autorisation est conforme aux dispositions de l’art. 9 du règlement (CEE) no 684/92 et de l’art. 44 de l’OCTV.
Art. 7 Obligations des transporteurs 1. Sauf cas de force majeure, l’exploitant d’un service régulier est tenu de prendre, jusqu’à l’échéance de l’autorisation, toutes les mesures en vue de garantir un service de transport répondant aux normes de continuité, de régularité et de capacité ainsi qu’aux autres conditions fixées par l’autorité compétente conformément à l’art. 2, par. 3, de la présente annexe.
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2. Le transporteur est tenu de publier l’itinéraire du service, les arrêts, les horaires, les tarifs et les autres conditions d’exploitation, dans la mesure où celles-ci ne sont pas fixées par la loi, de façon à ce que ces informations soient facilement accessibles à tous les usagers.
3. La Suisse et les Etats membres de la Communauté concernés ont la faculté
d’apporter, d’un commun accord et en accord avec le titulaire de l’autorisation, des modifications aux conditions d’exploitation d’un service régulier.
Section II Services occasionnels et autres services exemptés d’autorisation
Art. 8 Document de contrôle 1. Les services visés à l’art. 18, par. 1, de l’accord sont exécutés sous le couvert d’un document de contrôle (feuille de route). 2. Les transporteurs effectuant des services occasionnels doivent remplir la feuille de route avant chaque voyage. 3. Les carnets de feuilles de route sont délivrés par les autorités compétentes de la Suisse et de l’Etat membre de la Communauté dans lequel le transporteur est établi ou par des organismes désignés par elles.
4. Le modèle du document de contrôle ainsi que les modalités de son utilisation
sont déterminés par le règlement (CE) no 2121/98.
Art. 9 Attestation L’attestation prévue à l’art. 18, par. 6, de l’accord est délivrée par l’autorité compé- tente de la Suisse ou de l’Etat membre de la Communauté où le véhicule est imma- triculé. Elle est conforme au modèle fixé par le règlement (CE) no 2121/98.
Section III Contrôles et sanctions
Art. 10 Titres de transport 1. Les voyageurs utilisant un service régulier, à l’exclusion des services réguliers spécialisés, doivent être munis, durant tout le voyage, d’un titre de transport, indivi- duel ou collectif, indiquant: – les points de départ et de destination et, le cas échéant, le retour, – la durée de validité du titre de transport, – le prix du transport. 2. Le titre de transport prévu au par. 1 doit être présenté à la demande des agents chargés du contrôle.
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Art. 11 Contrôles sur route et dans les entreprises
1. Dans le cas d’un transport pour compte d’autrui doivent se trouver à bord du
véhicule et être présentées à la demande des agents chargés du contrôle, la copie certifiée conforme de la licence communautaire pour les transporteurs communautai- res ou de la licence similaire suisse pour les transporteurs suisses, ainsi que, suivant la nature du service, l’autorisation (ou une copie conforme de celle-ci) ou la feuille de route. Dans le cas d’un transport pour compte propre, l’attestation (ou une copie conforme de celle-ci) doit se trouver à bord du véhicule et être présentée à la demande des agents chargés du contrôle. Dans le cas des services visés à l’art. 18, par. 2, de l’accord le contrat ou une copie certifiée conforme du contrat tient lieu de document de contrôle. 2. Les transporteurs exploitant des autocars et des autobus affectés aux transports internationaux de voyageurs autorisent tout contrôle visant à assurer que les opéra- tions sont effectuées correctement, notamment en ce qui concerne les temps de conduite et de repos.
Art. 12 Assistance mutuelle
1. Sur demande, les autorités compétentes des Parties contractantes se communi-
quent mutuellement tous renseignements utiles en leur possession sur: – les infractions au présent Accord, ainsi qu’aux autres règles applicables aux services de transport internationaux de voyageurs effectués par autocars et autobus, qui sont commises sur leur territoire par un transporteur d’un autre Partie contractante, ainsi que les sanctions appliquées, – les sanctions appliquées à leurs propres transporteurs pour les infractions commises sur le territoire de l’autre Partie contractante. 2. Les autorités compétentes de la Partie contractante d’établissement du transpor- teur retirent la licence communautaire ou la licence similaire suisse pour les trans- porteurs suisses lorsque le titulaire: – ne remplit plus les conditions prévues à l’art. 17, par. 1, de l’Accord, – a fourni des informations inexactes au sujet de données qui étaient néces- saires pour la délivrance de la licence communautaire ou la licence similaire suisse pour les transporteurs suisses. 3. L’autorité délivrante retire l’autorisation lorsque le titulaire ne remplit plus les conditions qui ont déterminé la délivrance de cette autorisation en vertu du présent Accord, et notamment lorsque les autorités compétentes de la Partie contractante où le transporteur est établi en fait la demande. Elle en avise immédiatement les autori- tés compétentes de l’autre Partie contractante.
4. En cas d’infraction grave ou d’infractions mineures et répétées aux réglemen-
tations relatives au transport et en matière de sécurité routière, notamment en ce qui concerne les normes applicables aux véhicules, les temps de conduite et de repos des conducteurs et l’exécution sans autorisation des services parallèles ou temporaires prévus à l’art. 1, point 2.1, les autorités compétentes de la Partie contractante
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d’établissement du transporteur qui a commis l’infraction peuvent procéder notam- ment au retrait de la licence communautaire ou la licence similaire suisse pour les transporteurs suisses ou à des retraits temporaires et/ou partiels des copies confor- mes de la licence communautaire ou la licence similaire suisse pour les transporteurs suisses. Ces sanctions sont déterminées en fonction de la gravité de l’infraction commise par le titulaire de la licence communautaire ou la licence similaire suisse pour les trans- porteurs suisses et en fonction du nombre total des copies conformes dont il dispose au regard de son trafic international.
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Annexe 8
Inventaire des dispositions contenues dans les accords bilatéraux routiers conclus par la Suisse avec les différents Etats membres de la Communauté relatives à l’octroi des autorisations au transport de voyageurs en trafic triangulaire
Pays Accord signé le Entrée en vigueur le Conditions
Allemagne 17.12.1953 1.2.1954 art. 4 et 5 – selon le droit national – respect de la réciprocité Autriche 22.10.1958 4.4.1959 art. 6 – selon le droit national – respect de la réciprocité Belgique 25.2.1975 24.7.1975 art. 3 – selon le droit national Danemark 27.8.1981 25.3.1982 art. 3 et 5 – selon le droit national Espagne 23.1.1963 21.8.1963 art. 2 et 3 – autorisation expresse de l’autre Partie contractante – d’un commun accord (réciprocité) Finlande 16.1.1980 28.5.1981 art. 3 – selon le droit national France 20.11.1951 1.4.1952 Chap. II – d’un commun accord – respect de la réciprocité Grèce 8.8.1970 6.9.1971 art. 2 – d’un commun accord (réciprocité) Italie – – Selon le droit national (pas d’accord bilatéral) Irlande – – Selon le droit national (pas d’accord bilatéral) Luxembourg 17.5.1972 1.6.1972 art. 3 – selon le droit national Pays-Bas 20.5.1952 15.6.1952 Par. 2, ch. 2 – selon le droit national Portugal 28.6.1973 1.1.1974 Protocole à l’accord, ch. 5 et 6 – entente réciproque – réciprocité Royaume-Uni 20.12.1974 21.11.1975 Selon le droit national (l’accord ne concerne que le transport des marchandises) Suède 12.12.1973 22.4.1974 art. 3 – selon le droit national
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Annexe 9
Annexe relative à la qualité des services de transport ferroviaire et combiné Au cas où la Suisse souhaite recourir aux mesures de sauvegarde prévues à l’art. 46 de l’accord, les conditions ci-dessous doivent être remplies: 1. Le prix moyen du transport ferroviaire ou combiné à travers la Suisse n’est pas supérieur aux coûts pour un véhicule de 40 t PMA sur un trajet de 300 km traversant la chaîne alpine. En particulier, le prix moyen appliqué pour le transport combiné accompagné («route roulante») n’est pas supérieur aux coûts de la route (redevances routières et coûts variables). 2. La Suisse a pris les mesures pour renforcer la compétitivité du transport combiné et du transport ferroviaire de marchandises à travers la Suisse. 3. Les paramètres utilisés pour évaluer la compétitivité du transport ferroviaire de marchandises et du transport combiné comprennent au minimum: – l’adéquation des horaires et de la vitesse avec les besoins des utilisateurs; – le niveau de responsabilité et de garantie assuré sur le service; – la satisfaction des engagements de qualité du service et les compensations pour les utilisateurs en cas de non-respect de ces engagements par les opérateurs suisses; – les conditions de réservation.
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Annexe 10
Modalités d’application des redevances prévues à l’art. 40 Sous réserve des dispositions des par. 3b et 5 de l’art. 40, les redevances prévues à l’art. 40 sont appliquées selon les modalités suivantes: (a) elles sont, pour les transports empruntant un itinéraire en Suisse dont la distance est inférieure ou supérieure à 300 km, modifiées de manière proportionnelle pour tenir compte du rapport de distance effectivement parcourue en Suisse. (b) elles sont proportionnelles à la catégorie par poids du véhicule.
Texte original
Acte final de l’accord entre la Confédération suisse et la Communauté européenne sur le transport de marchandises et de voyageurs par rail et par route
Les plénipotentiaires de la Confédération suisse et de la Communauté européenne, réunis le vingt et un juin de l’an mil neuf cent quatre-vingt dix neuf à Luxembourg pour la signature de l’accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur le transport de marchandises et de voyageurs par rail et par route ont adopté les déclarations communes mentionnées ci-après et jointes au présent acte final: Déclaration commune relative à l’art. 38, par. 6, Déclaration commune relative à de futures négociations additionnelles, Ils ont également pris acte des déclarations suivantes annexées au présent acte final: Déclaration relative à la participation de la Suisse aux comités, Déclaration de la Suisse relative à l’utilisation des contingents (40 t), Déclaration de la Communauté européenne relative à l’utilisation des contingents (40 t), Déclaration de la Suisse relative à l’art. 40, par. 4, Déclaration de la Suisse relative à la facilitation des procédures douanières (art. 43, par. 1).
Fait à Luxembourg, le vingt et un juin de l’an mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf.
Pour la Confédération suisse: Pour la Communauté européenne: Pascal Couchepin Joschka Fischer Joseph Deiss Hans van den Broek
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Déclaration commune relative à l’art. 38, par. 6 Les Parties contractantes déclarent que les dispositions de l’art. 38, par. 6, ne portent pas préjudice à l’application, dans le cadre du système fédéral suisse, des instru- ments relevant de la péréquation financière fédérale.
Déclaration commune relative à de futures négociations additionnelles La Communauté européenne et la Confédération suisse déclarent leur intention d’engager des négociations en vue de conclure des accords dans les domaines d’intérêt commun tels que la mise à jour du Protocole 233 de l’Accord de libre- échange de 1972, la participation suisse à certains programmes communautaires pour la formation, la jeunesse, les médias, les statistiques et l’environnement. Ces négociations devraient être préparées rapidement après la conclusion des négocia- tions bilatérales actuelles.
Déclaration relative à la participation de la Suisse aux comités Le Conseil convient que les représentants de la Suisse participent en qualité d’observateurs et pour les points qui les concernent aux réunions des comités et groupe d’experts suivants: – Comités de programmes pour la recherche; y compris comité de recherche scientifique et technique (CREST) – Commission administrative pour la sécurité sociale des travailleurs migrants – Groupe de coordination sur la reconnaissance mutuelle des diplômes d’enseignement supérieur – Comités consultatifs sur les routes aériennes et pour l’application des règles de la concurrence dans le domaine des transports aériens. Ces comités se réunissent sans la présence des représentants de la Suisse lors des votes. En ce qui concerne les autres comités traitant des domaines couverts par les présents accords et pour lesquels la Suisse, soit a repris l’acquis communautaire, soit l’applique par équivalence, la Commission consultera les experts de la Suisse selon la formule de l’art. 100 de l’accord EEE34.
33 RS 0.632.401.2 34 FF 1992 IV 655
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Déclaration de la Suisse relative à l’utilisation des contingents (40 t) La Suisse déclare qu’au maximum 50 % des contingents prévus à l’art. 8 de l’accord pour des véhicules suisses d’un poids total effectif en charge ne dépassant pas 40 t sera utilisé pour effectuer des transports d’importation, d’exportation et de transit.
Déclaration de la CE relative à l’utilisation des contingents (40 t) La Communauté déclare que, d’après les chiffres actuels, elle estime qu’environ 50 % des contingents visés à l’art. 8 seront utilisés pour des opérations de transport bilatéral.
Déclaration de la Suisse relative à l’art. 40, par. 4 l’accord, la Suisse déclare qu’elle fixera les redevances valables jusqu’à l’ouverture du premier tunnel de base ou jusqu’au 1er janvier 2008 au plus tard, à un niveau in- férieur au montant maximum autorisé par cette disposition. Sur la base de ce calen- drier, la Suisse a l’intention de fixer le montant en 2005, 2006 et 2007 à
292.50 CHF en moyenne et à 350 CHF au maximum.
Déclaration de la Suisse relative à la facilitation des procédures douanières (art. 43, par. 1) Afin de faciliter le dédouanement aux points de passage routiers aux frontières entre l’Union européenne et la Suisse, la Suisse s’engage à adopter les mesures suivantes, qui seront fixées à titre prioritaire au cours de l’année 1999 par le comité mixte éta- bli en vertu de l’accord de 1992: – assurer, en coopération avec les bureaux de douane des pays frontaliers, que les horaires d’ouverture de ceux-ci aux principaux points de passage routiers aux frontières soient suffisamment longs pour permettre aux poids lourds de commencer leur voyage à travers la Suisse dès que l’interdiction de circuler la nuit est levée ou de continuer leur voyage jusqu’à ce que cette interdiction entre en vigueur. S’il y a lieu, un supplément correspondant au surcoût peut être perçu à cet effet. Ce supplément ne doit toutefois pas excéder 8 CHF; – assurer, d’ici au 1er janvier 2000, et maintenir par la suite, en coopération avec les autorités douanières des pays frontaliers, un temps de dédouane- ment pour les poids lourds de 30 minutes lors de chaque passage entre la Suisse et l’Union (mesuré à partir de l’entrée au premier poste de douane jusqu’à la sortie du second).
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