preparatory:AB 157924
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2014-09-15
Wortprotokoll
Le Conseil fédéral est très préoccupé par la situation qui règne en Irak et en Syrie, notamment par la persécution et les atteintes à l'intégrité physique, y compris les meurtres, de chrétiens et d'autres membres de groupes religieux ou ethniques. Il condamne sans réserve les actes de violence et de discrimination dont font l'objet certains groupes de population en Irak et en Syrie en raison de leur appartenance confessionnelle ou sociale.
Devant les violences dont sont victimes à grande échelle les civils dans ces régions, l'aide humanitaire de la Suisse déploie d'importants efforts: depuis le début du conflit en Syrie - en mars 2011, soit il y a plus de trois ans -, la Suisse a octroyé plus de 85 millions de francs à l'aide humanitaire, ce qui ne constitue qu'une réponse partielle mais néanmoins fondamentale; elle a par ailleurs appuyé de nombreuses organisations internationales et ONG non seulement financièrement, mais aussi par l'envoi d'experts. Elle a enfin mené ses propres projets dans les régions environnantes, en particulier au Liban et en Jordanie. La Suisse a par ailleurs consacré 14 millions de francs à l'aide humanitaire en raison de la crise irakienne, qui a repris en avril 2013, dont 8,6 millions en 2014.
La Suisse condamne les violations graves du droit international commises par les membres du groupe extrémiste de l'Etat islamique en Irak et en Syrie. Elle a réitéré son appel public à toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et les droits de l'homme.
Lors de la session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme sur la situation en Irak du 1er septembre 2014, la Suisse a parrainé une résolution condamnant avec la plus grande fermeté les actes brutaux du groupe de l'Etat islamique et des groupes associés. La Suisse se bat aussi contre l'impunité car il est important que tous les abus et violations des droits de l'homme et les violations du droit international humanitaire, commis par tous les acteurs, fassent l'objet d'enquêtes. Dans le cas particulier de l'Irak, la Suisse soutient donc le déploiement rapide d'une mission du Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. Elle soutient aussi la Commission d'enquête indépendante du Conseil des droits de l'homme sur la Syrie, au sein de laquelle travaille avec efficacité Madame Carla del Ponte. [PAGE 1485]