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preparatory:AB 204293

Amaudruz Céline · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2016-09-21

Wortprotokoll

La question, ici, n'est pas de savoir si nous sommes pour ou contre le Swissmetro, mais s'il existe une possibilité alternative pour le financer. C'est pourquoi j'ai choisi la forme du postulat. Nous pourrons ensuite déterminer si la possibilité d'un financement tel que je le propose justifie que l'on construise un Swissmetro.

J'ai demandé au Conseil fédéral de présenter un rapport sur la possibilité de constituer un fonds pour réaliser le projet de train à sustentation magnétique souterrain Swissmetro, qui permettrait de rapprocher les agglomérations de notre pays.

Comme vous le savez, les trains sont aujourd'hui de plus en plus surchargés, les routes aussi, et il serait bon que nous puissions joindre les diverses parties de la Suisse dans des temps un tout petit peu plus rapides. A mon sens, le réseau ferroviaire classique a atteint ses limites. Au moindre incident, des milliers d'utilisateurs sont lésés et voient leurs déplacements professionnels ou de loisirs compromis. Le projet de train à sustentation magnétique souterrain Swissmetro entend relier dans un premier temps Genève, Lausanne, Berne, Zurich et Saint-Gall à une vitesse de plus de 400 kilomètres à l'heure, dans un tunnel. Le temps de trajet entre Berne et Zurich serait de 12 minutes. Vous conviendrez que ce sera forcément un luxe, mais qui sera fort agréable. Le trajet de Genève à Saint-Gall durera moins d'une heure.

La Suisse se voit en précurseur dans le secteur des transports - on l'a vu dernièrement avec l'inauguration du tunnel de base du Saint-Gothard, où toute l'Europe nous félicitait -, et je crois que ce ne serait pas un mal de développer ce Swissmetro en Suisse.

Le Swissmetro serait aussi comparable au train Maglev de la Japan Railways au Japon, qui a atteint le record de vitesse de 603 kilomètres à l'heure le 20 avril 2015. En Chine, le Shanghai Transrapid est exploité à la vitesse commerciale de 431 kilomètres à l'heure. Le Swissmetro n'occasionnerait ni dommages à l'environnement ni nuisances sonores. Ses stations seraient accessibles aux personnes à mobilité réduite et reliées aux transports publics.

Le problème que l'on soulève souvent est celui du financement. Le financement du projet pourrait s'effectuer en levant un emprunt auprès d'investisseurs institutionnels ou de caisses de pension qui, au lieu de payer un intérêt négatif, pourraient être rémunérés à un taux symbolique supérieur à zéro - par exemple 0,001 pour cent - sur une durée supérieure à dix ans. La forme juridique de l'entreprise reste bien évidemment à préciser. Une fois cette nouvelle infrastructure mise en service, la possibilité serait offerte aux prêteurs de transformer les emprunts en actions. Il serait également possible de lever des fonds par une introduction en bourse en vendant des actions aux citoyens.

Ce n'est qu'un postulat, mais je vous demande de le soutenir. Ensuite, il conviendra de voir si vous êtes ou non intéressés par le Swissmetro, mais je crois qu'avec le taux d'intérêt négatif que nous avons, c'est une opportunité que la Suisse devrait saisir.