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preparatory:AB 27702

Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2002-11-26

Wortprotokoll

Il y a deux raisons qui ont présidé au dépôt de cette proposition de minorité. Une raison de fond: nous pensons que le tableau de marche très lent et très prudent du Conseil fédéral pour atteindre l'objectif qu'il s'est fixé, soutenu par le Parlement, doit être suivi. Même avec le chiffre du Conseil fédéral, on est en dessous de ce que fixe le tableau de marche.

Nous avons été un certain nombre de parlementaires à pouvoir constater sur le terrain - au Brésil pour mon cas, mais je pense que c'est le cas d'autres personnes - l'extraordinaire travail que font un certain nombre de volontaires suisses à l'étranger dans les bidonvilles de Sao Paolo, dans les campements de "Paysans sans terre" du Brésil. Nous avons vu le travail réalisé avec très peu de moyens. Notre pays apporte, grâce à cette aide, un soulagement à des familles, à des enfants. Je crois que cela fait beaucoup pour la bonne image de notre pays à l'étranger. C'est pourquoi nous estimons qu'il n'est pas juste moralement de couper dans ces dépenses.

Et puis, il y a également un autre motif, c'est que la sous-commission 2 (Autorités et Tribunaux/DFAE) de la Commission des finances a travaillé en bonne harmonie. Elle a proposé un certain nombre de coupes; elle a proposé des augmentations - beaucoup plus rares, il faut quand même le dire -; et puis elle s'est mise d'accord sur un budget. Ensuite le Conseil fédéral, dans son processus kafkaïen d'application du frein à l'endettement, a coupé de nouveau tous les crédits. Et vous vous retrouvez ici avec un chiffre qui n'a absolument pas été validé par la sous-commission. Ce chiffre-là, le chiffre de référence sur lequel les sous-commissaires sont tombés d'accord, a été ensuite amputé de 3 millions de francs.

Pour des raisons de cohérence avec les engagements pris, pour des raisons de justice, chaque franc dépensé pour l'aide au développement doit être bien suivi, bien vérifié quant à son efficacité. Et j'invite celles et ceux qui doutent de l'efficacité à prendre une fois quelques jours dans une année et à aller voir avec des agents de la Direction du développement et de la coopération ce qui se fait dans le secteur de l'aide au développement. C'est un motif d'être fier de son pays. Pour des raisons de cohérence budgétaire toujours: quand une commission parlementaire a validé un crédit inscrit au budget, l'exécutif ne devrait pas par la suite pouvoir modifier son montant.

C'est la raison pour laquelle, à la position 202.3600.002, je vous propose d'en rester à 515,165 millions de francs.