preparatory:AB 85632
Brunschwig Graf Martine · Nationalrat · Genf · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2008-06-12
Wortprotokoll
Certains groupes ont souhaité qu'on débatte aujourd'hui en urgence de crise et de sécurité alimentaires et, vous l'avez entendu, chacun apporte ici ses propositions et exprime ses interrogations. Le groupe radical-libéral tient à en faire autant, même si cela ne va pas nécessairement dans le sens du politiquement correct.
Ainsi nous sommes-nous intéressés au fait de savoir quels moyens devraient être mis en oeuvre pour résoudre la crise. Vous avez apporté vos réponses et nous en avons encore trouvé d'autres. Une des réponses tient dans le rapport de la Banque mondiale, "Les organismes génétiquement modifiés pourraient aider les populations pauvres", qui date de mars 2008. Je cite ici le rapport de la Banque mondiale, par exemple: "Les OGM peuvent largement contribuer à améliorer les apports nutritifs des aliments et ainsi sauver des vies ou aider les agriculteurs pauvres à s'adapter aux changements climatiques, grâce à une intégration plus rapide des gènes, assurant une tolérance aux inondations et à la sécheresse." La Banque mondiale relève aussi que "la communauté internationale de développement doit être prête à [PAGE 930] répondre aux pays qui souhaiteront avoir accès à ces technologies en toute sécurité. De manière plus spécifique, elle doit se préparer à répondre aux demandes de financement en vue du développement des OGM ayant des propriétés favorables aux populations pauvres, et à supporter les coûts initiaux élevés liés à leurs essais et à leur diffusion".
Cette position de la Banque mondiale, qui date de mars 2008, survient à peu près en même temps que l'annonce faite par le Conseil fédéral de prolonger le moratoire concernant les OGM dans l'agriculture suisse jusqu'en 2013. Le groupe radical-libéral a d'ores et déjà déposé une interpellation à ce sujet. Nous attendons donc du Conseil fédéral qu'il nous réponde et qu'il nous dise ce qu'il pense du rôle que les OGM pourraient jouer afin de remédier à la crise alimentaire. Nous demandons en particulier au Conseil fédéral quelle est sa position par rapport aux déclarations de la Banque mondiale.