02.5004 · Heure des questions. Question · 2002-03-11
Département de l'économie, de la formation et de la recherche
Liquidé
Wortlaut
Les 19 et 20 février 2002, les travailleurs de Micarna, à Courtepin, dans le canton de Fribourg, ont arrêté le travail pour essayer de s'opposer à des conditions de travail inacceptables imposées par l'entreprise.
1. 30 % du salaire sont payés sept jours après la fin du mois ; s'agissant de rétributions très modestes, les salariés peinent donc à payer leurs loyers et autres versements mensuels obligatoires.
2. Tirant prétexte d'une production à flux tendus, l'entreprise impose une flexibilisation arbitraire des horaires. Il arrive ainsi que des travailleurs, sans autre préavis, soient renvoyés à la maison peu après leur arrivée au travail, ce qui s'apparente à du travail sur appel.
Micarna fait partie du groupe Migros, dont certaines entreprises peuvent être amenées à solliciter des décisions fédérales en leur faveur. Par exemple, récemment, Frey et Midor ont sollicité du SECO une autorisation exceptionnelle de travail de nuit et du week-end. Cela donne à l'autorité fédérale les moyens d'un dialogue avec le groupe Migros.
Le Conseil fédéral est-il d'accord d'examiner la situation des employés de Micarna et d'intervenir auprès du groupe Migros pour rétablir des conditions de travail décentes dans l'entreprise Micarna ?