08.5301 · Heure des questions. Question · 2008-09-22
Département de l'économie, de la formation et de la recherche
Liquidé
Wortlaut
Me référant à ce communiqué, je constate avec stupéfaction que la "Grande machine" contre le monde paysan s'est mise en route.
Notre ministre voit elle-même le risque énorme qu'elle prend dans les accords avec l'UE, puisqu'elle prévoit des mesures visant à soutenir, vers la fin, la moitié de nos paysans.
- Pourquoi s'obstine-t-elle à vouloir des accords qui abattront les paysans ainsi que près de 8 % des travailleurs qui gravitent autour d'eux ?
- A-t-elle aussi prévu des mesures d'accompagnement pour ces 8 % qui perdront leur emploi à la suite des paysans disparus ?
Stellungnahme des Bundesrates
Le Conseil fédéral estime que la voie de la conclusion d'un accord de libre-échange avec l'UE dans le domaine agroalimentaire (ALEA) s'inscrit de manière cohérente dans les réformes de la politique agricole menées jusqu'ici et vise à améliorer la compétitivité de l'agriculture suisse sur le plan international. Une ouverture face à l'UE se traduit par un accès au marché communautaire amélioré et par une réduction des coûts de production. Elle contribue à lutter contre la cherté en Suisse et fait partie intégrante de la politique de croissance. Elle est donc à même d'offrir des perspectives d'avenir favorables tant pour l'économie suisse en général que pour le secteur agroalimentaire.
Suivre la voie de l'isolement hypothèque l'avenir. Le statu quo n'évite pas non plus des restructurations de l'ensemble du secteur agroalimentaire, qui verrait sa compétitivité diminuée. Concrètement, cela ne garantirait à terme pas davantage d'emplois ni dans le secteur agricole, ni dans les secteurs en amont et en aval de l'agriculture.
Le Conseil fédéral est conscient qu'un ALEA constitue un défi important pour les acteurs concernés. C'est la raison pour laquelle il propose un financement spécial pour les mesures à mettre en place en vue de permettre une orientation vers les nouveaux marchés et une aide à la restructuration. À cet effet, un groupe de travail regroupant des représentants de l'ensemble de la chaîne agroalimentaire doit faire des propositions quant à la forme, la durée, le moment de la mise en oeuvre ainsi que sur une éventuelle adaptation des mesures en fonction des différents acteurs. Le groupe de travail doit élaborer un rapport d'ici à la fin du mois de mai 2009.