15.1034 · Question · 2015-05-06
Département de l'intérieur
Liquidé
Wortlaut
Début mai 2015, Roger Francillon, professeur émérite de l'Université de Zurich, a publié un ouvrage de 1800 pages intitulé "Histoire de la littérature en Suisse romande" et paru aux éditions Zoé. Cet imposant ouvrage pourrait notablement contribuer à améliorer la compréhension de la Suisse romande et donc à renforcer la cohésion du pays à condition de pouvoir être lu en Suisse alémanique. Or, d'après les propos tenus par Roger Francillon sur les ondes de Radio SRF, l'auteur semble considérer qu'il y a plus de chances de voir tous les Suisses alémaniques apprendre suffisamment bien le français pour pouvoir lire son livre dans la version originale que de voir ce livre traduit un jour.
Je demande donc au Conseil fédéral s'il serait prêt à user de son influence auprès de Pro Helvetia, par exemple, afin que l'ouvrage de Roger Francillon puisse être traduit en allemand.
Stellungnahme des Bundesrates
Le Conseil fédéral est conscient de la qualité de l'ouvrage réalisé sous la direction du professeur Roger Francillon, et de son importance. La Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia a directement soutenu les éditions Zoé pour la publication de l'"Histoire de la littérature en Suisse romande" en participant aux frais d'impression à hauteur de 20 000 francs. Par ailleurs, elle contribue à une large diffusion de l'oeuvre en acquérant des exemplaires qu'elle met gratuitement à disposition des bibliothèques internationales et des représentations suisses à l'étranger.
Au niveau fédéral, la question du soutien à la traduction en allemand de l'"Histoire de la littérature en Suisse romande" relève bien du domaine de compétence de Pro Helvetia. En effet, la fondation promeut la littérature suisse en veillant à sa diversité et à son rayonnement tant national qu'international. Cependant, la publication d'ouvrages à proprement parler ne fait pas partie de sa mission. Une maison d'édition intéressée pourrait toutefois lui soumettre une requête. Pro Helvetia examinerait une telle demande avec une attention particulière, pour autant que celle-ci remplisse les critères généraux d'éligibilité indiqués sur son site Internet.
Réponse du Conseil fédéral.