99.1040 · Question ordinaire · 1999-03-19
Département de la défense, de la protection de la population et des sports
Liquidé
Wortlaut
Le colonel EMG Jean-Pierre Droz, officier professionnel basé à Lausanne, a publié en décembre 1998 dans la "Revue militaire suisse" un article débordant des pires clichés racistes et antisémites.
Quelles sont les sanctions urgentes que le Conseil fédéral entend prendre à l'encontre de cet officier ?
Stellungnahme des Bundesrates
- Au mois de décembre 1998, le colonel EMG Jean-Pierre Droz du corps d'armée de campagne 1 a publié un article dans la "Revue militaire suisse" sous le titre "Éclairage", dans lequel il exprimait son opinion personnelle. Ses réflexions se fondaient sur un sermon du pasteur Samuel Khalil de l'Église évangélique réformée du canton de Vaud.
- Au début du mois de février 1999, la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD) a réagi très violemment à l'égard de l'article et a publié une réponse dans le journal "Le Temps" du 9 février 1999. En outre, la CICAD a exigé d'obtenir un droit de réponse dans la "Revue militaire suisse".
- Entre-temps, le pasteur Khalil et le colonel EMG Droz ont rencontré Madame Brigitte Sion, secrétaire générale de la CICAD, avec l'intention de dissiper tous les malentendus.
- Dans le numéro du mois de mars 1999 de la "Revue militaire suisse", un droit de réponse de la CICAD est paru, ainsi que les précisions nécessaires du colonel EMG Droz.
Vu ces faits, le Conseil fédéral est d'avis qu'aucune mesure ne s'impose à l'égard du colonel EMG Droz. Il s'agit d'un officier d'état-major consciencieux. Il ne subsiste aucun doute au sujet de ses bonnes intentions qu'il se propose de prouver dans sa commune au moyen d'une table ronde prévue avec la participation de la CICAD.
Un processus d'éducation et de sensibilisation contre l'antisémitisme a eu lieu dans l'intervalle, et c'est ce qu'il importe de constater dans l'examen de cette affaire.
Réponse du Conseil fédéral.