preparatory:AB 115579
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2010-12-02
Wortprotokoll
Voilà une prise de position qui était à la fois gentille et ferme, mais presque un peu menaçante vers la fin!
Enfin, ce que vous nous dites, Madame Seydoux, c'est qu'il n'est pas interdit de réfléchir à la réponse que nous vous avons donnée et que vous avez le droit d'y réfléchir au-delà de la forme de votre interpellation.
Nous allons donc réfléchir chacun de notre côté. Je ne vais pas changer ici la position du Conseil fédéral. Je dirai simplement, en ce qui concerne la réponse à la question 3, qu'il n'y aura pas d'évolution rapide de la position du Conseil fédéral. A titre personnel, je pense que cette position doit être maintenue même après votre gentille mais ferme injonction.
Concernant la question 2, je crois que vous avez mal compris. En effet, ce ne sont pas tant les médecins qui ne doivent pas être influencés par les aspects pécuniaires, mais les patients. La réponse du Conseil fédéral dit clairement que ce sont les patients qui ont besoin de conseils médicaux et qu'ils ne doivent pas être influencés par des aspects pécuniaires. Après, on peut admettre ou non une façon de faire ou une autre, mais c'est cela qui a été dit. De nouveau, il n'y a pas lieu d'avoir dans le corps médical des réactions épidermiques si fortes qui font qu'on devra encore soigner les médecins, ce qui augmenterait encore les coûts de l'assurance de base!
Cela dit, plus sérieusement, j'ai pris acte de vos différentes remarques et, en effet, il n'est pas interdit au Conseil fédéral de réfléchir plus avant, en particulier sur les premières questions, mais je ne pense pas qu'il modifiera sa réponse à la question 3, en tout cas pas à brève échéance.
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