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Weber-Gobet Marie-Thérèse · Nationalrat · 2011-03-17

Weber-Gobet Marie-Thérèse · Nationalrat · Freiburg · Grüne Fraktion · 2011-03-17

Wortprotokoll

"Nice to have" sagen sich viele, wenn es um die Verlängerung der Ferien geht. Das möchten doch alle, ein bisschen mehr "sun, fun and nothing to do"! Bei der Volkinitiative von Travail Suisse, dem Dachverband der Arbeitnehmer in der Schweiz, geht es aber um sehr viel mehr. Es geht darum, die Produktivität in diesem Land zu erhalten oder gar zu steigern. Es geht darum, die Wettbewerbsfähigkeit der Schweizer Wirtschaft zu stärken - mit Arbeitnehmern, die an ihrem Arbeitsplatz mit vollen und nicht mit halbleeren Batterien das Beste und nicht nur das Mögliche geben. Das gelingt dann, wenn die Belastung am Arbeitsplatz nicht zur permanenten Überlastung wird. Leider ist dies heute schon häufig der Fall. Die Entwicklung der Wirtschaft und der Arbeitswelt hat viele Arbeitnehmer bis an die Grenzen ihrer Leistungsfähigkeit und darüber hinaus gebracht. Stress und Zeitdruck sind mit 62 Prozent das am häufigsten genannte Gesundheitsrisiko, das zeigt der Bericht "Arbeit und Gesundheit" des Seco aus dem Jahr 2009.

Kurzfristig sind wirtschaftlicher Erfolg und gesundheitsgefährdende Belastung vielleicht miteinander vereinbar, langfristig werden aber nur gesunde Mitarbeitende mit genug Ausgleich und Erholungsphasen die starke Leistung erbringen, die der Schweiz den Wohlstand sichert.

L'initiative populaire "6 semaines de vacances pour tous" est un gain pour l'économie et la société en Suisse. Voici pourquoi, en trois arguments principaux:

Le premier argument est la charge de travail croissante. La semaine passée, les résultats du "Schweizer Human-Relations-Barometer 2011", un sondage représentatif de scientifiques suisses de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich réalisé auprès de plus de 1400 personnes salariées de différentes branches, décrivant le sentiment des employés de Suisse à leur place de travail, ont été publiés. Deux résultats importants ressortent: les salariés doutent de la justesse de leur salaire; et plus de la moitié d'entre eux craignent une charge de travail croissante dans un futur proche - d'ailleurs, une personne sur cinq est inquiète à ce sujet. Les scientifiques expliquent cela comme une conséquence de la détérioration des conditions de travail dans les entreprises suite à la crise économique: une pression accrue s'est exercée sur les salariés au cours des années passées.

Le deuxième argument qui plaide pour un oui à cette initiative est celui des coûts que représente une charge trop élevée au travail. Les contraintes et les risques liés au travail conduisent à long terme à une augmentation des atteintes à la santé et à des absences. Le SECO a estimé, dans l'étude "Travail et santé", effectuée en 2007, que les coûts des atteintes à la santé liés au travail représentaient environ 10 milliards de francs par an pour l'économie et la société en Suisse. Si l'on part du principe que conformément à ce que prévoit cette initiative les vacances devraient être augmentées d'une semaine - la moyenne actuelle en Suisse est aujourd'hui toujours de 5 semaines de vacances -, les coûts de l'initiative s'élèvent au plan économique à environ 6,6 milliards de francs. Une semaine de vacances coûte à l'employeur environ 2 pour cent de la masse salariale annuelle. Si l'on compare ce montant aux coûts des conséquences de la charge élevée de travail évalués par le SECO - 10 milliards de francs par an -, alors une semaine de vacances supplémentaire assure un retour sur investissement.

Enfin, les salariés produisent aujourd'hui pour le même salaire beaucoup plus qu'il y a presque vingt ans. Les gains de productivité ont jusqu'à présent profité aux actionnaires et aux managers, qui ont vu littéralement leurs bonus exploser. Une augmentation à 6 semaines du droit aux vacances pour tous les employés en Suisse est donc méritée et ne constitue, en fait, qu'une participation juste et supportable à l'augmentation de leurs prestations de travail. Ce serait un gain pour l'économie et la société en Suisse.

Ich bitte Sie, zur Initiative überzeugt Ja zu sagen und alle Vorstösse zu unterstützen, welche den Arbeitnehmern in der [PAGE 484] Schweiz mehr Regeneration ermöglichen. Sie haben es längst verdient!