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de Buman Dominique · Nationalrat · 2011-05-30

de Buman Dominique · Nationalrat · Freiburg · Fraktion CVP/EVP/glp · 2011-05-30

Wortprotokoll

La levée de l'interdiction des courses sur circuit en Suisse est une chose particulière dans notre Etat de droit. En effet, l'interdiction avait été décidée après un accident tragique des années 1950, et cette interdiction était motivée par des raisons de sécurité - sécurité non seulement des installations, mais aussi des véhicules. Or les deux raisons qui se trouvaient à la base d'une interdiction à caractère émotionnel il y a un demi-siècle ne se trouvent plus réunies aujourd'hui.

Ce que demandent les trois initiatives parlementaires que nous traitons aujourd'hui, c'est simplement de lever l'interdiction, sans pour autant obtenir de privilège, sans pour autant supprimer l'obligation de respecter la législation en vigueur en matière d'aménagement du territoire ou de protection de l'environnement. Beaucoup croient en effet que la simple levée de l'interdiction équivaudrait à une autorisation instantanée. Tel n'est pas le cas, et cela doit être dit ici avec véhémence.

Autre remarque: certains ont objecté, par rapport à ces initiatives parlementaires, que nous avions déjà dans cette enceinte, il y a peu, traité une initiative parlementaire Giezendanner (03.411). Or force est de constater que notre ancien collègue Giezendanner avait intitulé son initiative parlementaire "Lever l'interdiction des courses de formule 1". Il y a à cet égard une grosse différence à faire entre la formule 1, qui ne concerne que certaines personnes, très peu nombreuses dans notre pays, et les courses sur circuit en général, qui concernent celles et ceux qui s'adonnent davantage au sport motorisé, à la moto. Or ce sont dans ce cas des centaines, pour ne pas dire des milliers de personnes qui, aujourd'hui, doivent, hypocritement, aller à l'étranger et parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre sur un circuit qui est sécurisé.

Il s'agit donc essentiellement non pas seulement de sport, mais également de prévention et de mise au point de matériel technique. Le matériel technique, qu'il s'agisse d'ailleurs de matériel motocycliste ou de matériel automobile, a toujours pu être mis au point, amélioré, notamment grâce à des pistes d'entraînement - il s'agit bien sûr de pistes situées surtout à l'étranger.

Ce que j'aimerais dire aussi, c'est que nous avons eu récemment dans le canton de Fribourg des cours qui ont été mis sur pied. Et par qui? Par la police cantonale. Celle-ci se rend compte que le sport motorisé est autorisé dans notre pays en tant que tel - il y a encore une autorisation de se déplacer et de se déplacer de manière motorisée librement -, mais qu'il y a un danger que les motards s'adonnent à leur sport ou à leur passion sur des routes ouvertes qui, elles, ne sont pas du tout sécurisées, dont la largeur est insuffisante, où il y a des obstacles, où il n'y a pas les bermes de sécurité pour protéger le pilote en cas de chute. Or la police cantonale, qui a mis en place ces cours dans le canton de Fribourg, l'a fait conjointement avec l'Office de la circulation routière du canton de Fribourg et avec le Touring Club Suisse. Je peux vous dire, pour y avoir participé personnellement, que ces cours ont été couronnés de succès, qu'il n'y a eu aucun excès et que l'intention de la police cantonale est de renouveler l'expérience en 2012. Je n'ai pas encore lu le rapport, parce que le rapport de clôture doit être fait conjointement par ceux qui ont organisé cette manifestation. Mais c'est une réalité et celles et ceux qui en douteraient peuvent appeler le capitaine Gilbert Baeriswyl, chef de la police de la circulation et de la navigation du canton de Fribourg. C'est tout simplement remarquable!

Autre point: on parle souvent à propos des circuits de bruit et de nuisances. Il faut savoir que le bruit engendré par les courses sur circuit est limité à 95 à 98 décibels et que des contrôles sont effectués. Un circuit ne produit certainement pas plus de bruit que des vélomoteurs ou des scooters maquillés dans une ville comme Fribourg.

Il faut que l'on puisse pratiquer son sport mais de manière propre, mesurée, contrôlée, conforme à la législation. Permettez donc non seulement à ceux qui aiment ce sport ou qui ont cette passion, mais aussi à ceux qui veulent développer la technologie de ne plus être soumis à une interdiction qui est totalement obsolète. C'est uniquement de cela qu'il s'agit aujourd'hui.

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