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Burkhalter Didier · Bundesrat · 2011-06-15

Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2011-06-15

Wortprotokoll

La proportion de nationaux suisses a en effet diminué assez fortement depuis l'an 2000. En gros, alors qu'il y a une bonne dizaine d'années, on avait, aussi bien pour les doctorants que pour les assistants et les collaborateurs ou pour les professeurs, à peu près 60 pour cent de nationaux suisses, on est descendu désormais aux alentours de 50 pour cent, voire moins pour les assistants et collaborateurs scientifiques.

Le Conseil fédéral partage l'avis de l'auteur du postulat lorsqu'il considère que les carrières académiques doivent rester attractives pour les scientifiques suisses. Ceci dit, comme le postulat le relève d'ailleurs à juste titre, les échanges internationaux sont absolument indispensables à la recherche, ils expliquent au fond une grande partie de la réussite de la recherche suisse et de la place que nous occupons au niveau international dans le domaine de la recherche et que nous occuperons encore longtemps, je l'espère. La présence dans nos universités d'une proportion importante de chercheurs étrangers est donc en soi une chose bonne et souhaitable.

L'amélioration des perspectives de carrière et la promotion de la relève scientifique sont au coeur des planifications stratégiques du Fonds national suisse de la recherche scientifique, de la Conférence des recteurs des universités suisses et du Conseil des écoles polytechniques fédérales précisément pour la prochaine période de crédit FRI. Le Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche a également fait faire une étude qui est intitulée "La situation du corps intermédiaire universitaire" et qui analyse précisément la situation des jeunes chercheurs.

A partir de ces planifications et analyses, en accord avec les représentants des cantons, le Conseil fédéral exposera dans le message FRI 2013 à 2016 les mesures que les institutions concernées prendront pour améliorer la situation des chercheurs dans nos hautes écoles universitaires.

C'est donc dans ce sens de l'amélioration des carrières des jeunes chercheurs scientifiques suisses, mais certainement pas de fermeture vis-à-vis de l'étranger - cela, c'est évident -, que le Conseil fédéral propose d'accepter ce postulat.