Rime Jean-François · Nationalrat · 2011-09-19
Rime Jean-François · Nationalrat · Freiburg · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2011-09-19
Wortprotokoll
Les quelques remarques que je vais faire concernant la conjoncture m'ont davantage été inspirées par mon activité d'industriel que par mon activité politique.
On sait bien sûr que le niveau du franc suisse nous cause de très grandes difficultés - ce qui est de la compétence de la Banque nationale, qui a pour l'instant fait son travail. Il ne reste plus qu'à espérer que le taux de change de 1,20 franc pour un euro qui a été atteint ces derniers jours puisse être garanti à très long terme.
En ce qui concerne l'aspect plus politique de la situation, je crois que c'est beaucoup plus difficile, Monsieur Loepfe l'a d'ailleurs déjà dit avant moi. Les causes de ces difficultés ne proviennent pas de notre pays, mais bien de la zone euro et des Etats-Unis. Ces causes s'appellent surendettement, chômage. Dans cette situation, il est clair que les pays concernés n'ont plus qu'une solution: faire des économies. Et on voit avec quelles difficultés un des pays les plus touchés actuellement, la Grèce, a du mal à mettre en place ces programmes et surtout à les respecter.
Vous savez comme moi que, lorsqu'il s'agit de faire des économies, il y a deux solutions: ou bien on agit sur les frais de fonctionnement - cela veut dire l'administration, voire les salaires des fonctionnaires, peut-être même les rentes, les assurances sociales -, et cela signifie dans la plupart des pays concernés une révolution; ou bien on agit sur les investissements et sur les infrastructures - c'est d'ailleurs une mesure qui a été prise au Portugal, notamment dans le cadre des réseaux de trains à grande vitesse.
Ces réductions des investissements auront malheureusement des conséquences à tous les niveaux et aussi pour la Suisse. Que peut faire la politique dans ce domaine-là? Je crois qu'elle peut faire deux choses. La première, c'est de prendre des mesures pour renforcer la place industrielle et économique de notre pays, cela signifie éviter toute nouvelle taxe, toute nouvelle redevance, tout nouvel impôt, toute nouvelle charge sociale qui contribue à une augmentation des coûts de production. Mais - la deuxième chose -, et sur ce point je pense que la gauche sera d'accord avec moi, nous devons tout mettre en oeuvre pour défendre les places de travail. Dans cette optique, comme industriel, je suis prêt à soutenir les mesures qui contribuent à la défense à long terme des postes de travail.
C'est dans ce sens que je vous demande de soutenir les interventions sur lesquelles vous allez vous prononcer tout à l'heure, à savoir celles qui prévoient d'adopter des mesures qui contribueront au renforcement de la place économique suisse et à la défense des postes de travail.