Berberat Didier · Ständerat · 2011-12-22
Berberat Didier · Ständerat · Neuenburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-12-22
Wortprotokoll
Je suis un peu étonné de cette proposition de non-entrée en matière dans la mesure où je crois qu'il est important qu'on reconnaisse le travail parlementaire. Messieurs Föhn et Minder vont vite se rendre compte que si on ne conteste pas le fait d'être un parlement de milice, on peut dire que nous sommes un parlement de milice avec un taux d'emploi de 80 ou 90 pour cent, ce qui pose un certain nombre de problèmes. Ils le constateront rapidement en fonction du volume de travail et du nombre de séances de commission auxquelles il faut participer. La présence que nous devons assurer dans les commissions est beaucoup plus importante qu'au Conseil national. Je peux vous le dire puisque je peux faire la comparaison, comme beaucoup d'autres dans cette salle; cela pose un réel problème.
Au niveau de la prévoyance professionnelle, il est important de tenir compte du fait que, cela a été rappelé, des personnes exercent ce mandat comme métier principal, même si on reste un parlement de milice. Il est important de tenir compte de ces aspects puisque des familles sont touchées par ces questions de prévoyance. Il est très important également de tenir compte du volume et du rythme de travail différents entre le Conseil national et le Conseil des Etats.
Je vous invite à entrer en matière d'autant plus que - je le rappelle mais cela ne va pas forcément convaincre les personnes qui ne souhaitent pas entrer en matière -, le Parlement suisse, d'après les statistiques, est quasiment le Parlement européen qui coûte le moins cher par habitant. Pour un pays de 8 millions d'habitants, il faut quand même un Parlement digne de ce nom, cela me paraît important.
En ce qui concerne l'indexation, il est vrai que nous pourrions y renoncer en fonction du fait que la situation économique est difficile, que les prévisions économiques ne sont pas très favorables. Mais je vous demande de réfléchir à une chose: dans vos entreprises, est-ce que vous n'adaptez pas - Monsieur Minder par exemple - les salaires au renchérissement? Il est important de le faire de la même façon pour nous. Je vous rappelle que l'adaptation n'a pas lieu chaque année mais à intervalles réguliers et par rapport à ce qui se fait dans l'économie. L'adaptation qui se fait dans la fonction publique fédérale, cantonale ou communale, il me paraît normal qu'elle puisse avoir lieu dans notre cas.
Donc je vous demande vraiment d'entrer en matière sur ce projet.