Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · 2001-06-18
Maillard Pierre-Yves · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2001-06-18
Wortprotokoll
Vous admettez que votre question appelle une réponse qui m'amènerait à dépasser encore de beaucoup mon temps de parole. Sur la question de la dette, il y a énormément d'écoles qui s'expriment. D'abord, je continue de dire qu'il ne s'agit pas d'une dette de 100 milliards de francs, mais d'une dette de 70 milliards de francs, puisqu'il faut également prendre en compte nos actifs. Il faudrait également réfléchir - je vous invite à le faire - à la façon dont on valorise ces actifs dans le bilan de la Confédération. Par exemple, regardez à combien sont estimées les actions de Swisscom que nous possédons, et vous constaterez qu'on a une sous-estimation de nos actifs également au bilan. Il faudrait comparer de manière internationale notre dette, et nous constaterons qu'en comparaison internationale, elle est relativement modeste. Puis, enfin, il faut surtout voir ce qu'il y a derrière l'endettement. S'il s'agit de la mise à disposition d'infrastructures qui permettent la modernisation de notre économie, la formation des jeunes, la solidarité nationale, eh bien, cet endettement n'est pas aussi lourd qu'on peut le croire et la réduction exagérée de la dépense publique et des mécanismes de redistribution serait bien plus grave pour l'avenir de notre pays.
Enfin, je vous invite, si vous voulez une solution à l'aggravation de cette dette, à voter, comme moi, contre les cadeaux fiscaux qui émanent de votre côté de l'hémicycle.