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Lumengo Ricardo · Nationalrat · 2009-03-18

Lumengo Ricardo · Nationalrat · Bern · Sozialdemokratische Fraktion · 2009-03-18

Wortprotokoll

Dans le cadre de ce débat sur les interpellations urgentes, il convient de souligner l'importance du problème de la fiscalité de l'épargne. En effet, l'extension de l'accord sur la fiscalité de l'épargne existant entre la Suisse et l'Union européenne à d'autres Etats reste la meilleure des options pour contrôler l'évasion fiscale des capitaux provenant des pays en développement vers les pays industrialisés, notamment vers la Suisse. Cet accord offrirait la possibilité d'imposer les revenus de capitaux placés en Suisse par des personnes originaires de pays du Sud non domiciliées en Suisse, ensuite de transférer le produit de cette imposition aux autorités des pays dont ces personnes sont originaires. Ni la loi sur le blanchiment d'argent, ni d'éventuels accords sur la double imposition qu'on peut bien s'imaginer, n'apportent de solutions satisfaisantes, car il reste encore et toujours une catégorie importante de mouvements de capitaux qui échappent à ces deux maillons.

En réalité, la réussite de ce mécanisme mis en place par l'accord sur la fiscalité de l'épargne - comme son extension - n'est possible que si certains centres financiers internationaux, dont la Suisse, s'y engagent effectivement, notamment en suivant les principes-cadres de l'OCDE en matière de collaboration dans le domaine de la fiscalité.

Es gibt eine richtige Kapitalverschiebung von den armen Ländern des Südens in den reichen Norden. Im Allgemeinen handelt es sich um Länder mit einem Bilanzdefizit, Länder, die paradoxerweise abhängig von Entwicklungshilfe sind. Schauen wir uns Afrika an. Die Abwanderung von Kapital aus Afrika beträgt über 30 Milliarden US-Dollar pro Jahr, während die öffentliche Entwicklungshilfe an Afrika von der OECD auf rund 25 Milliarden US-Dollar geschätzt wird. Zwischen 1970 und 1996 betrug die Kapitalflucht von fast dreissig afrikanischen Ländern insgesamt 187 Milliarden US-Dollar. Für das Jahr 2006 schätzt ein britischer parlamentarischer Ausschuss, dass von den Eliten Afrikas zwischen 700 und 800 Milliarden Dollar in die Finanzzentren der Welt flossen, unter anderem in die Schweiz.

Konkret: Es wurde eine Liste der 59 reichsten Menschen in Angola veröffentlicht. Wenn man davon ausgeht, dass diese Leute mindestens 10 Prozent der Steuern auf ihrem Gesamtvermögen im Ausland bezahlen, sind es 620 Millionen Franken, die in Angolas Kasse gespült werden könnten und die das Land dringend für die Entwicklungshilfe bräuchte. Übrigens vermuten wir, dass 800 Millionen Franken, die aus Angola stammen, von den Schweizer Banken treuhänderisch verwaltet werden. Das ist ein echter Skandal. So macht eine Entwicklungszusammenarbeit in Zukunft nur dann Sinn, wenn man die Geldströme vom Süden in den Norden stoppt, wenn nicht gar umkehrt. Die Schweiz sollte nicht nur über die Finanzen sprechen, die in den Süden fliessen, sondern auch über den Finanzstrom in der Gegenrichtung, aus dem Süden.