Darbellay Christophe · Nationalrat · 2009-03-18
Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Fraktion CVP/EVP/glp · 2009-03-18
Wortprotokoll
Les arguments techniques ont été donnés par Monsieur Wandfluh. Je ne vais pas y revenir, je crois qu'on peut partager pratiquement l'essentiel de ce qui a été dit. Ce que je vous demande au nom du groupe PDC/PEV/PVL, c'est de maintenir le système actuel, à savoir de maintenir le taux réduit pour l'hôtellerie, qu'on appelle parfois un peu abusivement le taux réduit pour le secteur touristique.
Quand j'ai entendu tout à l'heure les propos de Monsieur Schelbert, je me suis demandé si Lucerne était encore un canton touristique! Schaffhouse, on peut comprendre; mais enfin Lucerne, avec une hôtellerie qui est sans doute l'une des meilleures en Europe, j'ai un petit peu de peine à comprendre. Surtout qu'il y a quelques jours de cela, vous demandiez qu'on fasse, dans le programme relatif aux mesures de stabilisation conjoncturelle (09.013), uniquement la promotion des sites suisses inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. Alors là, j'ai un petit peu de peine à vous suivre!
Je dois dire qu'on parle aujourd'hui d'un secteur important; c'est le quatrième secteur économique de Suisse; c'est le seul secteur qui concerne l'ensemble des régions du pays, que ce soient les villes, la campagne, le Jura ou les Alpes. Ce n'est pas une histoire de Valaisans, d'Oberlandais ou encore de Grisons; cela concerne vraiment toute la Suisse.
C'est un secteur pour lequel on sait que les effets de la crise économique seront difficiles: la saison d'hiver une fois passée, avec les excellentes conditions d'enneigement, on aura, d'après tous les instituts de recherche, une situation très difficile. Du reste, dans certains segments de l'hôtellerie, la crise s'est déjà fait très durement sentir: il s'agit des congrès et du tourisme de haut de gamme - le tourisme de cure a beaucoup souffert depuis le début de la crise, soit depuis le mois d'octobre dernier.
Alors, on a là un instrument qui apporte une aide au secteur du tourisme. Sans entrer dans la complexité de la proposition de la minorité Fehr Hans-Jürg qui prévoit de fixer des critères, de définir quels hôtels on soutient un peu plus, un peu moins ou pas du tout, nous disons que ce n'est une solution. Nous avons là la possibilité de maintenir, de renforcer la compétitivité de notre offre touristique, et il ne faut pas être complètement schizophrène, car d'autres pays qui sont en concurrence directe avec la Suisse ont un taux de réduit [PAGE 468] de TVA. Je crois qu'il faut maintenir le système, ce serait sage.
Quand vous dites que la Confédération va perdre de l'argent, c'est imprécis. Le plan financier que Monsieur Merz, président de la Confédération, a savamment calculé ne comprend pas l'abolition du taux réduit pour le secteur de l'hôtellerie. En effet, les 160 millions de francs prévus sont toujours inscrits au plan financier.
Maintenons le système des trois taux de la TVA, on aura tout loisir dans le cadre du projet 2 de débattre de la valeur des taux de la TVA.
Je vous demande de suivre la majorité.