Aubert Josiane · Nationalrat · 2012-11-27
Aubert Josiane · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2012-11-27
Wortprotokoll
Ces trois propositions de minorité Grin, au niveau de la DDC et du SECO, sont des résidus d'une série de propositions de coupes dans l'aide au développement présentées au cours des travaux d'examen du budget par le groupe UDC.
Pour le groupe socialiste, il est clair que le Conseil fédéral, dans la préparation du budget, s'est référé aux décisions prises par le Parlement à plusieurs reprises. Pour rappel, les deux chambres ont décidé, le 28 février 2011, d'élever progressivement l'aide publique au développement à 0,5 pour cent du produit intérieur brut. Cette décision de principe a été confirmée, pas plus tard que le 11 septembre 2012, par l'acceptation du message concernant la coopération internationale 2013-2016. Après ces deux décisions très claires du Parlement, que le groupe socialiste avait appelées de ses voeux depuis longtemps, il est évident que nous ne pouvons pas entrer dans la logique défendue par Monsieur Grin et son groupe. Le groupe socialiste salue la rigueur avec laquelle le Conseil fédéral a préparé le budget pour coller au mieux aux décisions du Parlement. Plus précisément, la coupe de 12 millions de francs que la minorité vous propose dans le DFAE affecterait des projets hautement nécessaires, tels que l'aide à la mise en place d'une clinique d'urgences pédiatriques en Moldavie, l'accès à l'eau potable au Tadjikistan, le soutien des familles paysannes dans le Caucase du Sud pour qu'elles puissent augmenter leur production, un programme de formation professionnelle pour plusieurs milliers de jeunes au Kosovo. Couper dans de tels projets est préjudiciable, en premier lieu pour les populations concernées, mais aussi pour la Suisse et sa politique dans la région des pays de l'Est.
En tant que membre de la même sous-commission des finances que l'auteur de la minorité, après la visite que nous avons effectuée auprès de la DDC, je peux témoigner du sérieux avec lequel les projets sont construits et suivis, ainsi que de la nécessité de poursuivre ceux-ci dans la durée pour obtenir des résultats probants, tout en sachant que ces projets doivent être activés en souplesse en fonction des situations politiques fluctuantes dans ces pays.
Pour les deux autres coupes proposées, la situation est similaire: assainissement des réseaux d'eau en Egypte ou dans les républiques issues de l'éclatement de l'URSS, soutiens à l'agriculture, aux systèmes de santé ou à la formation professionnelle dans des pays d'Europe de l'Est sont quelques-uns des projets soutenus par le SECO que nous devons poursuivre et intensifier, car il est important que la Suisse soit fiable dans ses partenariats pour consolider les processus démocratiques dans ces nombreux pays en pleine mutation.
Proposer des coupes dans ces domaines et des reports pour l'agriculture suisse, comme nous l'avons entendu en commission, n'est absolument pas adéquat. Cela tient de l'idéologie plus que de la politique responsable et bien comprise pour l'avenir.
Pour chacune des propositions de ce bloc, nous soutiendrons avec détermination la majorité de la commission et nous vous invitons à faire de même en repoussant les trois propositions de la minorité Grin.