Lexipedia

Hodgers Antonio · Nationalrat · 2012-03-05

Hodgers Antonio · Nationalrat · Genf · Grüne Fraktion · 2012-03-05

Wortprotokoll

Quelques mots, tout d'abord, pour souligner qu'il s'agit ici essentiellement d'une modeste adaptation. Cette adaptation est une adaptation au renchérissement. Nous l'avons dit, et nous le répétons: il ne s'agit pas formellement d'une augmentation.

Dans toutes les entreprises qui suivent l'évolution du renchérissement, les choses se passent de la même manière en fin d'année: il y a une adaptation des salaires aux coûts réels de la vie. C'est la même chose qui est proposée dans le volet 1.

Dans le volet 2, il y a une adaptation à une réalité qui est celle-ci: les députés ne sont pas assez protégés en matière de prévoyance.

[PAGE 206] Mais ce débat, qui est somme toute mineur, en ouvre un autre un peu plus important qui est celui de la limite de notre parlement de milice.

Une des limites, nous devons en être conscients, est celle de la sous-représentation de certaines catégories de la population. Là, je suis un peu surpris des propos de Monsieur Amstutz qui vient d'un parti qui, paraît-il, défend les classes populaires les moins favorisées. Monsieur Amstutz, dans ce Parlement, combien y a-t-il d'employés, combien y a-t-il d'ouvriers, de caissières? Combien y a-t-il de secrétaires dans ce Parlement? Ces catégories-là de la population sont totalement sous-représentées dans la politique suisse!

Faire de la politique au niveau parlementaire en Suisse relève encore d'un privilège accordé à ceux qui peuvent se le permettre. Or la politique ne devrait pas être un luxe, mais un droit. Siéger dans un parlement ne doit pas être réservé à ceux qui ont une activité professionnelle qui leur donne un revenu suffisant pour qu'ils aient le temps de siéger de manière plus ou moins bénévole dans un parlement! Non, le Parlement doit être accessible à toutes les couches de la population.

Ceci implique une rémunération correcte de notre activité parlementaire.

Sur le deuxième volet, Madame Huber a tenu des propos pour le moins surprenants pour une libérale-radicale, car l'adaptation qui vous est proposée respecte avant tout le principe selon lequel chaque travail mérite salaire. Or aujourd'hui, un député qui travaille plus ne reçoit pas plus en matière de prévoyance professionnelle. Ce n'est pas logique. La proposition du Bureau est donc simple: c'est de mettre un pourcentage non pas en fonction d'un montant fixe qui est aujourd'hui de 82 000 francs, mais bien un pourcentage sur le montant effectif touché par chaque député qui n'est pas le même en fonction de l'engagement de chacun d'entre nous dans les commissions. Ce principe me semble admissible. Le taux proposé est effectivement le même que celuides cadres de l'administration fédérale. Cette proposition peut être soumise à discussion. Elle ne nous semble pas outrancière dans la mesure où le travail et la valeur ajoutée de chacun des parlementaires peuvent équivaloir à ce qui est fait par les cadres de l'administration fédérale.

C'est pourquoi je vous propose de revenir de manière plus terre à terre à ce qui vous est proposé aujourd'hui. C'est une légère adaptation des moyens affectés aux parlementaires, et je crois que nous le méritons.

Hodgers Antonio · Nationalrat · 2012-03-05 | Lexipedia | Lexipedia