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Marty Dick · Ständerat · 2001-06-12

Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2001-06-12

Wortprotokoll

J'ai suivi avec attention cette discussion. Comme j'ai fait une intervention assez critique dans le débat précédent, je vais saisir l'occasion pour exprimer maintenant non seulement ma sympathie, mais aussi mon soutien à l'approche que fait le Département fédéral de justice et police dans la lutte contre la criminalité organisée. Il est indiscutable qu'une lutte efficace contre la criminalité organisée passe par une organisation internationale et une coopération internationale aussi étroites que possible.

Dans notre pays, on fait d'excellents études. Je rappelle en particulier celle de la commission présidée par l'ancien secrétaire d'Etat M. Edouard Brunner, sur les défis stratégiques qui se posent à notre pays. Dans ce document excellent, qu'on s'est empressé de mettre dans un tiroir et de ne plus lire, il est dit que le danger le plus grand pour notre pays est représenté aujourd'hui par les attaques sournoises de la criminalité organisée. Schengen est certainement un instrument important pour garantir cette sécurité, et donc pour nous mettre à l'abri de ces dangers.

Alors, je suis un peu étonné d'entendre dire qu'il faut attendre, qu'il faut étudier, qu'il faut réfléchir. C'est un peu la philosophie de base que, depuis quelques décennies, on semble avoir adoptée dans ce pays. Je rappelle qu'il n'y pas si longtemps, le Conseil fédéral disait que les transversales alpines - c'était M. Schlumpf - n'étaient plus actuelles, que le trafic n'allait pas se développer, qu'on interrompait toutes les études. Pas de transversale alpine! On voit ce qui se passe actuellement sur les axes de transit du pays. On a au moins vingt ans de retard! On a voulu étudier en paix les conséquences.

"Rail 2000": on a voulu aussi réfléchir. Je vous rappelle que lorsqu'on a voté "Rail 2000", après ce vote, le Parlement français a voté la création du TGV Atlantique et du TGV Méditerranée. Ce fut après le vote de "Rail 2000". Que se passe-t-il aujourd'hui? "Rail 2000", c'est encore à voir. Les TGV Atlantique passent à 300 kilomètres-heure depuis quelques années déjà; et maintenant, le TGV Méditerranée a mis Marseille à trois heures de Paris. Toutes les trois minutes, un train passe à 300 kilomètres-heure.

Alors, je comprends que ces décisions ne doivent pas être prises à la légère. Je ne crois pas que le département, j'en suis même sûr, a pris cette décision à la légère. Je demande finalement qu'on reconnaisse quelles sont les véritables défis de notre pays - celui de la criminalité organisée en est un - et qu'on serre les rangs avec les autres pays. Car, je vous assure, ceux qui fréquentent les milieux où ils sont continuellement confrontés aux collègues des autres pays savent que notre pays a toujours l'image de celui qui ne veut pas bien collaborer, qui veut avoir tous les avantages sans en payer le prix. Je crois que les accords de Schengen doivent être examinés, ils l'ont été, mais cessons de tergiverser et ayons le courage de prendre les mesures qui s'imposent!