preparatory:AB 139673
Français Olivier · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2012-05-31
Wortprotokoll
Une réalité est à prendre en compte: le réseau des routes qualifiées d'importance nationale n'est plus adapté, plusieurs préopinants l'ont dit. Le réseau des routes nationales a été conçu dans les années 1950, et que constatons-nous cinquante ans plus tard? Nous constatons qu'il est grand temps de revoir notre stratégie fédérale et de redéfinir les responsabilités entre la Confédération et les cantons sur une partie de notre réseau.
Vous aurez compris par mes propos introductifs que le groupe libéral-radical soutiendra les projets qui nous sont soumis. Ces quatre projets forment un tout, ils sont cohérents et ne peuvent être à notre sens séparés. Le groupe libéral-radical ne désire pas entrer dans le débat de la route "ou" du rail, mais dans celui de la route "et" du rail. Pour le groupe libéral-radical, la mobilité est plurielle et les moyens à mettre à disposition ont leur sens s'ils sont dûment coordonnés. Nous estimons toutefois que, durant cette législature, le Conseil fédéral devra oser à la fois présenter sa vision globale des mesures coordonnées sur le plan de la mobilité, celle qu'il veut mettre en oeuvre, et surtout oser proposer et s'assurer les moyens financiers durables afin de réaliser ses ambitions.
Si l'on peut regretter que certains projets de nos régions n'aient pas été pris en compte, force est de constater qu'il y a une cohérence dans ces choix. Si nous regrettons que les moyens financiers ne permettent pas de répondre à toutes nos attentes, nous voyons bien que ce projet propose les moyens financiers nécessaires et qu'une clé de répartition des nouvelles recettes a fait l'objet d'une concertation avec les cantons. L'attente des cantons est grande, et, pour réaliser cette ambition, nous avons le devoir de prévoir les moyens, entre autres financiers, mais sur la base de projets concertés avec les cantons et sur proposition de ceux-ci.
Aussi nous insistons pour que ce projet reste cohérent. Si certains voulaient le statu quo et aucune évolution du prix de la vignette, ils iraient à l'encontre de la volonté des cantons, qui estiment judicieux de revoir les compétences des uns et des autres et d'adapter les recettes, compte tenu de l'évolution des charges et de l'augmentation du coût de la vie. La mobilité de demain ne sera pas celle d'aujourd'hui, tout comme celle d'aujourd'hui n'est pas celle d'hier. La mobilité coordonnée doit devenir réalité; il y a lieu d'admettre les efforts pour la mobilité douce et les transports publics, mais il faut aussi admettre que la voiture est pour la majorité de nos concitoyens un outil social indispensable à leur quotidien.
Si l'objectif initial dans les années 1950 était de créer de nouvelles liaisons routières afin de développer le réseau routier existant et également de relier les réseaux à grand trafic régionaux, nationaux et internationaux pour améliorer la mobilité entre les centres économiques, aujourd'hui, tant la croissance de la population que celle de la mobilité nous imposent un redimensionnement de notre réseau au niveau national. La croissance existe dans notre pays. Certains, je le rappelle, nous l'envient et on se doit, en 2012, de planifier notre croissance par une vision de nos infrastructures pour 2030, voire 2050, et ce afin de garantir notre qualité de vie et être performant demain. On constate que le trafic est cinq fois plus important qu'il y a 50 ans et que la population a augmenté de près de 70 pour cent. Que ceux - dont les Verts - qui oublient cette réalité réfléchissent un peu avant de nous interdire d'utiliser la mobilité plurielle. Aussi la demande par cet arrêté fédéral d'intégrer 376 kilomètres de liaisons supplémentaires dans le réseau national est-elle judicieuse.
Le groupe libéral-radical vous recommande de voter ce projet. Il refusera tout amendement qui perturberait l'équilibre de celui-ci et vous recommande de soutenir l'entrée en matière.