Marty Dick · Ständerat · 2011-06-16
Marty Dick · Ständerat · Tessin · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2011-06-16
Wortprotokoll
Si on fait des comparaisons avec les Etats-Unis, il faut aller jusqu'au bout, et on verrait qu'il y a de nombreuses différences. Il faut aussi rappeler qu'au cours de cette crise notre système libéral suisse s'est assez bien comporté, beaucoup mieux que celui des Etats-Unis par ailleurs. S'il n'y avait pas eu cette politique démentielle d'investissement des dirigeants d'UBS d'alors, qui ont mis 60 milliards de francs sur le marché hypothécaire américain, la place financière suisse s'en serait sortie sans l'aide de l'Etat. Donc, nous voulons poursuivre avec ce modèle libéral, mais en renforçant pour les deux grandes banques l'exigence des fonds propres.
Avec la proposition de la minorité Germann, il ne faut pas se faire d'illusions. Il n'y a qu'une solution si on l'accepte: obliger les banques à se séparer immédiatement d'une partie de leurs activités, de les contraindre à vendre, afin de ne plus avoir de contrôle sur les secteurs vendus. C'est une intervention très forte que nous ne voulons pas, parce que nous préférons le modèle des fonds propres au double niveau: national et groupe.
J'aimerais encore rappeler qu'au début de la lettre d de l'article 9 alinéa 2 nous demandons aux deux instituts d'avoir un plan d'urgence à disposition qui soit immédiatement exécutable, dès que la crise se déclenche. On n'impose donc pas une réorganisation différente tout de suite, mais il doit y avoir un plan d'urgence prévu qui puisse être déclenché au moment voulu.