de Buman Dominique · Nationalrat · 2012-03-14
de Buman Dominique · Nationalrat · Freiburg · Fraktion CVP-EVP · 2012-03-14
Wortprotokoll
Il faut bien reconnaître que le psychodrame qui a entouré le départ de Philipp Hildebrand a accouché d'une souris. Force est d'admettre également que les résultats 2011 de la Banque nationale suisse sont là pour prouver la bonne gestion de la banque centrale, alors même que certains ténors descendants de l'UDC nous prédisaient une catastrophe face à la gestion du franc fort par cette même Banque nationale.
Notre groupe salue la mise à jour du règlement du directoire annoncée il y a quelques jours seulement et demande que l'on profite de ce débat pour vérifier que toutes les règles de bon comportement soient en place dans les autres institutions, notamment financières, dépendant plus ou moins étroitement de la Confédération. S'il y a eu mécontentement vis-à-vis d'un comportement, il n'y a pas d'insatisfaction à l'égard de la direction de la banque centrale dont Philipp Hildebrand avait réussi à réaliser la connexion avec le monde.
Notre groupe ne souhaite ainsi surtout pas ce repli de l'établissement sur lui-même que certains appellent de leurs voeux. Notre Banque nationale est devenue l'une des banques respectées de ce monde, et elle est certainement l'un des instruments qui nous permettent de garder notre respectabilité et aussi nos développements futurs. Notre groupe ne souhaite pas non plus modifier fondamentalement l'équilibre des compétences et les règles d'organisation actuelles. C'est ainsi que, dans le débat et dans les votes qui suivront, nous refuserons toutes les interventions visant à une modification législative, notamment en ce qui concerne la position du Parlement par rapport à la loi sur la Banque nationale. Nous n'accepterons que le postulat de notre collègue Leutenegger Oberholzer demandant un rapport - et non pas une modification - dressant la liste des instruments destinés à lutter contre le franc fort.
Quelle est la preuve de ce malaise beaucoup plus de surface que de fond? C'est le nombre d'interpellations qui perdent toutes leurs dents une fois le débat parlementaire passé! On a rarement vu une session extraordinaire donnant lieu à autant d'interpellations et à aussi peu d'interventions ayant un caractère obligatoire sur la législation fédérale.
Enfin, notre groupe demande que diligence soit faite pour repourvoir dans les meilleurs délais les deux présidences de la Banque nationale suisse, en cherchant le bien absolu de cet établissement et en écartant toute nomination de complaisance ou de facilité. Il en va de l'image de la Suisse, il en va de notre crédibilité et aussi, à terme, de nos emplois et de notre bien-être.