Leuthard Doris · Bundesrat · 2013-09-25
Leuthard Doris · Bundesrat · Aargau · 2013-09-25
Wortprotokoll
Je pense que le Conseil fédéral est très soucieux des transports publics et notamment de ceux desservant les régions. Mais les transports publics ne sont pas nécessairement des trains; il peut également s'agir de bus, notamment de cars postaux. Il existe ainsi différentes manières de répondre aux besoins des régions périphériques.
Nous sommes aujourd'hui confrontés au problème suivant: les coûts annuels pour le transport régional augmentent d'année en année. Ils s'élèvent actuellement à 1,7 milliard de francs, à la charge des cantons et de la Confédération, car ces coûts sont partagés. Et on a aussi constaté un grand nombre de commandes de lignes provenant des cantons, qui assument une couverture des coûts de 10 à 30 pour cent. Le taux de couverture de la ligne reliant Les Ponts-de-Martel à La Chaux-de-Fonds, que vous avez mentionnée, est de l'ordre de 20 pour cent seulement. Beaucoup d'autres lignes ont un taux de couverture cantonal de 10 pour cent, voire de moins de 10 pour cent.
La Confédération et les cantons ont également comme tâche de rechercher des solutions. Nous ne souhaitons pas que ces services disparaissent, mais des solutions existent. Puisque le rail a un taux de couverture si bas, le bus ou le car postal est probablement meilleur marché. La Confédération et les cantons recherchent des solutions pour chaque ligne; ils essayent de déterminer si les millions de francs investis peuvent être utilisés d'une manière plus efficiente. Cet examen doit être mené, notamment à cause de l'augmentation annuelle des budgets.
Je pense qu'il faut quand même considérer aussi les besoins des centres urbains, des agglomérations, que vous défendez aussi. Il faut qu'on trouve un équilibre dans le financement. C'est notre tâche d'examiner de manière sélective si dans certains cas le passage à un service de bus ou d'autres solutions seraient envisageables et seraient vraiment, au final, la meilleure option aussi bien pour les besoins de la population que sur le plan des finances.