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Couchepin Pascal · Bundesrat · 2001-09-24

Couchepin Pascal · Bundesrat · Wallis · 2001-09-24

Wortprotokoll

Les violences au Zimbabwe ont pris de l'ampleur à partir de mars 2000 lorsque le régime a poussé des militants de l'Union nationale africaine de la ZANU PF, le parti du chef de l'Etat, à occuper illégalement quelque 1700 fermes détenues en grande majorité par des fermiers blancs.

A l'échelle du pays, les 4600 fermes que le régime voudrait récupérer pour les redistribuer sans indemnisation aux fermiers noirs représentent près de 95 pour cent des superficies cultivées dans le pays. Les observateurs sont unanimes à conclure qu'il s'agit d'une manoeuvre du président Mugabe pour se maintenir au pouvoir. Ce climat de violence et de non-respect de l'Etat de droit a valu à ce pays d'être condamné à plusieurs reprises par la communauté internationale.

Depuis le début des affrontements, la Suisse, par l'entremise de son ambassade à Harare, a effectué des démarches auprès des autorités du pays et leur a fait part des préoccupations de notre gouvernement à l'égard de la détérioration de la situation au Zimbabwe. Ces démarches avaient pour but d'inciter ce pays à prendre des mesures pour rétablir l'Etat de droit et la réforme agraire conformément à un Etat de droit. Nous voulions aussi aider à ce que la liberté d'expression soit préservée, et si possible contribuer à diminuer la violence et l'intimidation. La Suisse soutient plusieurs projets, notamment dans le domaine des droits de l'homme. Elle finance un site Internet reliant les ONG zimbabwéennes et un programme de formation relatif aux droits de l'homme.

En exigeant la stricte application de l'Accord de protection des investissements en vigueur entre les deux pays, la Suisse a réussi à faire enlever de la liste des nationalisations quelques fermes appartenant à des ressortissants suisses. A l'heure actuelle, huit exploitations agricoles sont toujours menacées d'expropriation.