Bulliard-Marbach Christine · Nationalrat · 2013-06-10
Bulliard-Marbach Christine · Nationalrat · Freiburg · Fraktion CVP-EVP · 2013-06-10
Wortprotokoll
Le groupe PDC/PEV acceptera l'entrée en matière et soutient pleinement le financement de la participation de la Suisse aux nouveaux programmes-cadres de recherche de l'Union européenne pour les années 2014 à 2020.
Après le message sur l'encouragement de la recherche, de la formation et de l'innovation, que ce Parlement a voté en septembre 2012, la collaboration en matière de recherche avec l'Union européenne est une clé du succès de notre place scientifique. Car, dans la science comme dans d'autres domaines, on n'est jamais bon lorsqu'on est seul. La collaboration avec l'étranger, mais aussi la compétition avec l'étranger, sont pour la science une nécessité. Et, c'est bien naturel, les pays de l'Union européenne sont nos premiers partenaires étrangers de recherche.
Le groupe PDC/PEV rejettera donc avec force la proposition de non-entrée en matière qui nous est soumise.
Les raisons vous sont largement connues. D'abord, le retour sur investissement. Pour 1 franc envoyé à Bruxelles au titre de contribution, nos chercheurs gagnent 1,5 franc de subventions.
Ensuite, l'excellence scientifique. La Suisse est un des pays leaders de l'espace européen de la recherche. Les multiples bourses obtenues par nos chercheurs auprès du très sélectif Conseil de l'Europe, mais aussi le Human Brain Project de l'EPFL, montrent à quel point la Suisse est un leader de l'Europe de la science.
Enfin, la résolution de problèmes de société. Les programmes de recherche de l'Union européenne vont s'attaquer à des problèmes de sociétés globaux que nous ne pouvons pas régler à l'intérieur de nos frontières: la protection des ressources, les transports du futur, l'évolution démographique et la sûreté alimentaire.
Il y a un autre défi global qui nous attend: celui de la sortie du nucléaire. A ce titre, le groupe PDC/PEV est unanime pour soutenir la participation de la Suisse au programme de recherche Euratom et son éventuelle prolongation pour les années 2019/20.
Euratom comporte deux volets: l'un sur la fission de l'atome et l'autre sur la fusion de l'atome. La fusion est un processus prometteur et propre, qui nécessitera encore des décennies de recherche. Quant à la fission, le débat a déjà eu lieu: ce Parlement a adopté en 2011, après avoir décidé la sortie du nucléaire, une motion qui préserve la capacité de recherche nucléaire en Suisse. Nous en avons besoin pour maîtriser la sortie du nucléaire.
Pour conclure, j'aimerais rappeler que l'Union européenne et la Suisse collaborent à merveille dans le dossier de la formation et de la recherche. C'est un coin de ciel bleu dans un paysage plutôt sombre et nous le devons, ce coin de ciel bleu, à nos chercheuses et chercheurs, qui chaque jour essaient d'atteindre l'excellence. Nous le devons aussi à notre système, qui est très performant.
Soyons reconnaissants et soutenons l'internationalité de notre place scientifique en acceptant le financement de notre participation au nouveau programme-cadre de recherche de l'Union européenne.