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Germanier Jean-René · Nationalrat · 2012-09-19

Germanier Jean-René · Nationalrat · Wallis · FDP-Liberale Fraktion · 2012-09-19

Wortprotokoll

L'article 58, "Fruits et légumes", traite d'un secteur qui, il faut peut-être le rappeler, représente un grand nombre d'heures de travail dans notre agriculture et aussi de la valeur ajoutée, beaucoup d'investissements en capital plantes, qui coûte très cher aux gens qui s'engagent dans ce secteur-là, secteur où règne une assez forte incertitude et qui est exposé à la pression internationale. C'est donc un secteur qu'il vaut la peine de soutenir, d'autant plus que le montant des paiements directs, vu le produit brut dégagé par ce secteur des plantes pérennes est naturellement insuffisant par rapport aux prestations fournies et au produit brut du secteur agricole en général.

L'alinéa 1 prévoit que "la Confédération peut prendre des mesures destinées à la mise en valeur des fruits à noyau ou à pépins". Et par le biais de ma proposition de minorité, je demande que l'on rajoute "des baies et des produits à base de fruits et du raisin". En effet, de nombreuses surfaces de ces petits fruits ont aussi besoin quelquefois de bénéficier du soutien de la Confédération. Il s'agit à nouveau d'activités qui génèrent un grand nombre d'heures de travail. En Suisse les fraises par exemple sont cultivées sur une surface de 700 hectares, les framboises sur 400 hectares, les myrtilles et d'autres petits fruits sur 150 hectares. Ce sont autant de cultures qui exigent beaucoup de travail, tout en étant également très fragiles au niveau du marché, parfois à cause de l'état de fraîcheur requis de la marchandise. C'est pourquoi la Confédération doit également inclure les baies dans cet alinéa.

L'alinéa 2 du droit en vigueur fixe le principe que la Confédération "peut octroyer des contributions aux producteurs qui prennent des mesures conjointes destinées à adapter la production de fruits et de légumes aux besoins du marché". Cela concerne aussi le réencépagement, les possibilités d'adapter les cépages ou les variétés de fruits aux besoins du marché. Il s'agit là, de nouveau, de gros investissements. La Confédération a participé il y a quelques années à l'investissement en capital plantes fait à l'époque par les paysans, à hauteur de 15 à 20 pour cent. Et cela a vraiment permis, notamment s'agissant du chasselas, une transformation de l'encépagement en vue d'une adaptation aux besoins du marché.

Or si nous ne faisons rien, cet alinéa sera abrogé, c'est-à-dire que nous allons perdre la possibilité de soutenir les mesures destinées à adapter la production de fruits et de légumes aux besoins du marché. Je vous demande simplement de maintenir cette possibilité, aussi par rapport à la problématique du secteur viticole, à l'article 66, lequel pourrait en effet avoir des besoins sur le plan du réencépagement d'ici deux ans. Le cas échéant, des moyens pourraient être débloqués au début 2014.

Je vous remercie donc d'adopter ma proposition de minorité, en faveur d'un secteur des branches spéciales et des branches pérennes, qui mérite d'être soutenu par rapport au travail et aux investissements que cela représente.