preparatory:AB 148356
Sommaruga Carlo · Nationalrat · Genf · Sozialdemokratische Fraktion · 2012-06-04
Wortprotokoll
Au nom du groupe socialiste, je vous invite à soutenir la minorité Fehr Hans-Jürg.
Il s'agit ici d'un débat sur la diplomatie parlementaire. Si nous souhaitons que la diplomatie parlementaire, à savoir les relations qu'entretient notre Parlement vis-à-vis de l'extérieur, soit quelque chose d'essentiel dans notre travail avec les parlements d'autres pays, alors il faut aussi nous donner un cadre qui permette de mettre en oeuvre cette diplomatie. Comme cela a été dit par l'auteur de la proposition de minorité, souvent nous participons - d'ailleurs à nos frais - à des voyages dans des pays d'Afrique ou d'Europe, mais sur place nos frais de séjour sont pris en charge par le parlement qui nous accueille. Or ici, en Suisse, dans le pays qui est peut-être le plus riche par tête d'habitant, nous n'avons pas les moyens de rendre l'hospitalité aux parlementaires qui viennent nous rencontrer, qui parfois font partie de groupes d'amitié entre la Suisse et leur pays, qui parfois sont dans des groupes thématiques et viennent pour ce motif rendre des visites en Suisse. Cette situation rend vraiment insupportables les contacts que nous avons avec ces parlementaires. Comment imaginer qu'un des pays les plus riches au monde n'ait pas un parlement qui puisse couvrir un minimum des frais des parlementaires qui viennent lui rendre visite dans des groupes parlementaires?
Nous pensons donc qu'il est opportun de soutenir la proposition de la minorité Fehr Hans-Jürg. Cette proposition est extrêmement nuancée puisqu'il n'y a pas d'exigence possible; il y a simplement pour les intergroupes parlementaires la possibilité de déposer des demandes, et au cas par cas il sera décidé s'il y a une possibilité de couverture de frais - [PAGE 888] non pas de tous les frais, mais de certains frais et si c'est opportun. En d'autres termes, la proposition de la minorité Fehr Hans-Jürg, que nous soutenons, vise à donner des moyens réels à cette diplomatie parlementaire et surtout à mettre fin à cette honte que beaucoup d'entre nous dans cette salle ont connue face à des délégations parlementaires étrangères auxquelles nous ne pouvions pas offrir une hospitalité semblable à celle qui nous avait été accordée lorsque nous nous étions rendus chez eux.