Burkhalter Didier · Bundesrat · 2012-06-04
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2012-06-04
Wortprotokoll
La Suisse participe depuis 1996 au Partenariat pour la paix (PPP), une initiative qui est soutenue en commun non seulement par l'OTAN mais aussi par 22 Etats partenaires. Le PPP a pour but de consolider la paix, la démocratie et la sécurité en Europe, et de rechercher des réponses communes aux nouveaux dangers. La participation de la Suisse au PPP a été étendue par son entrée au Conseil de partenariat euro-atlantique, fondé en 1997. Le CPEA est le forum de consultation politique du PPP et il regroupe actuellement 50 pays.
Contrairement à ce qu'affirme l'auteur de la question - et il ne suffit pas d'affirmer une chose pour qu'elle soit vraie, parce qu'elle ne l'est pas -, depuis la création du PPP et du Conseil de partenariat euro-atlantique, le Conseil fédéral a été représenté à plusieurs reprises aux niveaux ministériel et même présidentiel lors de réunions des pays membres de l'OTAN avec des pays partenaires. La dernière fois, c'était en 2008 à Bucarest par le président de la Confédération.
La Suisse a été invitée à une réunion des 28 pays membres de l'OTAN avec 13 pays partenaires, y compris plusieurs pays neutres et non alignés. La réunion s'est tenue à Chicago le 21 mai dernier. Elle a été l'occasion de discuter avec d'autres pays des défis futurs pour la sécurité internationale et des moyens de les affronter. Elle a permis à la Suisse de mettre en évidence ses contributions à la sécurité régionale et internationale.
La stratégie de politique étrangère de la Suisse pour les années 2012 à 2015 accorde une place importante à l'engagement de notre pays en faveur de la stabilité en Europe, dans les régions limitrophes de celle-ci et dans le reste du monde, où il y a des régions fragiles. Notre engagement repose en particulier sur la coopération internationale - dont on parlera tout à l'heure -, sur les activités en faveur de la promotion de la paix et également du respect des droits de l'homme, de l'Etat de droit et de la sécurité internationale.
La réunion du 21 mai dernier a été une excellente occasion de présenter nos priorités et nos valeurs. La Suisse a ainsi appelé les Etats présents à se joindre à ses efforts afin [PAGE 869] d'améliorer le respect du droit international humanitaire. Elle a aussi plaidé pour le désarmement nucléaire de tous les Etats et pour la création d'une zone libre d'armes de destruction massive au Moyen-Orient. Elle a également présenté son engagement au Kosovo où elle participe à la KFOR depuis 1999, en Afrique du Nord où elle s'engage en faveur du développement, de la démocratie et des droits de l'homme et également en Afghanistan, où elle s'engage notamment pour la promotion de la gouvernance et du développement économique et social. Le texte de la déclaration suisse peut d'ailleurs être consulté in extenso, dès le premier jour du sommet, sur le site Internet de la Confédération.
La collaboration internationale en matière de sécurité s'inscrit dans le cadre de la neutralité. Elle permet d'améliorer la sécurité de la Suisse et de ses habitants, qui dépend notamment de la sécurité et de la stabilité du continent européen. Ce faisant, cette collaboration permet de répondre au mandat constitutionnel qui est attribué à la politique extérieure de la Suisse qui doit viser à assurer la sécurité du pays, de même d'ailleurs que la future présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe que nous assurerons en 2014.