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Savary Géraldine · Ständerat · 2014-06-16

Savary Géraldine · Ständerat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2014-06-16

Wortprotokoll

J'ai un certain nombre de rapports à faire aujourd'hui. Je sais qu'il y a un match important et vous promets de ne pas parler trop longtemps afin que les uns et les autres puissent profiter de ce moment sportif.

Ici, on ne parle pas de football mais du mandat des écoles polytechniques fédérales en Suisse. La Commission de la science, de l'éducation et de la culture a consacré une partie de sa séance du mois de mai à la prise de connaissance du rapport concernant le mandat de prestations 2008-2011/12, en présence du président du Conseil des écoles polytechniques fédérales, Monsieur Fritz Schiesser, notre ancien collègue au Conseil des Etats. Nous avons pris connaissance des excellents résultats de nos écoles polytechniques, en particulier sur trois points.

Premièrement, le nombre d'étudiantes et d'étudiants ne cesse d'augmenter, ce qui témoigne de l'attractivité des écoles polytechniques fédérales dans l'espace de formation national et international. Ainsi, en 2012, on comptait environ 30 000 inscrits, soit une augmentation globale de 5,7 pour cent. Un ralentissement est certes perceptible à Zurich. A Lausanne, l'augmentation atteint un record de 10,2 pour cent.

Le deuxième point positif du rapport concerne le fait que les écoles polytechniques fédérales se hissent aux meilleures places des classements académiques d'institutions, en particulier des écoles d'ingénieurs. Selon le rapport, l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich confirme sa position de meilleure école d'Europe continentale tandis que l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne gagne chaque année des places dans la plupart des palmarès.

La qualité de la formation et de la recherche dans nos hautes écoles est ainsi clairement et internationalement reconnue.

Troisième point positif: le transfert de technologies a bien fonctionné, ce qui s'est traduit par une forte augmentation des recettes provenant de l'encouragement de la recherche par la CTI. La politique de lutte contre le franc fort et l'attribution de moyens supplémentaires à la CTI ont permis aux écoles polytechniques fédérales d'obtenir une partie des contributions financières allouées sur concours par la CTI.

Restent enfin de lancinants problèmes que les écoles polytechniques fédérales n'ont toujours pas résolus et que les membres de la commission ont relevés: l'augmentation du nombre d'étudiants dans les domaines MINT, les domaines techniques, ne se concrétise pas, tout comme celle des femmes, malgré des politiques actives dans les deux écoles en la matière. La hausse modeste du taux d'encadrement n'épouse pas celle du nombre d'étudiants - c'est le deuxième point critique - et, du coup, la crainte est vive que la qualité de l'enseignement n'en soit prétéritée.

Malgré ces inquiétudes formulées par certains membres de la commission, nous avons approuvé ce rapport à l'unanimité et, évidemment, je vous invite à faire de même.