Burkhalter Didier · Bundesrat · 2014-09-15
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2014-09-15
Wortprotokoll
Tout d'abord, je salue votre proposition raisonnable. Mais j'aimerais vous dire qu'elle n'est en tout cas pas possible pour l'aide humanitaire. Celle-ci a aussi des critères, mais les seuls qu'elle connaisse concernent la possibilité d'accéder aux personnes qui ont besoin d'aide. On ne va pas commencer à dire: "On accorde l'aide humanitaire à des personnes qui sont dans un besoin total de la recevoir, seulement si ..." On ne peut pas faire cela. Pour les projets d'aide au développement, on peut imaginer en effet de les inscrire dans un partenariat global, mais on n'a pas du tout besoin pour cela de votre motion, parce qu'elle demande justement d'aller plus loin, soit de les lier totalement, d'établir une conditionnalité stricte, alors que nous, nous sommes en faveur d'une conditionnalité positive. Nous vous demandons d'accepter d'aller dans le sens de ce que vous venez de dire, qui est différent, à savoir de poursuivre avec des partenariats clairement définis - ce qui est d'ailleurs fait avec toute une série de pays. Vous avez notamment cité comme exemple le Maroc, qui n'est pas un exemple de réussite, je le reconnais. Je suis allé sur place, nous avons obtenu une partie de ce que nous voulions, mais pas tout. Alors nous continuons les discussions, chose difficile avec le Maroc. Mais il y a le Nigeria, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Kosovo ou la Tunisie, pays pour lesquels la stratégie du Conseil fédéral, soutenue par la majorité du Parlement jusqu'ici, a fait ses preuves.
Je vous demande par conséquent de maintenir cette stratégie et de rejeter cette motion.