Nidegger Yves · Nationalrat · 2014-11-27
Nidegger Yves · Nationalrat · Genf · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2014-11-27
Wortprotokoll
Les recommandations du GAFI ne sont pas, je l'ai déjà dit, des normes impératives. Et même si elles l'étaient, il y a deux attitudes possibles face à une règle: en faire un copier-coller le plus obtus et le plus mécanique possible, en ignorant le but de la règle; en chercher une application intelligente qui vise à ce que le but et non pas la lettre soit réalisé. L'option proposée par la majorité est celle de l'approche obtuse qui consiste à s'aligner sur la lettre du texte sans intérêt pour le but poursuivi.
Cela a déjà été indiqué, les parlementaires fédéraux de milice que nous sommes ne touchent pas d'argent et n'ont pas le pouvoir de déterminer des investissements qui pourraient faire de nous des gens plus susceptibles d'être corrompus ou de se servir dans la caisse que la moyenne des citoyens. Il n'y a donc pas de nécessité, sinon par symétrie abstraite et recherche tout aussi abstraite du principe d'égalité sans intérêt pour les conséquences concrètes, de mettre dans la liste les conseillers nationaux et les conseillers aux Etats.
Je vous recommande donc, puisque quand une règle est inutile, elle ne doit pas être adoptée, de soutenir la proposition de la minorité Merlini, qui est empreinte de bon sens à ce sujet.
Je suis propriétaire d'une maison en France et j'y ai ouvert un compte qui me sert à payer ma facture de gaz. En tant que parlementaire étranger, selon le droit français, je fais l'objet, pour ma facture de gaz de quelques dizaines d'euros, d'un examen attentif de la part de mon banquier. J'aimerais éviter cela à nous autres en empêchant de voir cette règle absurde se généraliser sans raison.
Je vous remercie de soutenir la proposition de la minorité Merlini.