Burkhalter Didier · Bundesrat · 2011-12-19
Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2011-12-19
Wortprotokoll
J'espère que vous admettrez que je ne vous réponde pas en romanche, car je dois avouer que j'aurais quelque peine à le faire. Néanmoins, nous apprécions la problématique de la même manière que vous et nous approuvons ce qui a été dit au nom de la commission, essentiellement parce que notre pays est fondé sur le respect de ses différences culturelles et linguistiques - même si je ne suis en effet pas sûr que nous parlions tous couramment le romanche - et que ce respect est indissociable de la vie de notre pays.
Je ne reviens pas sur les différents éléments exposés et je vais directement au but. L'offre actuelle en matière d'enseignement universitaire du romanche est suffisante, mais quel est l'avenir? La question se pose en effet. Est-ce que cela durera? Il y aura bientôt un départ à la retraite et il se peut qu'il y ait des problèmes. C'est pourquoi nous estimons que cette motion doit être acceptée, que le maintien d'une offre universitaire appropriée d'enseignement du romanche doit être considéré comme une tâche commune de la Confédération et des cantons et que nous sommes prêts à jouer un rôle de coordination en la matière. J'ajoute que la loi fédérale sur l'encouragement des hautes écoles et la coordination dans le domaine suisse des hautes écoles, que vous venez de voter il y a quelques mois, prévoit expressément la possibilité de promouvoir le plurilinguisme dans le domaine des langues nationales par le biais des contributions liées à des projets. La décision appartient à ce nouvel organe, qui n'est pas encore en fonction mais qui le sera un jour, soit à la Conférence suisse des hautes écoles, l'organe commun de la Confédération et des cantons.
C'est dans cet esprit-là, à savoir que c'est une tâche commune et de coordination par la Confédération, que nous vous proposons, nous aussi, d'accepter la motion.